Un coup de projecteur sur quelques actualités nationales.
Le maire de Paimpol invité de l’émission Ripostes (France 5 )du dimanche 1er Juin 2008. Thème , l’essence interdite.

Les perspectives nationales et européennes vus par Backchich info, ou les 5 scénarios d’une France en route vers 20.. . On ne nous dit pas tout ? (cliquez)
Les langues régionales reconnues dans la
Constitution
Les députés qui délibèrent sur le projet de loi gouvernemental modifiant la Constitution, ont adopté un amendement reconnaissant les langues régionales au titre de patrimoine national dans l ‘article 1 de la Constitution.
Parmi eux le Vert François de Rugy (Loire-Atlantique), les UMP Marc Le Fur (Côtes-d-Armor), Loïc Bouvard, François Goulard (Morbihan), Marguerite Lamour (Finistère), Michel Hunault et Philippe Boennec (Loire-Atlantique) et les socialistes Jeaqn-jacques Urvoas et Marylise Lebranchu (Finistère).
C’est finalement le texte proposé par le président de la commission des lois Jean-Luc Warsmann (UMP, Ardennes)qui a été voté à la quasi unanimité des députés présents.
La question OGM vue par le PS
Le débat sur les OGM n’est peut-être pas le plus médiatique et pourtantc’est un vrai débat de société: En effet, la grande majorité des scientifiques s’accorde au moins sur un aspect: l’inversibilité. Il est impossible de garantir à ceux qui ne veulent pas cultiver d’OGM que leurs récoltes ne seront pas « polluées » par des OGM du voisinage immédiat ou même lointain.
Loin de nous socialistes de « jeter le bébé avec l’eau du bain »! Nous sommes favorables à une recherche publique puissamment aidée par de l’argent public,seule garantie d’indépendance. Nous y sommes favorables car il convient de vérifier si les hypothèses gratuites pour l’instant, selon lesquelles on pourrait connaître de grandes avancées sur les malades génétiques et même sur d’autres affections. Si nous voulons charger le secteur public de cette recherche ou du moins du contrôle et de l’évaluation de celle-ci, c’est parce que nous savons que les laboratoires dépendant des firmes ne peuvent pas avoir l’indépendance nécessaire. Les profits en dépendent (voir l’exemple Monsanto qui par le passé nous a « gratifié » du Rund’up, de l’agent orange et de beaucoup d’autres produits chimiques dangereux).
De la même facon, nous reconnaissons qu’au delà des générations actuelles d’OGM qui n’apportent aucune contribution positive à la solution du problème de l’alimentation mondiale, il peut y avoir un jour des découvertes intéressantes.
Nous acceptons, toujours dans le cadre de la recherche publique, les expérimentations de plein champ suivant nos protocoles très stricts car nous savons que la plante peut ne pas avoir la même réaction qu’en milieu confiné: ceci est nécessaire tant pour la vérification des « bienfaits » que pour la contestation des méfaits.
Mais le débat sur les OGM ne limite pas à savoir ce que nous mangeons ou mangerons, c’est aussi de savoir si nous mangerons. Derrière les OGM il y a l’appropriation par quelques firmes mondiales des semences et de ce que l’on appelle la « brevetabilité du vivant » refusée pour l’instant en Europe mais déjà en vigueur aux USA.
Imaginons ce qui peut se passer si à un moment de l’histoire future tel ou tel pays, telle ou telle région du monde voulait s’affranchir de la domination des puissants intérêts privés souvent américains. Les seules semences utilisables étant sous le contrôle de celles-ci, il leur suffisait de ne pas les livrer pour
affamer des populations. Ce n’est pas de la science fiction, il n’est que de se référer au film fort bien étayé de Marie Monique Robin et diffusé récemment sur Arte pour s’en convaincre!
Non, le débat sur les OGM n’est pas un débat technique, c’est un débat politique car il engage irréversiblement notre société et en ce sens, nous devons tous y être attentifs et prendre nos responsabilités. C’est ce que fait en ce moment le groupe socialiste à l’Assemblée nationale en s’opposant fermement à un texte dangereux pour le présent et surtout pour le futur.
Jean GAUBERT, député PS Cotes d’Armor
Je suis d’accord avec Jean Gaubert, la question scientifique est une chose mais elle est surtout politique et si nous voulons éviter la mise sous tutelles des semenciers nos agriculteurs et de nos populations,il est plus que temps de réagir
Communication de désirs d’avenir en vue de préparer le congrès du PS.
(au delà des influences ou des débats partisans, il est bon, il me semble de retenir les thèmes abordés)
Chers amis
Je vous prie de trouver ci-joint l’initiative que nous prenons, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, utile aux Français. Le texte en a été publié aujourd’hui.
Je compte sur vous pour nous rejoindre et apporter vos idées sur le site qui sera spécialement créé pour vous accueillir. Elles nous permettront d’aboutir à une belle contribution dont nous seront toutes et tous coauteurs.
Amitiés
Ségolène Royal
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Consultation participative : comment le Congrès du PS peut-il être utile aux Français ?
Dans un monde qui se transforme à vive allure et dans une France où même ceux qui se croyaient à l’abri sont en proie à l’inquiétude, les socialistes doivent répondre à de nouvelles questions.
Aujourd’hui la précarité envahit tout, l’initiative économique est en panne, les inégalités n’ont jamais été aussi insolentes, l’incertitude pèse sur le rôle de la France dans le monde. Nous devons apporter la preuve de l’efficacité de l’action politique et la mettre au service de notre idéal commun.
