Pendant la campagne des élections municipales, Jean-Yves de Chaisemartin et son équipe étaient restés prudents sur l’avenir des grands chantiers municipaux.
À propos du complexe immobilier de la Corne de la gare, des lotissements à Malabry, le candidat et son équipe attendaient « d’avoir consulté les dossiers avant de se prononcer. » Maintenant qu’ils sont aux affaires, quelle vision en ont-ils ?
L’un des sujets les plus chauds porte sur le Corne de la gare, 13 000 m2 de terrains autour de la gare vendus par Réseau ferré de France à Céléos. L’investisseur immobilier veut y faire sortir de terre des résidences touristiques, de l’habitat pour les seniors et du logement privatif.
« Le dossier reste d’actualité mais est en attente », indique Jean-Yves de Chaisemartin.
En matière d’urbanisme, la municipalité réfléchit en terme de quartiers. « Nous voulons créer un quartier administratif, un hyper-centre avec des logements pour personnes âgées et des lotissements pour les actifs. » Voilà pour la vision générale. Pour la corne de la Gare, « On ne renonce pas au projet mais sous certaines conditions. Nous demandons notamment de l’espace à proximité du rond-point du Goëlo, qu’à terme nous voulons supprimer pour le remplacer par un forum. »
C’est-à-dire ? « Un espace avec une voie piétonne reliant la gare au port et des liaisons routières simplifiées pour éviter les bouchons en été. »
L’autre question autour de la corne de la Gare porte sur les parkings : « Il y a actuellement entre 400 et 500 places de stationnement autour de la gare. Il est difficile de s’en priver. » Le maire n’exclut pas l’hypothèse de faire de ce quartier « le coeur de la zone administrative. » La mairie pourrait y loger ses services, même si la tendance est plutôt à un regroupement rue Bécôt. « L’avenir de la Corne de la gare est lié à tout l’aménagement du centre-ville : la circulation, le stationnement, l’habitat… Donc, il est urgent d’attendre. »
Le pôle d’arts plastiques à la villa Labenne est maintenu mais « à revisiter. Le montant des travaux est trop important au regard de notre budget. » Avec le départ programmé des pompiers de la caserne et de leurs logements de fonction, la mairie imagine de faire de ce quartier le coeur administratif, culturel et associatif de la ville. « On pourrait y regrouper tous les services publics : le guichet commun, une maison de la justice et du droit, la DDE, des services de la mairie… »
Jean-Paul Pochard, le précédent maire, avait lancé un programme d’aménagement des bords du Quinic dont la construction de l’office de tourisme est la première pierre. « Ce plan sera maintenu. Les berges côté gare seront piétonnières avec de multiples passerelles dès la fin de l’année 2009. »
Plus généralement, la mairie aimerait relier ce parcours à la place de Bretagne qui constitue « une réserve de parking. En terme de stationnement, nous voulons, par une signalisation, orienter les touristes vers des parkings en périphérie de la ville. » Donc vers la place de Bretagne, mais aussi « près du futur 3e bassin », dans le quartier du Champ de foire.
Toujours à propos de la circulation piétonnière en ville, l’idée de plots automatique à l’entrée du centre-ville intra-muros l’été est « gelée. Nous inciterons les voitures à ne pas renter dans la ville mais nous ne les interdirons pas. »
La précédente municipalité avait annoncé la construction de 350 logements en dix ans dans la zone de Malabry.
« Les promoteurs frappent à notre porte mais nous ne donnerons aucun feu vert avant la fin de l’année. Que les études se poursuivent, mais faire une batterie de 350 logements dans un même secteur, ce n’est pas notre ambition. Il est hors de question de bazarder le patrimoine pour payer les dépenses courantes de la mairie. Mieux vaut créer des lotissements pour jeunes ménages à divers endroits de la ville ou sur le territoire de la communauté de communes. Avant toute décision, nous devons faire un inventaire l’offre et la demande. »
Dans cette zone, une seule certitude : une route reliera prochainement le centre hospitalier au centre commercial de Carrefour.
Gelé par la précédente municipalité, le complexe sportif de Guerland « n’est plus d’actualité », assure Jean-Yves de Chaisemartin.
« Nous travaillons sur un aménagement paysager autour de la motte féodale, mais c’est tout. »
Autre sujet très épineux pour la dernière municipalité : l’auberge de jeunesse à Kerraoul. Fermé depuis 2001, le bâtiment est inhabité et les nostalgiques rêvent de le voir abriter à nouveau de jeunes sportifs. « Ne l’appelons plus auberge de jeunesse, elle n’aura plus cette vocation », tranche Jean-Yves de Chaisemartin. « Le bâtiment est délabré et nous n’avons pas les moyens de financer sa rénovation. Nous allons de nouveau nous tourner vers la région pour des aides. » Son avenir pourrait être lié à « un projet scolaire ».
Même s’il est « toujours d’actualité », le projet immobilier de la Corne de la Gare est « en attente ».
Le futur office de tourisme devrait ouvrir fin 2008 et les berges de la rivière du Quinic devraient être aménagées pour la fin de l’année 2009.
Des lotissements sortent de terre à Malabry mais il n’est plus question de se fixer un objectif de 350 logements construits en dix ans dans cette zone.
A Kerraoul, le maire penche pour un « projet scolaire ».
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