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La télémédecine s’implante à l’hôpital

 

Ça coûte moins cher. Le médecin gagne du temps. Le suivi des patientsest mieux assuré. L’hôpital a adopté la télémédecine. 
Allongé sur son lit, le patient qui souffre de plaie chronique, regarde l’écran et écoute, au casque, le diagnostic du médecin. La caméra mobile, tenue par une infirmière, filme, à la perfection, la blessure. En direct de l’hôpital Saint-Brieuc, le Dr Cécile Moisan, donne les directives, à une infirmière spécialisée. 

Tous les jeudis matins, de 8 h 30 à 9 h 30, l’équipement de téléstation se balade dans le service de chirurgie générale et digestive. « Voilà le Dr Moisan à roulette ! » disent les patients qui ne manquent pas d’humour.

Mises en place en 2006, les consultations pour les victimes de plaies chroniques ont dû faire face à une forte demande. Intéressée par cette pathologie, le Dr Cécile Moison, chirurgien vasculaire, partageait son temps entre les hôpitaux de Paimpol et de Saint-Brieuc. « Puis un jour, mon temps à Paimpol s’est réduit à une seule journée. Comment faire pour continuer à prendre en charge les patients ? Après réflexion, nous avons opté pour la télémédecine. L’équipement était prêt en vue d’une expérimentation en autodialyse prévue en fin d’année ».

Dotée d’une webcam et d’une caméra haute définition, d’un écran et de casques, la téléstation est utilisée depuis trois mois. Succès sur toute la ligne. Elle évite la fatigue du déplacement entre Paimpol et Saint-Brieuc, tant pour les malades que pour le médecin. Elle permet une économie de 200 € à chaque trajet. Elle réduit les délais d’attente et désengorge les services hospitaliers.

Efficace pour les plaies chroniques

Les bornes WiFi ont été testées. De même que la qualité des images. « Il était hors de question que je vois à l’écran une plaie noire alors qu’elle est rouge », explique le Dr Moisan qui fait totalement confiance aux deux infirmières formées spécifiquement à cette pathologie. « Ce qui m’importe, c’est le suivi des patients, car en plaie chronique, il faut sans cesse réadapter le pansement et le traitement ».

Après trois mois de télémédecine, les patients, hospitalisés et en soins externes, semblent ravis. Le questionnaire présente des commentaires satisfaisants. « À l’écran, je sens la présence du docteur comme si elle était ici », rapporte une dame âgée de 85 ans. Si la téléconsultation rassure, elle ne réduit pas pour autant les chances de guérison. « J’analyse aussi bien à distance que si j’étais dans la chambre », indique le chirurgien.

La technologie assure une totale confidentialité. Le réseau médical est sécurisé et la commission nationale information et liberté (Cnil) a donné son autorisation à cette pratique qui devrait se développer. On pense déjà à la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC) ou des chimiothérapies.

 

Catherine LEMESLE.

One Response

  1. Marie-Line Depail dit :

    Effectivement, la téléconsultation est en place à Paimpol mais ne serait rein sans les infirmières côté Paimpol qui décrivent la plaie, guident la caméra et dialoguent avec le patient… et refont le pansement !

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