Nous lançons cette consultation participative dans la cohérence des valeurs bâties pendant la campagne présidentielle et dans la volonté de prolonger les voies tracées par les Forums de la rénovation du PS.
Sachant que les questions bien posées permettent les réponses pertinentes, nous pensons utiles de prendre un temps pour bien formuler les questions à trancher (3), en s’appuyant sur les sources d’inquiétudes des Français (1) et sur nos valeurs (2).
C’est pourquoi ce document propose, sur cette base, de lancer des discussions et de susciter des réactions : vous pouvez modifier ou compléter la formulation des thèmes qui vous sont proposés. Un site Internet sera spécialement ouvert pour cela.
Ce questionnaire est une étape très importante pour structurer le travail de fond qui, enrichi par ces échanges, aboutira à une proposition prenant la forme d’une contribution au Congrès du PS.
La consultation s’adresse aux militants du PS, en lien avec les sympathisants et les forces vives qui attendent beaucoup de nous face aux dégradations de toutes sortes commises par la droite.
L’une des questions majeures autour de laquelle s’organise notre réflexion est la suivante : définir les droits et les devoirs des responsables politiques, de la société et des personnes, de telle sorte que la liberté de réussir sa vie ne soit pas le privilège de quelques uns mais l’ambition garantie à tous.
1) Les dix sources d’inquiétude des Français
un capitalisme qui perd la tête ;
la dégradation du niveau de vie ;
les fragmentations et le descenseur social à l’intérieur ; la perte de compétitivité de la France à l’extérieur ;
l’affaiblissement de la valeur travail et l’exagération de la valeur du capital ;
le trouble qui pèse sur l’identité française, secouée par les peurs de l’autre ;
le doute sur l’efficacité de l’Etat ;
le scepticisme sur la réalité de l’égalité des chances par l’école ;
l’Europe perçue comme indifférente au sort des citoyens ;
les désordres du monde et les interrogations sur la fin de l’hégémonie occidentale ;
une planète menacée d’autodestruction.
2) Les sept valeurs et objectifs qui nous guident
Le monde a changé. Le socialisme doit changer pour rester fidèle à sa mission.
Le bien-être de tous exige que l’économie de marché et la concurrence ne dictent pas leur loi désordonnée au service d’intérêts particuliers.
La volonté publique et l’Etat organisent la conciliation de l’intérêt général et des préoccupations des gens, notamment à travers les services publics.
La lutte contre toutes les formes d’injustices et de discrimination est au cœur du droit de chacun à la réussite individuelle.
Les socialistes doivent participer à la construction d’un ordre économique, social et écologique juste, au niveau mondial comme au niveau national.
Au niveau national comme au niveau local, le socialisme défend la complémentarité qui unit la démocratie représentative, la démocratie participative et la démocratie sociale.
La laïcité est le fondement de la République et de l’identité française, enrichie par le métissage.
3) Les dix questions à trancher
Il faut sortir du fossé entre un discours pseudo révolutionnaire dans l’opposition et un conformisme économique au pouvoir : de quelle façon ?
Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge : comment produire et répartir autrement la richesse ?
Que reprendre des modèles progressistes des autres pays et que rejeter ?
Il faut pousser l’agilité des entreprises, le goût du risque et l’esprit d’entreprendre, tout en améliorant la situation des salariés et leurs sécurités sociales. Avec quel compromis ?
Il faut rééquilibrer le rapport de force entre le travail et le capital par une meilleure répartition du profit. Quels contre-pouvoirs dans l’entreprise ?
Comment rompre avec la redistribution passive et bureaucratique comme principal moyen de s’attaquer aux injustices sociales ?
Comment améliorer le projet européen pour ne pas oublier les intérêts des peuples et des pays ?
Les peuples du Nord doivent être protégés de la concurrence internationale sans que les peuples du Sud ne soient victimes du protectionnisme. Avec quelles nouvelles règles ?
Les Etats et le marché doivent assurer la sauvegarde écologique de la planète : quel nouveau modèle de développement ?
Le Parti socialiste doit intégrer toutes les nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ?
–
Premiers coauteurs de ce document : les membres du conseil politique, qui se réunit le mardi autour de Ségolène Royal, les responsables des groupes de travail (par exemple sur la santé), des présidents de régions et élus qui suivent et participent aux réunions. Cette liste est ouverte à toutes celles et tous ceux qui voudraient participer à l’initiative que nous lançons.
Ségolène Royal
François Rebsamen
Vincent Peillon
Jean Louis Bianco
Manuel Valls
Gilles Pargneaux
Delphine Batho
David Assouline
Guillaume Garot
Aurélie Fillipetti
Michel Sapin
Jean-Pierre Mignard
Jean-Jack Queyranne
Jacques Auxiette
Nadjat Belkacem
Pascal Terrasse
Dominique Bertinotti
Michèle Delaunay
Jean Guerard
35 H : La surenchère de l’UMP
Les 35 H : grande conquête sociale de la gauche ou non-sens économique qui bride la compétitivité de l’entreprise ?
Le débat ne date pas d’aujourd’hui . Dès 1998, les lois Aubry avaient rencontré une vive opposition de la droite et du patronat. Mais le projet de loi actuellement préparé par le gouvernement radicalise violemment les positions.
