Rétrocampagne: Je sais trop bien comme il est facile de “refaire le match” une fois le résultat connu. Aussi ne puis je que recommander à tous la plus grande prudence dans les analyses et surtout d’éviter les attaques personnelles..
Pour autant, cela ne doit pas nous freiner dans le débat nécessaire.
Militant éloigné mais néanmoins attentif des affaires paimpolaises, j’ai à ma façon participé à la campagne par une joute de 4 mois sur le site du Télégramme.
Plusieurs points m’ont surpris:
- une certaine impréparation de la campagne , ceci étant d’autant plus étonnant que nous avions eu 7 ans pour la penser.
- la cassure de la dynamique ” ensemble pour Paimpol”, lors de la rupture avec lePC et “Gauche citoyenne”. Une brèche était ouverte, ou se sont engouffrés , l’opposition( normal), la presse, de très nombreux paimpolais indécis, et même des proches de notre camp.
- un manque de réactivité sur le terrain face à l’offensive tout azimut de JYDC.
- une illusion du rapport de force /droite gauche sur la ville…
Aujourdhui, une urgence , resserer les liens et engager une réflexion de fond , non dogmatique sur la meilleure façon de réagir et de de s’opposer.
Communiqué de presse de Yves le Calvez PC Paimpol, Presse d’Armor 02/04/08
« Dans la vie, il n’ y a pas de solution, il y a des forces en marche : il faut créer et les solutions suivent » A.de Saint Exupéry.
Une nouvelle équipe municipale est en place à Paimpol, après une parenthèse de 7 ans, ponctuée de luttes stériles pour le pouvoir et de mépris pour les habitants dont la cité n’a été respectée ni de l’intérieur ni de l’extérieur.
Le déménagement du territoire a durement fonctionné puisque les services de proximité qui font l’égalité et la cohésion sociale ont été fragilisés : La maternité, l’hôpital, des écoles, les mairies, la Poste, le tribunal d’instance, les services de l’emploi… ont souffert et se sont rétrécis comme peau de chagrin ou ont été supprimés avec la complicité de la droite locale.
Celle-ci s’est fait l’artisan de la casse de l’emploi en même temps que du code du travail, démolissant du même coup la mixité sociale indispensable du territoire et provoquant le départ de 300 habitants durant le mandat.
Cette page est tourné et une autre reste a écrire ? Nous avions pour notre part l’ambition de doter la ville d’une autre mentalité, de la faire porteuse de valeurs laïques, républicaines, citoyennes et respectueuse des autres. De quelque quartier ou condition sociale que l’on soit. De faire qu’elle soit profondément attachante, solidaire et amoureuse de ses racines.
L’enjeu était double dans cette élection : sanctionner la droite nationale responsable de l’appauvrissement de la population, vérifiable tous les jours au niveau du budget du ménage : sanctionner la droite locale qui relayait avec zèle tous les aspects négatif du plan logement, du pouvoir d’achat et des conditions de vie au quotidien. (…)
Il ne peut dont être question de réduire l’élection municipale à sa seule dimension locale. Ce qui peut expliquer que des divergences existent entre les listes, les hommes et les programmes.
La gauche unie avait des atouts pour parvenir à redresser la situation mais elle s’est mis des bâtons dans les roues ou tiré une balle dans le pied au choix, et le résultat est décevant. Combien faudra- t il d’expériences de ce genre pour comprendre que l’ostracisme, l’anticommunisme car nous sommes là au cœur du sujet sans doute, profite aux adversaires ?
Pour la liste de la Gauche citoyenne pour Paimpol, l’enjeu était de redonner du souffle à la ville comme à la communauté de communes, de luis donner de la force, de la crédibilité pour qu’elle rayonne et compte dans les choix d’orientation et d’aménagement du territoire.
A notre sens, elle pouvait réussir, mais unie. Désunie, elle s’exposait aux plus graves conséquences.
Les attentes demeurent immenses. Il nous faut recoudre le tissu social et reconstruire la perspective pour rendre la ville à ses habitants. De Gravelodic à Malabry en passant par la corne de la Gare où il convient de reprendre la main.
Ce ne sera pas forcément facile car, apparemment, la démocratie est un art difficile.
Tant qu’ a faire des citations, j’aime autant, du même auteur: Si tu veux construire un bateau, ne rassemble pas des hommes pour aller chercher du bois, préparer des outils, répartir les tâches, alléger le travail mais enseigne aux gens la nostalgie de l’infini de la mer.
