Demain, Paimpol à Vivre…

Des idées, des débats, des échanges, des fondations pour un projet

Un an après, le regard de l’opposition

Un an après, le regard de l’opposition 

 

Le gymnase de Goas-Plat en panne, les projets d’opération immobilière à l’école du Centre,la valse des adjoints, la dette : l’opposition jette un oeil critique sur un an de mandat. 
Insécurité 

« La municipalité ne s’est pas embarquée dans une politique sécuritaire, constate Loïc Huchet. Mais nous regrettons qu’elle n’ait pas mis en place une véritable prévention. Il faudrait une coordination des services sociaux, un suivi des jeunes en déshérence. On ne sent pas une politique véritablement tonique. » Marie-Line Depail ajoute : « Aucune politique à long terme de lutte contre l’alcoolisme n’a été mise en place. »

Tarifs municipaux

« En commission des finances, explique Camille Grot, nous avons été ébahis : le document de travail proposait, pour les tarifs des services publics, des augmentations entre 2,5 % et… 50 % ! Une concertation préalable aurait pu permettre d’obtenir une décision en une réunion, au lieu des trois qui ont été nécessaires. »

Perplexes

« Nous observons d’autres dysfonctionnements, ajoute Loïc Huchet. La mise en place des pôles nous semble très étrange. Certes, il faut structurer. Mais il y a des incohérences, comme la culture d’un côté, l’animation ailleurs. Le sport et les travaux pour un même adjoint, ça fait beaucoup. Beaucoup de temps est passé à parler, pour peu d’efficacité. »

Adjoints

« Dans les transferts de responsabilité d’un adjoint à un autre, remarque Marie-Christine Rouxel, on sent beaucoup de flottement. » « Après trois ou six mois de fonctionnement, c’est normal de flotter un peu, ajoute Pierre Morvan. Mais, au bout d’un an, ça flotte toujours. Ça nous étonne. »

Finances

« On savait depuis longtemps que les finances seraient difficiles, analyse Loïc Huchet. En campagne, nous avions fait attention à ne pas prendre d’engagements démagogiques. L’équipe actuelle se trouve confrontée à des engagements qu’elle ne pourra pas tenir. Nous nous sommes opposés à la surtaxe de 6 % sur les factures EDF, qui est injuste parce qu’elle touche tous les ménages. » « Le maire communique sur le fait qu’il veut maîtriser la dette, ajoute Camille Grot. Mais elle sera passée de 10 millions avant les élections à 12,5 millions à la fin de cette année. Avec 14 ans de durée d’amortissement, ce qui est énorme. »

Goas-Plat

« Le maire a emprunté et suremprunté, explique Camille Grot. Et maintenant il est obligé de résilier des marchés, ce qui coûte chaque fois 5 % de pénalités. Et qui met en difficultés des entreprises locales. Une partie des travaux du gymnase de Goas-Plat, l’extension des services techniques, les sanitaires du camping de Cruckin : tout cela est résilié. »

Navigation à vue

« Nous observons un défaut d’anticipation, constate Marie-Christine Rouxel. C’est quand on a commencé à démolir les vestiaires de Goas-Plat qu’on se rend compte qu’on ne peut pas payer les travaux. Et il faut que les élèves réintègrent un gymnase qui fuit par le toit. »

Immobilier

« On sait que des promoteurs sont intéressés par l’école du Centre, affirme Loïc Huchet. On n’a pas de vision claire de la stratégie immobilière de la ville. Les décisions semblent intuitives. » « Il n’y a aucune urgence à regrouper les écoles maternelles, ajoute Marie-Christine Rouxel. Est-ce parce qu’il y a un projet immobilier derrière ? Le maire affirme que les locaux de l’école du Centre garderont une vocation pédagogique… »

 

ET la réponse :

« Il faut revenir à des relations constructives » 
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Le maire, Jean-Yves de Chaisemartin réagit aux propos de l’opposition municipale (notre édition du lundi 23 mars). 
Insécurité. « Le centre social, les services compétents, les jeunes, la gendarmerie sont associés au débat pour construire une politique de lutte contre l’alcoolisme à long terme. Ce n’est pas en claquant des doigts qu’on va arriver à bout d’un dossier aussi difficile que celui-là. » 

Le maire souligne que les réunions se succèdent comme celle du week-end dernier avec des jeunes et une autre prévue, ce vendredi avec les riverains.

Finances. « Nous sommes dans une situation de redressement des finances de la ville, rappelle le maire. On prend le temps qu’il faut et on sait très bien où on va. » L’élu défend ainsi une gestion « prudente et efficace d’un budget de crise ».