C’est devenu à droite un symbole, un hochet que l’on agite dans l’attente de la revanche. N’entendait–on pas dire dans ces mêmes milieux que les congés payés et les acquis du front populaire étaient à l’origine de la défaite de la France face à l’Allemagne nazie ?
En 2003, le gouvernement Fillon avait déjà vidé de sa substance les lois Aubry en déverrouillant massivement les quotas d’heures supplémentaires et en banalisant les aides aux entreprises autrefois réservées à celles qui avaient signé un accord RTT. Malgré les 35 h, toute entreprise pouvait désormais travailler 39 h et au-delà toute l’année en toute légalité.
Mais ce n’était sans doute pas suffisant pour le patronat et pour l’électorat de l’UMP. Pourquoi donc cet acharnement, en dehors des effets de tribune des campagnes électorales ?
« Le passage aux 35 h a coûté cher aux entreprises » C’est vrai que dans beaucoup de cas les entreprises ont maintenu les salaires (ce qui n’était pas une obligation). Les salariés travaillaient 4 h de moins pour un revenu inchangé. Elles ne se sont pas gênées d’ailleurs pour embaucher ensuite des nouveaux à moindre coût (35 h payées 35 h).
Mais surtout elles ont eu des contreparties : la modération salariale inscrite dans la plupart des accords 35 H a amorti la charge financière. Et la modernisation des organisations a permis un rebond de la productivité.
« Les 35 h n’ont pas créé d’emplois » La contre-vérité est avancée avec aplomb par les responsables économiques et politiques de la droite. Mais les études attribuant aux 35 h 400 000 sur les 2 000 000 emplois créés entre 1997 et 2000 ne sont jamais démenties.
« Les 35 h coûtent une fortune au budget de l’état » Les lois Aubry avaient prévu une aide spécifique aux entreprises qui signaient des accords 35 h pour compenser le surcoût transitoire qu’elles subissaient. Cette aide dégressive était prévue pour 5 ans. Les mesures Fillon ont ensuite pris le relais en supprimant le lien avec la durée du travail. On se trouve maintenant avec des exonérations de charges pour tous les bas salaires, qui n’ont plus aucun rapport avec les 35 H et qui coûtent 20 milliards d’euros au budget. Largement plus que les précédentes aides aux 35 h et pour quel résultat ?
“L’application uniforme des 35 h, c’est un carcan pour les entreprises ! ” Bien au contraire, les lois Aubry ont favorisé la modernisation de la gestion du temps de travail et son adaptation à chaque activité. Chaque branche a pu élaborer des règles spécifiques. Ainsi les règles en vigueur dans l’hôtellerie (maintien des 39 h contre une semaine de congé supplémentaire) ne sont pas les mêmes que dans la banque.
Les négociations 35 h ont en général échangé la réduction du temps de travail contre une flexibilité plus grande dans la gestion du temps de travail et dans l’organisation du travail.
Annualisation du temps de travail, variation de la durée hebdomadaire en fonction de l’activité, travail en équipes, ouverture le samedi. Autant d’avantages pour les entreprises qui consistaient en autant de contraintes pour la vie des salariés.
« Les 35 h , c’est compliqué »
C’est vrai que les 35 h ont donné lieu à une inflation de textes. Pour trois raisons :
-Il s’agissait de mettre en place un dispositif nouveau avec beaucoup de dispositions transitoires.
-On a saisi l’occasion de clarifier de nombreuses incertitudes juridiques en matière de temps de travail : définition du temps de travail effectif, régime des pauses, repos minimum quotidien, astreintes, mise en ordre du temps partiel …
-A peine le système stabilisé, les mesures Fillon ont entraîné une nouvelle prolifération de règles nouvelles qui visaient, sans les supprimer, à vider de leur sens les lois Aubry. La complexité a atteint un sommet avec les mesures Sarkosy sur les heures supplémentaires. Même les experts en RH y perdent leur latin.
Alors finalement ces 35 H ne sont pas une si mauvaise affaire pour les entreprises … et pas une si bonne affaire pour les salariés : leur soutien est réel mais pas vraiment massif. En cause :
-le pouvoir d’achat : La plupart des accords 35 h ont enclenché une période de modération salariale qui s’est prolongé bien au-delà de leur mise en place en raison d’une croissance ralentie. S’y rajoute une baisse prononcée des heures supplémentaires (du fait de la modulation des horaires sur l’année) qui constituaient dans certains secteurs une part importante du revenu des salariés.
-la pression sur les rythmes de travail : Dans certaines activités, là où on n’a pas embauché, là où on n’a pas gagné en productivité sur l’organisation du travail, on fait en 35h ce que l’on faisait en 39 h, en accélérant les cadences. En outre la flexibilité accrue a détérioré les conditions de vie des salariés concernés.
Alors, pourquoi tant de haine contre les 35h à droite et dans les milieux patronaux ?
Pour les responsables, c’est un bouc émissaire commode – l’ «héritage » de la gauche- auquel on attribue toutes les difficultés d’un pouvoir face à une croissance atone.
En mettant en avant le slogan « Travailler plus, pour gagner plus », Le candidat Sarkosy devenu président propose une –mauvaise- réponse aux vraies interrogations d’une « classe moyenne » dont les revenus stagnent et dont les perspectives, pour elle et ses enfants, ne sont pas favorables.