–> Partager un projet est bien plus efficace que de se partager les tâches, les places, les rôles, les bons points
enfin une initiative qui se veut constructive…
je vais donc rajouter ma pierre à l’édificication de cette réflexion en gardant ma place de non-encarté mais tout de même relativement initié.
tout d’abord, pourquoi je ne suis pâs encarté; je pourrai effectivement me retrouver dans les valeurs que portent la LCR, le PC, le PS, l’UDB ou les verts, je suis profondément attaché à la défense des cultures régionales et à la richesse de leur diversité,j’en veux pour preuve le fait que mes enfants soient scolarisés en filière bilingue publique.je suis tout aussi attaché à l’écologie comme étant un enjeu mais aussi et surtout un vecteur de dévelopement dans une logique d’éconologie.
il n’en reste cependant pas moins et je rejoins en cela l’analyse de Laurence RHIEL,(comme quoi cela peut m’arriver d’être d’accord avec les socialistes,rire…) que je tiens par dessus tout à mon indépendance et à la liberté que cette situation donne de ne pas rentrer dans des logiques de positionnement personnel de prise de pouvoir au sein d’une structure de parti.
les responsables de parti qui ne sont au départ que des porte parole ont depuis de longues années et ces derniers mois aussi pris la parole au nom de tous leurs collègues pour n’exprimer que leur parole propre.je me doute bien que cette phrase va provoquer un tolé général mais je veux la préciser en y joignant un exemple précis en relation directe avec ce qui s’est passé pendant la campagne entre les deux tours.
les deux listes de gauche se sont rencontrées au soir du lundi pour discuter de la possibilité d’un accord.concernant la liste gauche citoyenne, nous nous étions réunis le jeudi précédent afin d’envisager les différentes situations possibles et déterminer notre position dans chacun des cas de figure. nous avons ensuite désigné des représentants qui devraient mener à bien les débats pour répondre aux objectifs que nous avions fixés tous ensemble.tout s’est fait dans la plus grande transparence.Qu’en est il de la liste ensemble pour paimpol,qui était au courant de la rencontre du lundi soir? qui était au courant de la réunion du mardi midi? qui a pris la décision de ne pas trouver d’accord?cette décision a-t-elle été collégiale ou n’est-elle que le fruit de la réflexion de quelques incontournables?
en disant cela mon ambition n’est pas de montrer du doigt telle ou telle personne mais simplement de dire que ces modes de fonctionnement qui relèvent de l’avant garde éclairée plus que de l’expression démocratique sont dépassés et qu’il faut, pour renouer avec la population, faire la preuve d’un véritable changement dans la facon de faire de la politique.
cela commence à mon avis dès le début de la mise en place de la liste.on ne peut plus aujourd’hui, bâtir un projet en commencant par constituer un comité de pilotage qui passe des semaines à se répartir les postes, qui décide de qui va être convié aux consultations programatiques,qui s’insurge dès que quelqu’un franchit la ligne du fonctionnement qui a été défini et qui bien que revendiquant une liste d’opinion, ne laisse de place en son sein qu’aux représentants des formations politiques(loïc mis a part).
Il ne s’agit pas de flatter mon égo mais, une partie du problème se trouve peut-être dans la réponse à cette simple question: Qu’est-ce qui a fait,alors que tout le monde n’a eu de cesse de le regretter, que je n’ai pas pu avoir de place sur cette liste?
je m’arrête là pour aujourd’hui en espérant que ce travail de réflexion permettra de déboucher sur l’élaboration d’une équipe et d’un projet nouveau pour paimpol.
Bienvenu Anthony,
et merci d’apporter ta pierre à ce blog,
pour ma part si je me suis encartée c’est non seulement parce que j’ai toujours eu une sensibilité nettement à gauche, mais du fait de l’aggravation de la politique ultra libérale “à la Tatcher” qui se traduit par la dérégulation des services publics : les rails à RFF les voyageurs à la SNCF, la médecine et la gériatrie au public, la chirurgie programmée au privé… Et je voudrais bien qu’on m’explique comment il peut y avoir licenciement par consentement mutuel compte tenu de l’inégalité de pouvoir entre employeur et employé.
Quant à la campagne Paimpolaise, je n’y reviendrais pas parce que j’étais vraiment trop novice en la matière, mais j’ai regretté que les partis (qui ont des défauts, certes!) soient mis en causes à travers les personnes, en ce qui me concerne c’est le débat d’idée qui m’intéresse, et nous avons du boulot !
Peut-on faire de la politique autrement ? Voilà un vrai débat !
Bienvenue Anthony et merci pour ce commentaire riche en questionnement, et en prise de position dans l’esprit de ce qu”est ce blog.
Si nous avons du mal à définir son rôle, on peut dire ce qu’il n’est pas, ou ne doit pas être : un point de convergence de la pensée unique.
je reviendrai sans doute comme d’autres, tenter d’apporter des informations, peut-être des éléments de réponse? (sur le cartage, étant moi-même au PS, parti avec lequel tu es ponctuellement d’accord.:)
Ta dernière question mérite effectivement qu’elle ne reste pas sans réponse. Il faut tordre le cou aux idées toutes faites… (rien à voir avec la minerve…)
A bientôt sans doute.