Écoles. « Il n’y a pas de projet immobilier actuel à Courcy et aux Huit-Patriotes (transfert du primaire à Le-Braz à la rentrée 2009 et de la maternelle à Kernoa en 2010, ndlr) » assure-t-il à l’opposition. Ce qui n’empêchera pas de « valoriser le site », dans le cadre d’un projet touristique par exemple. « Au mieux, il est contradictoire ou au pire, irresponsable de dire qu’il faut conserver les bâtiments en l’état et s’inquiéter des finances de la ville. »

Dialogue. Le maire lui lance un appel à l’opposition : « Il faut revenir à des relations de travail constructives pour les Paimpolais ».

Textes / Ouest France

Credit Photos : Ouest France sauf Photo N°2 de campagne Européenne 2009.

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Elémentaire pourtant non ?

Lors de la dernière réunion du  conseil municipal, un schéma de principe a été proposé pour la réorganisation des écoles primaires publiques de Paimpol.. Les cinq élus de l’opposition tiennent à faire savoir qu’ils ont voté contre ce projet.

Une réorganisation est sans doute nécessaire. Les écoles publiques ont en effet perdu un tiers de leurs effectifs en 5 ans. L’absence de politique d’habitat a obligé les jeunes ménages à se loger hors de Paimpol et l’application stricte de la carte scolaire les a contraints à scolariser leurs enfants soit dans leur commune de résidence soit dans les établissements privés.

La baisse des effectifs risque de se poursuivre en maternelle puisque  la norme d’accueil est aujourd’hui portée à  32 élèves par classe en ne comptant pas les enfants de moins de 3 ans. Il est évident que les enseignants ne pourront aller au-delà en prenant des enfants en surnombre

Pour l’élémentaire,  il faut probablement envisager  un regroupement des 7 classes réparties sur les 2 écoles de  Le Bras et  A.de Courcy  sur un site commun, celui de Le Bras .Ce projet a fait l’objet de discussions et ne semble pas poser de problème dès lors que des conditions satisfaisantes de transfert auront été trouvées.

Par contre le regroupement des maternelles sur Kernoa  en  2010 puis un transfert sur Le Bras en 2O15 a été retenu sans véritable concertation 

Les locaux de Kernoa sont très adaptés pour une école maternelle, ils ont été conçus pour cela. Ceux de de l’école du centre, dans un quartier plus dense, le sont également. Il n’est pas contestable que, plus qu’aucun autre peut-être, le quartier de Kernoa a besoin d’un équipement de proximité. Mais en tout état de cause, le Maire ne propose le maintien d’une école à Kernoa que de manière transitoire et provisoire. Il ne s’agit que de reculer pour mieux sauter.

 

De plus, à court terme, même si Kernoa est proche du centre, le projet de la mairie impliquerait de renforcer les navettes entre les deux sites.  Il est quand même plus simple de déplacer une classe que trois. Pour les familles qui ont des enfants dans les cycles  élémentaire et maternelle, l’éloignement des écoles ne va pas simplifier les trajets quotidiens.

Pour le long terme, un groupe scolaire bien identifié rue Gabriel le Bras pourrait présenter un intérêt, peut-être, mais à quel prix ? Il faudrait construire des locaux supplémentaires alors que nous avons déjà 2 écoles maternelles en bon état, que l’école de la rue des Huit Patriotes est à 300m de Le Bras, et que des aménagements de l’espace public permettraient très aisément de sécuriser les déplacements.

Vu l’état des finances communales il faut y regarder à deux fois.

Les besoins en locaux évoluent, une saine gestion des bâtiments publics est effectivement nécessaire mais vouloir installer dans les bâtiments spacieux de  l’école de Kernoa un jardin d’éveil pour les enfants de moins de 3 ans qui aura nécessairement des petits effectifs, c’est  témoigner d’une absence de vision d’ensemble sérieuse. C’est aussi faire porter par les paimpolais des mesures gouvernementales très contestables.

Nous avons aujourd’hui des bâtiments scolaires sous utilisés et nous avons besoin de regrouper les activités culturelles dans un pôle dynamique, nous pensons que la mixité est bénéfique  pour les enfants et qu’il faut à Kernoa un équipement important : école ou pôle culturel ouvert sur le quartier ? le débat doit être engagé et la réflexion sérieusement menée, avec un bilan précis de l’ensemble des besoins et en réelle concertation avec toutes les parties concernées

Nous avons voté contre un projet qui n’était pas solidement argumenté car il n’y a pas d’urgence à modifier la situation actuelle. Par contre les jeunes paimpolais doivent bénéficier d’une solution intelligente.

 

                                        L’opposition municipale de Paimpol

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Il est libre Max.

Max Querrien, ancien maire de Paimpol, fut un grand visionnaire de l’architecture en France. Il raconte sa vision dans un livre récemment sorti dans lequel il consacre un chapitre à son action sur Paimpol.

L’ancien maire de Paimpol fut un visionnaire en terme d’urbanisme, pour le pays et pour sa ville. Une expérience qu’il raconte dans un livre.