Quant aux entreprises, leur positionnement par rapport aux 35 h n’est pas homogène :
Dans les petites entreprises, parmi les professions libérales, les commerçants, les artisans, les dirigeants sont souvent à la production ou dans sa proximité immédiate et font beaucoup d’heures. C’est souvent pour eux un motif de fierté et une preuve de leur légitimité sociale. Ils ne comprennent pas que leurs salariés ne partagent pas leur implication. De plus les 35 h sont associées aux images du syndicaliste et de l’inspecteur du travail qui sont les deux bêtes noires du petit entrepreneur. Ces populations sont donc extrêmement sensibles à un discours musclé de la droite contre les 35 H .
La situation est plus mitigée pour les entreprises plus importantes. Elles apprécient à leur juste valeur les opportunités qui ont été ouvertes par les lois Aubry en matière de flexibilité. Aucun DRH – s’il est un peu sincère- ne pourrait regretter la situation qui prévalait avant 1998. En revanche, les changements incessants dans les organisations, le rythme croissant de ces changements les amène à souhaiter plus de réactivité.
De plus de nombreux secteurs sont engagé dans une course à la réduction des coûts salariaux. Ils voudraient à la fois la flexibilité, la réactivité et la baisse de la masse salariale. Le beurre et l’argent du beurre, en quelque sorte.
D’où la demande insistante du MEDEF de pouvoir négocier dans l’entreprise. Avec une idée derrière la tête : vue la faible implantation syndicale dans les entreprises, il sera plus facile de faire passer les objectifs patronaux à ce niveau de négociation.
La négociation, justement …
Effectivement , le thème du temps de travail a fait son apparition de manière inattendue au détour de la négociation sur la représentativité . Ce sujet, pris et repris par les partenaires sociaux semblait enfin pouvoir aboutir.
Le ménage fait dans le MEDEF par Laurence Parisot contre les caciques de l’UIMM n’est sans doute pas pour rien dans ce déblocage. Il s’agissait de sortir des règles de représentativité automatique attribuée aux cinq confédérations, quelque soit par ailleurs leur implantation et leur audience au niveau de la branche ou de l’entreprise. Désormais les syndicats devront recueillir au moins 8 % aux élections professionnelles pour participer aux négociations. Et les signataires devront recueillir à terme la majorité des suffrages, dans un premier temps 30 %, pour que l’accord soit validé. Fini le temps où quelques syndicats croupions engageaient face au patronat l’ensemble des salariés concernés. Un progrès vers la démocratie sociale, non ?
Sur l’insistance du gouvernement, les partenaires sociaux avaient introduit dans la position commune le fameux article 17 qui prévoit la possibilité de négocier le quota des heures supplémentaires dans l’entreprise.
Alors les syndicats signataires (CGT et CFDT) auraient –ils renié leur opposition à la négociation dans l’entreprise ?
En fait les syndicats ne sont pas hostiles par principe à la négociation au niveau de l’entreprise. Ils estiment simplement qu’il faut des garanties quand on met en place des dérogations au droit général qui peuvent être défavorables aux salariés concernés. A savoir que les signataires soient vraiment représentatifs des employés et indépendants de la direction, ce qui n’est pas toujours assuré surtout dans les PME.
L’article 17 dans sa rédaction initiale apportait ces garanties puisque l’accord devait être signé par des organisations représentant 50 % des voix aux élections professionnelles.
Ces dispositions ont été reprises dans le projet de loi du gouvernement
Alors ? Où est le problème ?
On connaît tous l’histoire du cheval de Troie. Derrière l’apparence anodine de l’article 17, on a aligné à la suite dans le projet de loi une multitude d’articles qui n’ont pas directement à voir avec les 35 H mais qui dynamitent toute la réglementation du temps de travail :
- La convention de forfait à la semaine ou au mois, mise en place de gré à gré, sans nécessité d’accord collectif, entre le salarié et l’entreprise supprime toute notion de temps de travail réel. Le forfait hebdo à 40 h, à 45, voire 48 h (avec la rémunération qui correspond) exclue évidement le décompte et le paiement d’heures supplémentaires.
- Les forfaits sur l’année en jours (218 jours maxi) ou en heures (1607 h) ne sont pas une nouveauté. Ils étaient encadrés par les lois Aubry et par les accords de branche. Mais désormais, les accords collectifs peuvent aller au-delà et les maxima peuvent être pulvérisés. Et puis, à défaut d’accord, c’est l’employeur qui fixe unilatéralement la durée maximale.
- Et pour corser le tout, les salariés concernés par un forfait annuel ne sont pas soumis aux limitations de la durée quotidienne du travail (pourquoi pas 15 h dans la journée : bonjour les accidents du travail !) et de la durée maximale hebdomadaire (48 H)
Ces dispositions ne concernent pour l’instant quele secteur privé. Mais parions , qu’en cas de réussite, le gouvernement ne se gênera pour l’étendre au public.
Des partenaires sociaux en colère
Devant le groupe UMP à l’assemblée le 10 juin. , le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, celui de la CGT, Bernard Thibault, et la présidente du Medef, Laurence Parisot, ont à tour de rôle multiplié les critiques. «Nous avons le sentiment d’avoir été trompés par le ministre du Travail, a commencé Chérèque. Avec le Premier ministre, il nous a tendu une sorte de piège, à savoir négocier sur le temps de travail, ce qu’on a fait, et après profiter de cette négociation pour faire autre chose. C’est une démarche qui n’est pas acceptable.» Bernard Thibault a appuyé : «La CGT est en désaccord sur la méthode et le contenu de la deuxième partie du projet de loi relatif au temps de travail […] qui modifie autoritairement plus de 60 articles du code du travail.»