Je n’ai pas, loin s’en faut, toutes les réponses aux questions que pose Anthony. Quelques précisions quand même, par rapport au second tour. Il n’est pas exact de dire ou de croire que la décision de ne pas fusionner avec la seconde liste de gauche a été prise par les quelques personnes qui ont participé à la (aux)rencontre(s). Le débat avait eu lieu en réunion de liste et les membres présents étaient globalement d’accord pour dire qu’il était préférable de conserver la liste en l’état pour le second tour. Question de cohérence.
Constituer une liste n’est pas facile. Fusionner deux listes n’est pas plus évident. Et l’expérience montre qu’une fusion, si on veut qu’elle réussisse, doit avoir été prévue et préparée à l’avance, ce qui n’était pas le cas. La négociation aurait dû avoir lieu, éventuellement, avant le premier tour… En tout état de cause, une fusion n’aurait pas modifié le résultat…
Il n’est pas exact non plus de dire qu’il n’y avait sur la liste Ensemble pour Paimpol QUE des encartés, hormis Loïc. Il y avait exactement treize encartés sur la liste conduite par Loïc et donc seize qui ne l’étaient pas. Aujourd’hui, dans la minorité, il y a trois encartés et deux qui ne le sont pas.
Anthony, tu nous expliques pourquoi tu n’es pas encarté. Tu tiens, dis-tu, à garder ton indépendance, ta liberté. Sous-entendu : ceux qui ont une carte ne sont pas libres, ou indépendants. Détrompe-toi, ils le sont tout autant que toi. Libres d’adhérer ou de ne pas le faire, tout d’abord. Libres de quitter le parti dont ils sont membres, ensuite (j’ai des exemples…). Adhérer à un parti, ce n’est pas (forcément) en prendre pour perpète ! On adhère quand on est d’accord, globalement. Quand on ne l’est plus, ou quand la part des désaccords devient trop importante, insupportable, on s’en va, ce n’est guère plus compliqué que cela… Faire le choix d’adhérer à un parti, c’est d’abord faire le choix d’une certaine efficacité (attention, je n’ai pas dit efficacité certaine…) : on est plus fort à plusieurs qu’isolé. Un parti, c’est un outil, ni plus ni moins.
Mais au fond, qu’est-ce donc que le Collectif Citoyen, sinon un (micro)parti ? Il tient des réunions, il a des portes parole, des représentants “incontournables”, une avant-garde évidemment éclairée, il s’exprime par tribunes libres et va même jusqu’à se présenter aux élections. Je suis prêt à parier que l’on pourra y rencontrer un de ces jours “des logiques de positionnement personnel de prise de pouvoir”. Au fond, la différence, c’est juste une question d’échelle…
Pour le Collectif Citoyen je dirais plutôt un “protoparti” (à l’image d’une protoétoile, cet embryon d’étoile), tous les partis ce sont constitués de cette manière. Au cours de leur croissance ils ont développé des stratégies pour conquérir une audience électorale, et donc faire valoir leurs idées.
Certains ce sont institutionnalisés avec le risque de se couper de leur base avec le temps.
J’ajouterais que le fait de s’encarter relève de la liberté individuelle la plus élémentaire et comme le dit Pierre n’empêche pas le libre arbitre. Par contre faire une différence entre les encartés et les autres avant même de juger de leurs idées et de leur compétences frise la discrimination.
Je parlerai du cartage un autre jour.
Tu écris, à propos de l’entre deux tours :”qui a pris la décision de ne pas trouver d’accord?cette décision a-t-elle été collégiale ou n’est-elle que le fruit de la réflexion de quelques incontournables?” Pour compléter les éléments de réponses déjà fournis par Pierre, je peux juste confirmer, que cette décision portée par loïc était le reflet de la décision collégiale. A ne pas avoir su trouver une solution avant le premier tour, bien avant (il est inimaginable dans le contexte Paimpolais penser partir en campagne, et ne pas avoir bati sa liste 2 mois avant le premier tour) nous nous sommes condamné à maintenir une position, qui excluait quasi de fait toute possibiloté d’accord ultérieur. Cette position fut d’alleurs renforcée par le vote du premier tour, qui annoncait déja la victoire de JYDC, et dont la réthorique était (à tort ou a raison, peu importe, l’histoire retiendra seulement qu’il vire en tête avec une marge confortable), pas de calcul de parti, pas d’arbitrage d’appareil. Une élection se gagnant sur sa base (en gros 30 + 10 , le compte y es) + les autres, se sont les autres que nous n’avons pas su convaincre. (Ca n’est pas là, l’unique raison bien évidemment). Je te retourne donc la question : Penses tu que si nous avions, entre les deux tours, modifiés la configuration de liste, nous aurions amené a voter pour nous, massivement, des personnes qui ont voté pour JYDC au second tour ?