 

« C’est un précurseur de la mixité sociale », dit de lui un Paimpolais. Max Querrien, maire de la commune de 1961 à 1995, fut certainement l’un des premiers à imaginer la construction de logements HLM au coeur de la cité et avec vue sur la mer. « Dans les années 60, alors que j’étais au ministère des Affaires culturelles, j’étais déjà préoccupé par la spéculation immobilière et la ségrégation sociale qui l’accompagne, raconte celui qui fut directeur de l’architecture sous André Malraux de 1963 à 1968. J’étais persuadé que le rejet d’une certaine catégorie de population en périphérie était une mauvaise chose. » Quand il est arrivé aux affaires à Paimpol, il a mis sa partition en musique. Sa vision de l’urbanisme à l’échelle locale, il la relate dans le chapitre d’un livre qu’il vient de publier, Pour une politique de l’architecture, témoignage d’un acteur. Habitué à se promener « le nez en l’air », de façon à scruter les façades et les aménagements de bâtiments, Max Querrien est persuadé que l’urbanisme « conditionne la vie et la manière de penser des habitants ».

À propos du Paimpol des années 60, dans son livre, il estime que « rien dans l’ensemble des structures ne préfigurait une unité cohérente ». Il voyait trois villes en une : Paimpol et « sa petite bourgeoisie commerçante », Plounez, place du « monde agricole », Kérity et ses populations différentes, agriculteurs, salariés et retraités. Il s’est donc efforcé de bâtir un « Grand Paimpol ». Une équation complexe : enclavée, dotée d’infrastructures vétustes, la ville renvoyait l’image « d’un pays abandonné ».

Deux ans après son élection, en 1963, il présente une première mouture d’un plan d’urbanisme. Il doit aussi répondre à une demande pressante de logements. Dès 1964, cinquante premiers logements d’un ensemble de 233 HLM fleurissent à Kernoa, quartier contigu de Kérity. « Cette implantation allait étoffer la continuité trop exclusivement linéaire entre Paimpol et Kérity. Mais les nouveaux bâtiments seraient cernés d’abondants espaces plantés ». La mairie passa ensuite au programme Champ-de-Foire, quartier derrière la salle des fêtes, à quelques pas du port. Couvert de toitures à deux pentes, de façon à garder une cohérence architecturale avec les bâtiments anciens du quartier, un nouvel ensemble de logements sociaux sortit de terre. « Cette réalisation valut à la ville, sans la moindre intrigue, le premier prix de la Fondation de France, communes côtières et sauvegarde du littoral ». La dernière touche de ce programme fut apportée en 1989 avec la construction des HLM du front de port, sur le quai Neuf. Là encore, Max Querrien a milité pour une construction en harmonie avec l’environnement. Le nouveau lycée dans un parc arboré confié à un architecte, l’hôpital, la circulation, Max Querrien a pendant plus de trente ans donné à Paimpol un visage moderne. Une transformation que ses héritiers ne contestent pas aujourd’hui.

Pratique. Pour une politique de l’architecture, témoignage d’un acteur, par Max Querrien, aux éditions le Moniteur, 39 €.

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Le courant passe

Un récent article mentionne l’enthousiasme du Maire de Paimpol, Jean Yves de Chaisemartin, suite aux accords signés avec EDF et le projet d’hydrolienne au nord de Bréhat. (cliquez pour l’article)

Comme lui, enthousiastes nous le sommes aussi. Comment ne pas l’être, quand la mer qui nous borde nous offre une telle opportunité ? Comment ne pas l’être, après que tous les acteurs se soient mobilisés pour la concrétisation d’un tel projet, au premier rang desquels, jean Yves Le Drian, Corinne Erhel, le Conseil Général, sans oublier tous les élus locaux ou des conseils communautaires concernés, mais aussi le comité local des pêches, etc, etc. ?
“Ce que la mer donne, la mer le reprend” (p. 33, le Muezzin, Bourboune), est le genre de phrase définitive dont il faut se méfier.
Pourtant, l’enthousiasme d’un projet, fut il :
- prometteur sur le plan économique, écologique,  et porteur d’espoir en emplois directs ou indirects
- novateur en postionnant la Bretagne, les Côtes d’Armor et le grand Paimpol comme acteurs et pionniers du changement tant attendu de nos modes de  productions énergétiques,

ne doit pas masquer l’autre préoccupation du moment: le danger qui pèse sur la filière ostréïcole lié à la mortalité des jeunes huitres enregistrée depuis plusieurs semaines et toujours inexpliqué.

Si la mobilisation est souhaitable pour le projet d’hydro (ndlr :la nostalgie camarade, la nostalgie), elle se doit d’être intacte et entière pour tout les autres enjeux du moment et qui constituent un des socles de notre économie : toutes les activités liées directement ou  indirectement à la mer.

Pour que ce que la mer donne, la mer ne le reprenne pas.

Eric Bothorel

(HUITRES , les derniers développements)

Le communiqué des Verts du goelo

Lien : le schéma des énergies Marines / JY Le Drian

Le communiqué de Corinne Erhel.

Illustrations source : site edf 

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