C’est la patronne des patrons, Laurence Parisot, qui a les mots les plus durs. «Nous avons été pris en traître, et l’esprit de l’accord n’est pas conforme au projet de loi, se récrie-t-elle. Des évolutions significatives en matière de durée du travail ont été actées dans la position commune sur la représentativité syndicale. Il ne faudrait pas aujourd’hui prendre des décisions politiques qui cassent ce nouvel élan, très sain pour la pacification et la construction sociale en France.»
En résumé, le MEDEF aurait pu rêver d’une telle modification législative. Mais,au passage en force au parlement, il préfère la voie du dialogue social qui en l’occurrence lui est moins favorable mais ouvre un climat plus positif entre les partenaires sociaux. Bravo! ! ça nous change quand même du baron Sellières !
En face, le ministre Xavier Bertrand, à l’origine du mauvais coup, «assume les divergences ». Sarkosy et Fillon déploient un écran de fumée (« nous ne touchons pas à la durée légale à 35 h ») et revendiquent la légitimité démocratique contre la légitimité sociale.
L’Union Européenne aussi
Cette affaire trouve un écho dans l’actualité européenne. Le conseil de l’union vient d’adopter un texte qui autorise des dérogations à la durée maximale hebdomadaire de 48 h et qui revient sur les temps de garde.
L’Europe et le temps de travail c’est une vieille histoire. Les britanniques ne voulaient pas entendre parler d’une réglementation sur les horaires maxima (48 h). A leur demande on a introduit des dérogations de gré à gré entre salariés et employeurs. Autre sujet : le temps de garde et le décompte du temps de travail effectif. Une infirmière de nuit, si elle a de la chance, peut dormir pendant sa garde. Mais comme elle doit rester à disposition c’est considéré comme du travail effectif. Le problème a pris une autre dimension –considérable- avec les médecins hospitaliers. Personne, dans la plupart des états de l’Union, n’était capable d’appliquer le principe 1 H de garde = 1 h de travail effectif et de payer les heures correspondantes. Le Conseil a introduit la notion de « temps inactif » qui amène à autoriser des semaines de 60 à 65 H. La bataille risque d’être rude au Parlement qui doit débattre dans les mois qui viennent de cette directive.
La riposte syndicale
Tous les syndicats sont hostiles au projet de loi. Aussi appellent-ils, CGT, CFDT, FSU, Solidaires à une
journée d’action le 17 juin.
FO, la CGC, L’UNSA et la CFTC restent sur le trottoir. Ils n’ont pas digéré l’accord sur la représentativité qui marginalise les petites organisations. Ils boudent. Est-ce une raison pour laisser passer sans réaction une réforme néfaste à tous les salariés ?
Quand on connaît les vrais enjeux de cette réforme, ça vaut le coup de se bouger et de descendre dans la rue.
A JC L/
S’agissant de l’appréciation des 35 H par les artisans/commercants, … je voudrais juste transmettre une lueur d’espoir : il existe parmi les commercants, des zones touristiques entre autre, des individus qui ne sont pas opposés à voir leur établissement fréquentés par des clients en RTT.
Certes, tous ne font pas encore le lien, c’est ce que tu décris dans ton mail. Il est vrai que lorsque on est nourri depuis tout petit à coup de “Travailler plus, pour gagner plus”, ca altère quelque peu le discernement.
Somme toute, on croise dans certains endroits fréquentables, des commercants, artisans,.. qui jugent les 35H00 moins sévèrement que d’autres… et une partie d’entre eux qui y sont même favorables (ceux là je te l’accorde se réunissent en congrés nationale dans une cabine téléphonique).
La gauche, et en particulier Ségolène qui l’incarne, ou tente de le faire croire, se décrédibilise par des déclarations aussi inutiles que contre productives telles que celles relatives à la libération d’Ingrid Béthancourt. Une fois de plus c’est l’ensemble du peuple de gauche qui est pris à partie par une droite, qui, bien que désemparée par le comportement imprévisible de son chef, qui se conduit comme un enfant à qui on a retiré son jouet, celui de ces 53%, et qui ce samedi et dimanche 5 et 6 juillet en revient à l’affrontement droite/gauche espérant se refaire une santé.
Cependant, Ségolène n’est pas la seule à créer de telles nuisances. Le PS s’imaginant que le pauvre “quidam” ouvrant son téléviseur ou sa radio le soir pour se tenir au courant des dernières nouvelles, comprend quelque chose à cet imbroglio des motions, contributions et autres succédanées du genre accessibles aux seuls initiés.
Comment croire la bonne foi de toutes ces personnes insincères, ne pensant qu’à leur avenir personnel et à la notoriété qu’ils en tireront et ou l’on voit des alliances contre nature.