Perso, j’en doute, et je rejoins PM quand il dit “La négociation aurait dû avoir lieu, éventuellement, avant le premier tour… En tout état de cause, une fusion n’aurait pas modifié le résultat”. Au delà, on peut toujours refaire le match et se dire, perdu pour perdu, mettons y les formes, fusionnons,…. D’ailleurs, notre dernier communiqué du vendredi avant le second tour, se concluait par :”battre la droite.. etc etc”. Nous avons fait le plein des voix de gauche ou presque.
Pourquoi être carté, ou s’encarté en effet? Je ne sais pas si je l’ai déjà dit, mais qu’est ce que je déteste ce terme. A une consonne prés, et c’est un torrent de crème fraîche sur le visage que l’on risque. Quand les entarteurs seront ils donc cartés?
Je suis carté donc, car je pense que c’est efficace (je suis au PS pour d’autres raisons bien sur). C’est efficace, parce qu’organisé. C’est efficace, parce que, au delà de proposer des projets, de réfléchir au monde qui nous entoure, de se révolter ou au contraire de s’emballer,… cette organisation se soumet au suffrages des concitoyens, qui sanctionnent ses bonnes propositions (ou pas), son bon exercice du pouvoir (ou pas)… C’est efficace, car de temps à autres donc, un parti peut passer de la parole aux actes (si tant est, que le peuple le veuille, et que la parti se propose)
Bref, le parti, c’est aussi un des ingrédients du bon fonctionnement d’une démocratie.
Une fois carté, nous ne sommes plus libre ? Faux, libre de rendre sa carte. Mais, les nuances existent. Quitter un parti parce qu’on n’est pas d’accord sur la teinte du logo, reviendrait à se fâcher avec ses meilleurs amis parce que les pistaches de l’apéro n’étaient pas décortiquées.
Quand au possible tollé soulevé par le fait que certains confondent “servir la parole” et “se servir de la parole”, il n’est pas inutile de rappeler, qu’un parti, se sont des hommes, des femmes. Prendre une carte, ne les rends pas plus vertueux. Mais cela ne les rend pas plus vicieux.
De fait, provoquer un tollé, reviendrait à considérer que les “hommes politique” ne sont pas des hommes comme les autres. Ce que je récuse. Et ce n’est pas de la tarte à la crème.
C’est vrai Pierre, mais a y regarder de près l’affaire était mal engagée. 12 femmes sur les 42 titulaires ca laisse peu de chance. Encore que, si il avait fallu choisir parmi les suppléantes, à raison de 9 sur 20 (on atteint presque la parité), on eut pu espérer une configuration différente.
Le syndicat de voirie de Tréguier a fait encore mieux : aucune femme déléguée !!! (sur une quarantaine d’élus délégués au total). Ainsi, ils n’ont pas eu à se poser trop de questions sur la parité au sein du bureau !!!
Eric, tu es cruel de faire remarquer qu’on atteint presque la parité …chez les suppléants. Le constat est encore pire…
Pour Eric.J’avais établi un constat suite à l’échec aux municipales, mettant en avant, entre autres, mais tout de même bien placé, le vieillisseent de la population paimpolaise, mais surtout le retour des retraités qui, dans les années 60, avaient quitté leur bretagne,faute d’emploi, et, malheureusement, le problème est toujours là, ces retraités votant clairement à drote du fait de situations bien installées dans leurs régions d’accueuil. Tu m’avais répondu que ce n’&tait pas le critère déterminant et que j’avais tort de penser cela. Je suis content aujourd’hui d’avoir entendu un homme connu, écrivain, qui tire les mêmes enseignements de ce vieillissement de nos concitoyens. Il s’agit d’Emmanuel TOD (je pense que cela ne s’écrit pas ainsi) qui, ce mercredi matin 10/12/08, déclare au micro de France Inter dont il était l’invité de Nicolas DEMORANT à 08h30, je cite :”la droite assure son pouvoir en s’appuyant sur le vieillissement de la population ect….) et si j’ai bien compris, ce Monsieur n’est pas un homme de droite, il a d’ailleurs, à mon avis, un peu dérapé en ce qui concerne Nicolas Sarkosy et son gouvenement en le qualifiant de, je cite toujours “régime totalitaire”. Voila, ce n’était qu’une petite piqure de rappel. Claude.
Rétrocampagne: Je sais trop bien comme il est facile de “refaire le match” une fois le résultat connu. Aussi ne puis je que recommander à tous la plus grande prudence dans les analyses et surtout d’éviter les attaques personnelles..
Pour autant, cela ne doit pas nous freiner dans le débat nécessaire.
Militant éloigné mais néanmoins attentif des affaires paimpolaises, j’ai à ma façon participé à la campagne par une joute de 4 mois sur le site du Télégramme.
Plusieurs points m’ont surpris:
- une certaine impréparation de la campagne , ceci étant d’autant plus étonnant que nous avions eu 7 ans pour la penser.
- la cassure de la dynamique ” ensemble pour Paimpol”, lors de la rupture avec lePC et “Gauche citoyenne”. Une brèche était ouverte, ou se sont engouffrés , l’opposition( normal), la presse, de très nombreux paimpolais indécis, et même des proches de notre camp.
- un manque de réactivité sur le terrain face à l’offensive tout azimut de JYDC.
- une illusion du rapport de force /droite gauche sur la ville…
Aujourdhui, une urgence , resserer les liens et engager une réflexion de fond , non dogmatique sur la meilleure façon de réagir et de de s’opposer.
Communiqué de presse de Yves le Calvez PC Paimpol, Presse d’Armor 02/04/08
« Dans la vie, il n’ y a pas de solution, il y a des forces en marche : il faut créer et les solutions suivent » A.de Saint Exupéry.
Une nouvelle équipe municipale est en place à Paimpol, après une parenthèse de 7 ans, ponctuée de luttes stériles pour le pouvoir et de mépris pour les habitants dont la cité n’a été respectée ni de l’intérieur ni de l’extérieur.
Le déménagement du territoire a durement fonctionné puisque les services de proximité qui font l’égalité et la cohésion sociale ont été fragilisés : La maternité, l’hôpital, des écoles, les mairies, la Poste, le tribunal d’instance, les services de l’emploi… ont souffert et se sont rétrécis comme peau de chagrin ou ont été supprimés avec la complicité de la droite locale.
Celle-ci s’est fait l’artisan de la casse de l’emploi en même temps que du code du travail, démolissant du même coup la mixité sociale indispensable du territoire et provoquant le départ de 300 habitants durant le mandat.
Cette page est tourné et une autre reste a écrire ? Nous avions pour notre part l’ambition de doter la ville d’une autre mentalité, de la faire porteuse de valeurs laïques, républicaines, citoyennes et respectueuse des autres. De quelque quartier ou condition sociale que l’on soit. De faire qu’elle soit profondément attachante, solidaire et amoureuse de ses racines.
L’enjeu était double dans cette élection : sanctionner la droite nationale responsable de l’appauvrissement de la population, vérifiable tous les jours au niveau du budget du ménage : sanctionner la droite locale qui relayait avec zèle tous les aspects négatif du plan logement, du pouvoir d’achat et des conditions de vie au quotidien. (…)
Il ne peut dont être question de réduire l’élection municipale à sa seule dimension locale. Ce qui peut expliquer que des divergences existent entre les listes, les hommes et les programmes.
La gauche unie avait des atouts pour parvenir à redresser la situation mais elle s’est mis des bâtons dans les roues ou tiré une balle dans le pied au choix, et le résultat est décevant. Combien faudra- t il d’expériences de ce genre pour comprendre que l’ostracisme, l’anticommunisme car nous sommes là au cœur du sujet sans doute, profite aux adversaires ?
Pour la liste de la Gauche citoyenne pour Paimpol, l’enjeu était de redonner du souffle à la ville comme à la communauté de communes, de luis donner de la force, de la crédibilité pour qu’elle rayonne et compte dans les choix d’orientation et d’aménagement du territoire.
A notre sens, elle pouvait réussir, mais unie. Désunie, elle s’exposait aux plus graves conséquences.
Les attentes demeurent immenses. Il nous faut recoudre le tissu social et reconstruire la perspective pour rendre la ville à ses habitants. De Gravelodic à Malabry en passant par la corne de la Gare où il convient de reprendre la main.
Ce ne sera pas forcément facile car, apparemment, la démocratie est un art difficile.
Yves le Calvez
PC Paimpol
Tant qu’ a faire des citations, j’aime autant, du même auteur: Si tu veux construire un bateau, ne rassemble pas des hommes pour aller chercher du bois, préparer des outils, répartir les tâches, alléger le travail mais enseigne aux gens la nostalgie de l’infini de la mer.