Martine Aubry, dont la bouteille à l’encre des 35 heures à conduit à l’élection de Chirac en 2002, Lionel Jospin s’étant laissé emporter sur cette vague du temps libre et choisi dont ne sait que faire, et ne savait que faire, le pauvre smicard enfermé dans son HLM, tributaire de sa vielle auto à peine capable de l’emmener à son “boulot” situé à quelques encablures. Une petite anecdote concernant la mise en place des 35 heures au Budjet (dépendant du ministère des finances) : pour la douane, Paimpol, Marseille et quelques autres unités avaient été coisies pilotes. De multiples réunions, au détriment du service, ont eu lieu et la dernière à Paimpol a été la démonstration évidente de cette bouteille à l’encre après un exposé magistral du Chef de Division auquel le nouveau Directeur à Rennes n’avait rien compris. Imaginez alors ce qu’avaient pu en retenir les agents de la Subdivision de Saint Brieuc (St Brieuc, Lannion, Paimpol)dont aucune des trois n’a choisi la même durée de travail hebdomadaire.
Tous, de Delanoé et Aubry, en passant par Montebourg, Cambadélis, sans oublier “Jack”, et Hollande n’ont qu’une ambition : 2012. Qu’ils continuent et Sarko sera tranquille,ce n’est pas un fauteuil qu’ils lui proposent, mais un bon “transat” confortable, mais soyons en sûrs, ils n’y pensent pas, c’est loin 2012. Claude Cressiot.
Je ne partage pas ce point de vue (tu t’en doutes surement), Claude, mais je le respecte. Ainsi les éléphants, les jeunes loups, .. bref les caciques ou ténors du PS se seraient donnés le mot pour inonder la foule de proses bien difficile a ingurgiter.
Ainsi, le pauvre (d’ailleurs pourquoi pauvre ?) quidam ne s’y retrouverait pas.
Certes, il y a profusion de textes. Mais, c’est le jeu du débat, plus que des luttes de pouvoir, même si,ne nous le cachons pas, chacun oeuvre a voir son projet devenir réalité, porter un jour par un gouvernement. D’autres sensibilités de gauche, expriment, il est vrai un certain détachement à l’idée d’exercer le pouvoir. C’est un choix, qui ne crée pas tactitement la vertu. Un choix stratégique, réfléchi. Si c’est là tout ce qui les sépare, alors réjouissons nous d’avoir un jour a travailler ensemble.
“Tu parles de succédanées du genre accessibles aux seuls initiés” : Je n’y crois pas. Le peuple qui à plus de 54% a rejeté le traité constitutionnel, l’ a fait, tout le monde s’accorde là-dessus, après avoir ingurgité, digéré… un texte dont la rédaction est d’une complexité bien supérieure aux idées simples, claires, exprimées ci et là par Pierre, Benoit, Jean, françois et les autres… Alors prenons note, et redoublons d’effort pédagogiques.
Que cela n’engendre pas la ferveur, je le comprends.Mais, de là a considérer que c’est du temps perdu, c’est sous-estimer la qualité des travaux de ceux qui rédigent, et sous-estimer celles et ceux que cela interpelle, qu’ils soient ou pas au PS (et il y en a).
Enfin s’agissant des 35 heures et de leur application, il ne faut pas trop s’inquiéter. Au rythme des réformes actuelles, cela ne sera bientôt plus qu’un vague souvenir. Personnellement, je ne m’en réjouis pas.
Si il faut parfois jeter l’eau du bain, prenons quand même soin du bébé.
D’accord Eric. Mais, néanmoins, je suis content d’avoir suscité et participé au débat et d’avoir une réponse. J’ajoute que concernant les 35 heures, si tout le monde s’accorde, bon gré mal gré que ce n’est plus qu’un lointain souvenir, la nouvelle disposition concernant les cadres en est l’illustration, il est à craindre que maintenant ce gouvernement, et son chef, ne s’attaquent à la durée des congés et que petit à petit il les ramène à 4 semaines annuelles. Concernant la constitution européenne, je ne suis pas sur que les explications de “Pierre, jean, François et les autres” aient suffi au “pauvre quidam”, je maintiens cette expression, car, je ne pense pas que tous ces gens, qui vivent en situation précaire, aient pris le temps ne serait-ce que simplement d’ouvrir ce gros, très gros cahier incompréhensible pour les non initiés. Combien l’ont gardée? Je suis de ceux la, je l’ai lue et même annotée. Mais j’y ai mis le temps et je ne suis pas sur d’en avoir compris toutes les finesses dont savent se servir les politiques qui, lorsqu’on leur pose une question comme par exemple “:que pensez vous du temps qu’il fait”, vous répondent pendant 1/4 d’heure au bout duquel l’on a rien compris et au final sans avoir répondu à la question posée. Alors, oui, pauvre quidam. Enfin, n’oublions pas tout de même que l’empereur Sarko est en extase devant le modèle américain et qu’il n’aura de cesse que d’avoir démoli toutes les lois sociales et démantelé le système de santé français pour faire de la France une province mad in USA. Claude Ctressiot.
“La Dictature arrive…”
Voici un texte à méditer et peut’être à diffuser plus largement ?
Syndicat de la magistrature
12-14 rue Charles Fourier
75013 PARIS
tel 01 48 05 47 88
fax 01 47 00 16 05
mail : syndicat.magistrature@wanadoo.fr
site : http://www.syndicat-magistrature.org
Paris, le 2 juillet 2008
Communiqué de presse :
« La vie des autres » avec EDVIGE
Un décret publié le 1er juillet 2008 au Journal officiel institue un nouveau fichier
dénommé EDVIGE, organisant le fichage généralisé et systématique de « toutes
personnes âgée de 13 ans et plus » « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat
politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique,
social ou religieux significatif ». En clair, tous les citoyens ayant un jour souhaité
s’investir pour leur cité.