–> Partager un projet est bien plus efficace que de se partager les tâches, les places, les rôles, les bons points
enfin une initiative qui se veut constructive…
je vais donc rajouter ma pierre à l’édificication de cette réflexion en gardant ma place de non-encarté mais tout de même relativement initié.
tout d’abord, pourquoi je ne suis pâs encarté; je pourrai effectivement me retrouver dans les valeurs que portent la LCR, le PC, le PS, l’UDB ou les verts, je suis profondément attaché à la défense des cultures régionales et à la richesse de leur diversité,j’en veux pour preuve le fait que mes enfants soient scolarisés en filière bilingue publique.je suis tout aussi attaché à l’écologie comme étant un enjeu mais aussi et surtout un vecteur de dévelopement dans une logique d’éconologie.
il n’en reste cependant pas moins et je rejoins en cela l’analyse de Laurence RHIEL,(comme quoi cela peut m’arriver d’être d’accord avec les socialistes,rire…) que je tiens par dessus tout à mon indépendance et à la liberté que cette situation donne de ne pas rentrer dans des logiques de positionnement personnel de prise de pouvoir au sein d’une structure de parti.
les responsables de parti qui ne sont au départ que des porte parole ont depuis de longues années et ces derniers mois aussi pris la parole au nom de tous leurs collègues pour n’exprimer que leur parole propre.je me doute bien que cette phrase va provoquer un tolé général mais je veux la préciser en y joignant un exemple précis en relation directe avec ce qui s’est passé pendant la campagne entre les deux tours.
les deux listes de gauche se sont rencontrées au soir du lundi pour discuter de la possibilité d’un accord.concernant la liste gauche citoyenne, nous nous étions réunis le jeudi précédent afin d’envisager les différentes situations possibles et déterminer notre position dans chacun des cas de figure. nous avons ensuite désigné des représentants qui devraient mener à bien les débats pour répondre aux objectifs que nous avions fixés tous ensemble.tout s’est fait dans la plus grande transparence.Qu’en est il de la liste ensemble pour paimpol,qui était au courant de la rencontre du lundi soir? qui était au courant de la réunion du mardi midi? qui a pris la décision de ne pas trouver d’accord?cette décision a-t-elle été collégiale ou n’est-elle que le fruit de la réflexion de quelques incontournables?
en disant cela mon ambition n’est pas de montrer du doigt telle ou telle personne mais simplement de dire que ces modes de fonctionnement qui relèvent de l’avant garde éclairée plus que de l’expression démocratique sont dépassés et qu’il faut, pour renouer avec la population, faire la preuve d’un véritable changement dans la facon de faire de la politique.
cela commence à mon avis dès le début de la mise en place de la liste.on ne peut plus aujourd’hui, bâtir un projet en commencant par constituer un comité de pilotage qui passe des semaines à se répartir les postes, qui décide de qui va être convié aux consultations programatiques,qui s’insurge dès que quelqu’un franchit la ligne du fonctionnement qui a été défini et qui bien que revendiquant une liste d’opinion, ne laisse de place en son sein qu’aux représentants des formations politiques(loïc mis a part).
Il ne s’agit pas de flatter mon égo mais, une partie du problème se trouve peut-être dans la réponse à cette simple question: Qu’est-ce qui a fait,alors que tout le monde n’a eu de cesse de le regretter, que je n’ai pas pu avoir de place sur cette liste?
je m’arrête là pour aujourd’hui en espérant que ce travail de réflexion permettra de déboucher sur l’élaboration d’une équipe et d’un projet nouveau pour paimpol.
Bienvenu Anthony,
et merci d’apporter ta pierre à ce blog,
pour ma part si je me suis encartée c’est non seulement parce que j’ai toujours eu une sensibilité nettement à gauche, mais du fait de l’aggravation de la politique ultra libérale “à la Tatcher” qui se traduit par la dérégulation des services publics : les rails à RFF les voyageurs à la SNCF, la médecine et la gériatrie au public, la chirurgie programmée au privé… Et je voudrais bien qu’on m’explique comment il peut y avoir licenciement par consentement mutuel compte tenu de l’inégalité de pouvoir entre employeur et employé.
Quant à la campagne Paimpolaise, je n’y reviendrais pas parce que j’étais vraiment trop novice en la matière, mais j’ai regretté que les partis (qui ont des défauts, certes!) soient mis en causes à travers les personnes, en ce qui me concerne c’est le débat d’idée qui m’intéresse, et nous avons du boulot !
Peut-on faire de la politique autrement ? Voilà un vrai débat !
Bienvenue Anthony et merci pour ce commentaire riche en questionnement, et en prise de position dans l’esprit de ce qu”est ce blog.
Si nous avons du mal à définir son rôle, on peut dire ce qu’il n’est pas, ou ne doit pas être : un point de convergence de la pensée unique.
je reviendrai sans doute comme d’autres, tenter d’apporter des informations, peut-être des éléments de réponse? (sur le cartage, étant moi-même au PS, parti avec lequel tu es ponctuellement d’accord.:)
Ta dernière question mérite effectivement qu’elle ne reste pas sans réponse. Il faut tordre le cou aux idées toutes faites… (rien à voir avec la minerve…)
A bientôt sans doute.
Je n’ai pas, loin s’en faut, toutes les réponses aux questions que pose Anthony. Quelques précisions quand même, par rapport au second tour. Il n’est pas exact de dire ou de croire que la décision de ne pas fusionner avec la seconde liste de gauche a été prise par les quelques personnes qui ont participé à la (aux)rencontre(s). Le débat avait eu lieu en réunion de liste et les membres présents étaient globalement d’accord pour dire qu’il était préférable de conserver la liste en l’état pour le second tour. Question de cohérence.
Constituer une liste n’est pas facile. Fusionner deux listes n’est pas plus évident. Et l’expérience montre qu’une fusion, si on veut qu’elle réussisse, doit avoir été prévue et préparée à l’avance, ce qui n’était pas le cas. La négociation aurait dû avoir lieu, éventuellement, avant le premier tour… En tout état de cause, une fusion n’aurait pas modifié le résultat…
Il n’est pas exact non plus de dire qu’il n’y avait sur la liste Ensemble pour Paimpol QUE des encartés, hormis Loïc. Il y avait exactement treize encartés sur la liste conduite par Loïc et donc seize qui ne l’étaient pas. Aujourd’hui, dans la minorité, il y a trois encartés et deux qui ne le sont pas.
Anthony, tu nous expliques pourquoi tu n’es pas encarté. Tu tiens, dis-tu, à garder ton indépendance, ta liberté. Sous-entendu : ceux qui ont une carte ne sont pas libres, ou indépendants. Détrompe-toi, ils le sont tout autant que toi. Libres d’adhérer ou de ne pas le faire, tout d’abord. Libres de quitter le parti dont ils sont membres, ensuite (j’ai des exemples…). Adhérer à un parti, ce n’est pas (forcément) en prendre pour perpète ! On adhère quand on est d’accord, globalement. Quand on ne l’est plus, ou quand la part des désaccords devient trop importante, insupportable, on s’en va, ce n’est guère plus compliqué que cela… Faire le choix d’adhérer à un parti, c’est d’abord faire le choix d’une certaine efficacité (attention, je n’ai pas dit efficacité certaine…) : on est plus fort à plusieurs qu’isolé. Un parti, c’est un outil, ni plus ni moins.
Mais au fond, qu’est-ce donc que le Collectif Citoyen, sinon un (micro)parti ? Il tient des réunions, il a des portes parole, des représentants “incontournables”, une avant-garde évidemment éclairée, il s’exprime par tribunes libres et va même jusqu’à se présenter aux élections. Je suis prêt à parier que l’on pourra y rencontrer un de ces jours “des logiques de positionnement personnel de prise de pouvoir”. Au fond, la différence, c’est juste une question d’échelle…
Pour le Collectif Citoyen je dirais plutôt un “protoparti” (à l’image d’une protoétoile, cet embryon d’étoile), tous les partis ce sont constitués de cette manière. Au cours de leur croissance ils ont développé des stratégies pour conquérir une audience électorale, et donc faire valoir leurs idées.
Certains ce sont institutionnalisés avec le risque de se couper de leur base avec le temps.
J’ajouterais que le fait de s’encarter relève de la liberté individuelle la plus élémentaire et comme le dit Pierre n’empêche pas le libre arbitre. Par contre faire une différence entre les encartés et les autres avant même de juger de leurs idées et de leur compétences frise la discrimination.
Je parlerai du cartage un autre jour.
Tu écris, à propos de l’entre deux tours :”qui a pris la décision de ne pas trouver d’accord?cette décision a-t-elle été collégiale ou n’est-elle que le fruit de la réflexion de quelques incontournables?” Pour compléter les éléments de réponses déjà fournis par Pierre, je peux juste confirmer, que cette décision portée par loïc était le reflet de la décision collégiale. A ne pas avoir su trouver une solution avant le premier tour, bien avant (il est inimaginable dans le contexte Paimpolais penser partir en campagne, et ne pas avoir bati sa liste 2 mois avant le premier tour) nous nous sommes condamné à maintenir une position, qui excluait quasi de fait toute possibiloté d’accord ultérieur. Cette position fut d’alleurs renforcée par le vote du premier tour, qui annoncait déja la victoire de JYDC, et dont la réthorique était (à tort ou a raison, peu importe, l’histoire retiendra seulement qu’il vire en tête avec une marge confortable), pas de calcul de parti, pas d’arbitrage d’appareil. Une élection se gagnant sur sa base (en gros 30 + 10 , le compte y es) + les autres, se sont les autres que nous n’avons pas su convaincre. (Ca n’est pas là, l’unique raison bien évidemment). Je te retourne donc la question : Penses tu que si nous avions, entre les deux tours, modifiés la configuration de liste, nous aurions amené a voter pour nous, massivement, des personnes qui ont voté pour JYDC au second tour ?