Il est également prévu de ficher tout individu, groupe ou organisation dont l’activité
est susceptible de troubler l’ordre public et de permettre aux services de police
d’effectuer des enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois ou à
certaines missions, sur la base des éléments figurant dans le fichier EDVIGE.
L’enregistrement des données à caractère personnel n’a aucune limite, ni dans le
temps ni dans son contenu, puisque pourront être répertoriées toutes les
informations relatives aux fréquentations, au comportement, aux déplacements, à
l’appartenance ethnique, à la vie sexuelle, aux opinions politiques, philosophiques et
religieuses, au patrimoine, au véhicule etc….
Si le décret du 14 octobre 1991 permettait déjà aux Renseignements Généraux de
récolter et détenir des informations sur les personnes majeures impliquées dans le
débat public, EDVIGE étend considérablement le champ des données collectables,
comme les motifs justifiant le fichage.
En effet, il s’agit aujourd’hui d’informer le gouvernement sur des individus engagés et
non plus de lui permettre d’apprécier une situation politique économique ou sociale.
Malgré les recommandations du Conseil de l’Europe et les nombreuses réserves de
la CNIL concernant ce fichier, le gouvernement fait le choix d’adopter un mode de
recensement des populations particulièrement attentatoire aux libertés et au respect
de la vie privée.
De même que la rétention de sûreté a vocation à prévenir d’un crime hypothétique,
EDVIGE pourra avoir vocation à se prémunir contre toute forme d’opposition.
En effet, comment ne pas rapprocher EDVIGE (on s’interrogera au passage sur le
choix d’un prénom féminin) d’un contexte autoritaire plus global qui remet en cause
l’indépendance des médias, comme celle de la Justice, et qui mène une lutte
permanente contre les acteurs du mouvement social ?
Cette dimension nouvelle du fichage politique introduit, au prétexte toujours bien
commode de l’ordre public, un moyen puissant de dissuasion de toute forme de
contestation ou d’opposition citoyenne.
Le Syndicat de la magistrature appelle à la mobilisation contre la mise en place de ce
fichier d’inspiration anti-démocratique et examinera toute forme d’action juridique
pour empêcher sa mise en oeuvre.
“Le décret en question”
“Décret n° 2008-632 du 27 juin 2008 portant création d’un traitement
automatisé de données à caractère personnel dénommé « EDVIGE »”
NOR: IOCC0815681D
Le Premier ministre,
Sur le rapport de la ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales,
Vu le code de procédure pénale, notamment son article 777-3 ;
Vu la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés,
notamment son article 26 (I à III) ;
Vu le décret n° 85-1057 du 2 octobre 1985 modifié relatif à l’organisation de l’administration
centrale du ministère de l’intérieur et de la décentralisation, notamment son article 12 ;
Vu le décret n° 2007-914 du 15 mai 2007 pris pour l’application du I de l’article 30 de la loi n° 78-
17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés ;
Vu l’avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés en date du 16 juin 2008 ;
Le Conseil d’Etat (section de l’intérieur) entendu,
Décrète :
Art. 1
Le ministre de l’intérieur est autorisé à mettre en œuvre un traitement automatisé et des fichiers
de données à caractère personnel intitulés EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de
l’information générale) ayant pour finalités, en vue d’informer le Gouvernement et les
représentants de l’Etat dans les départements et collectivités :
1. De centraliser et d’analyser les informations relatives aux personnes physiques ou morales
ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un
rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif, sous condition que ces informations
soient nécessaires au Gouvernement ou à ses représentants pour l’exercice de leurs
responsabilités ;
2. De centraliser et d’analyser les informations relatives aux individus, groupes, organisations et
personnes morales qui, en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de
porter atteinte à l’ordre public ;
3. De permettre aux services de police d’exécuter les enquêtes administratives qui leur sont
confiées en vertu des lois et règlements, pour déterminer si le comportement des personnes
physiques ou morales intéressées est compatible avec l’exercice des fonctions ou des missions
envisagées.
Art. 2
Conformément aux dispositions de l’article 6 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, et dans la
stricte mesure où elles sont nécessaires à la poursuite des finalités mentionnées à l’article 1er du
présent décret, les catégories de données à caractère personnel enregistrées dans le traitement
mentionné à l’article 1er et concernant des personnes physiques âgées de treize ans et plus sont
les suivantes :
― informations ayant trait à l’état civil et à la profession ;
― adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques ;
― signes physiques particuliers et objectifs, photographies et comportement ;
― titres d’identité ;
― immatriculation des véhicules ;
― informations fiscales et patrimoniales ;
― déplacements et antécédents judiciaires ;
― motif de l’enregistrement des données ;
― données relatives à l’environnement de la personne, notamment à celles entretenant ou ayant
entretenu des relations directes et non fortuites avec elle.
Les données collectées au titre du 1 de l’article 1er du présent décret ne peuvent porter ni sur le
comportement ni sur le déplacement des personnes.
Le traitement peut enregistrer des données à caractère personnel de la nature de celles
mentionnées à l’article 8 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée. Celles de ces données autres que
celles relatives aux opinions politiques, philosophiques ou religieuses, ou à l’appartenance
syndicale ne peuvent être enregistrées au titre de la finalité du 1 de l’article 1er que de manière
exceptionnelle. Il est interdit de sélectionner une catégorie particulière de personnes à partir de
ces seules informations.