Perso, j’en doute, et je rejoins PM quand il dit “La négociation aurait dû avoir lieu, éventuellement, avant le premier tour… En tout état de cause, une fusion n’aurait pas modifié le résultat”. Au delà, on peut toujours refaire le match et se dire, perdu pour perdu, mettons y les formes, fusionnons,…. D’ailleurs, notre dernier communiqué du vendredi avant le second tour, se concluait par :”battre la droite.. etc etc”. Nous avons fait le plein des voix de gauche ou presque.
Les femmes politiques ne sont pas des hommes comme les autres… Pour preuve ? La CCPG…!!!
Pourquoi être carté, ou s’encarté en effet? Je ne sais pas si je l’ai déjà dit, mais qu’est ce que je déteste ce terme. A une consonne prés, et c’est un torrent de crème fraîche sur le visage que l’on risque. Quand les entarteurs seront ils donc cartés?
Je suis carté donc, car je pense que c’est efficace (je suis au PS pour d’autres raisons bien sur). C’est efficace, parce qu’organisé. C’est efficace, parce que, au delà de proposer des projets, de réfléchir au monde qui nous entoure, de se révolter ou au contraire de s’emballer,… cette organisation se soumet au suffrages des concitoyens, qui sanctionnent ses bonnes propositions (ou pas), son bon exercice du pouvoir (ou pas)… C’est efficace, car de temps à autres donc, un parti peut passer de la parole aux actes (si tant est, que le peuple le veuille, et que la parti se propose)
Bref, le parti, c’est aussi un des ingrédients du bon fonctionnement d’une démocratie.
Une fois carté, nous ne sommes plus libre ? Faux, libre de rendre sa carte. Mais, les nuances existent. Quitter un parti parce qu’on n’est pas d’accord sur la teinte du logo, reviendrait à se fâcher avec ses meilleurs amis parce que les pistaches de l’apéro n’étaient pas décortiquées.
Quand au possible tollé soulevé par le fait que certains confondent “servir la parole” et “se servir de la parole”, il n’est pas inutile de rappeler, qu’un parti, se sont des hommes, des femmes. Prendre une carte, ne les rends pas plus vertueux. Mais cela ne les rend pas plus vicieux.
De fait, provoquer un tollé, reviendrait à considérer que les “hommes politique” ne sont pas des hommes comme les autres. Ce que je récuse. Et ce n’est pas de la tarte à la crème.
C’est vrai Pierre, mais a y regarder de près l’affaire était mal engagée. 12 femmes sur les 42 titulaires ca laisse peu de chance. Encore que, si il avait fallu choisir parmi les suppléantes, à raison de 9 sur 20 (on atteint presque la parité), on eut pu espérer une configuration différente.
Le syndicat de voirie de Tréguier a fait encore mieux : aucune femme déléguée !!! (sur une quarantaine d’élus délégués au total). Ainsi, ils n’ont pas eu à se poser trop de questions sur la parité au sein du bureau !!!
Eric, tu es cruel de faire remarquer qu’on atteint presque la parité …chez les suppléants. Le constat est encore pire…
Pour Eric.J’avais établi un constat suite à l’échec aux municipales, mettant en avant, entre autres, mais tout de même bien placé, le vieillisseent de la population paimpolaise, mais surtout le retour des retraités qui, dans les années 60, avaient quitté leur bretagne,faute d’emploi, et, malheureusement, le problème est toujours là, ces retraités votant clairement à drote du fait de situations bien installées dans leurs régions d’accueuil. Tu m’avais répondu que ce n’&tait pas le critère déterminant et que j’avais tort de penser cela. Je suis content aujourd’hui d’avoir entendu un homme connu, écrivain, qui tire les mêmes enseignements de ce vieillissement de nos concitoyens. Il s’agit d’Emmanuel TOD (je pense que cela ne s’écrit pas ainsi) qui, ce mercredi matin 10/12/08, déclare au micro de France Inter dont il était l’invité de Nicolas DEMORANT à 08h30, je cite :”la droite assure son pouvoir en s’appuyant sur le vieillissement de la population ect….) et si j’ai bien compris, ce Monsieur n’est pas un homme de droite, il a d’ailleurs, à mon avis, un peu dérapé en ce qui concerne Nicolas Sarkosy et son gouvenement en le qualifiant de, je cite toujours “régime totalitaire”. Voila, ce n’était qu’une petite piqure de rappel. Claude.