Le traitement ne comporte pas de dispositif de reconnaissance faciale à partir de la photographie.
Les données concernant les mineurs de seize ans ne peuvent être enregistrées que dans la
mesure où ceux-ci, en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de porter
atteinte à l’ordre public.
Les données collectées pour les seuls besoins d’une enquête administrative peuvent être
conservées pour une durée maximale de cinq ans à compter de leur enregistrement ou de la
cessation des fonctions ou des missions au titre desquelles l’enquête a été menée.
Art. 3
Dans la limite du besoin d’en connaître, sont autorisés à accéder aux informations mentionnées à
l’article 2 :
― les fonctionnaires relevant de la sous-direction de l’information générale de la direction
centrale de la sécurité publique, individuellement désignés et spécialement habilités par le
directeur central de la sécurité publique ;
― les fonctionnaires affectés dans les services d’information générale des directions
départementales de la sécurité publique ou, à Paris, de la préfecture de police, individuellement
désignés et spécialement habilités par le directeur départemental ou, à Paris, par le préfet de
police.
Peut également être destinataire des données mentionnées à l’article 2, dans la limite du besoin
d’en connaître, tout autre agent d’un service de la police nationale ou de la gendarmerie
nationale, sur demande expresse, sous le timbre de l’autorité hiérarchique, qui précise l’identité
du consultant, l’objet et les motifs de la consultation.
Art. 4
Le traitement et les fichiers ne font l’objet d’aucune interconnexion, aucun rapprochement ni
aucune forme de mise en relation avec d’autres traitements ou fichiers.
Art. 5
Conformément aux dispositions prévues à l’article 41 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, le droit
d’accès aux données s’exerce auprès de la Commission nationale de l’informatique et des
libertés.
Le droit d’information prévu au I de l’article 32 et le droit d’opposition prévu à l’article 38 de la
même loi ne s’appliquent pas au présent traitement.
Art. 6
Sans préjudice de l’application de l’article 44 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, le directeur
général de la police nationale rend compte chaque année à la Commission nationale de
l’informatique et des libertés de ses activités de vérification, de mise à jour et d’effacement des
informations enregistrées dans le traitement.
Art. 7
Le présent décret est applicable sur tout le territoire de la République.
Art. 8
Le présent décret entre en vigueur le jour de l’entrée en vigueur du décret n° 2008-631 du 27 juin
2008 portant modification du décret n° 91-1051 du 14 octobre 1991 relatif aux fichiers gérés par
les services des renseignements généraux et du décret n° 2007-914 du 15 mai 2007 pris pour
l’application du I de l’article 30 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978.
Art. 9
La ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales est chargée de l’exécution
du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait à Paris, le 27 juin 2008.
François Fillon
Par le Premier ministre :
La ministre de l’intérieur,
de l’outre-mer et des collectivités territoriales,
Michèle Alliot-Marie
Le fichier “Evdige” est effectivement une atteinte à la liberté d’expression des personnes. Cependant, ce type de fichage existe depuis longtemps, la CNIL en ayant interdit l’usage en son temps et contraignant les services de sécurité à détruire tous les fichers manuels détenus dans leurs services. En connaissance de cause, il n’en a rien été, et rares sont les unités qui ont respecté cette obligation. Avec Edvige, M.A.M va beaucoup plus loin en voulant ficher les jeunes à partir de 13 ans, ce qui veut dire que, toute leur vie, une fiche manuelle les suivra sur laquelle il suffira de changer la photo au fil du temps. Concernant les opinions de chacun, là aussi le fichage existe depuis longtemps. D’ailleurs, d’autres services, le Fisc en particulier, connecté au “fichier de la sécu est capable de retrouver n’importe lequel d’entre nous. Devant le tollé provoqué par cette “initiative”, la ministre a, soi disant, reculée. On peut avoir des doutes. Conclusion, ce n’est pas un, mais tous les fichiers qui, officiellement n’existent pas, qui devraient disparaître.
Malheureusement, il existera toujours des personnes pour alimenter ces fichiers. La délation est innérante à la nature humaine. Fort heureusement ces “informateurs”, recensés ou non, ou agissant par “torchons” anonymes sont tout de même assez peu nombreux. Deux exemples, cette assistante sociale, qui au cours d’une visite dans le cadre de son travail constate la présence d’un sans papier dans ce domicile et qui s’empresse d’en informer la police. Elle a, je crois, justement été condamnée pour “délation”; félicitations au juge si tel est le cas. Un article paru hier dans un journal local raconte la même histoire, sauf que là il s’agit d’un sans papiers employé illégalement et que les agents de l’URSAFF, auteurs de ce contrôle, se sont eux aussi empressés de remettre à la police. Dans ce cas, il ne s’agit pas de délation, mais sans aucun doute, l’employeur sera fiché et surveillé. Bien sur, pour ce cas, il est toujours possible de crier “au voleur”, cet employeur indélicat ne payant pas de charges pour son “sans papier”. On peut tout de même s’inquiéter de la façon dont s’exerce la justice dans notre pays en se souvenant de ces “sans papiers” employés par ce grand restaurant parisien situé juste en face de l’appartement de Sarkosy dans le 16ème, où ce même Sarkosy allait déjeuner régulièrement. Evidemment, et on peut s’en réjouir pour eux, ces hommes ont été régularisés et ont repris leur travail, mais le restaurateur a-t-il, sera-t-il inquiété? fiché à vie? il est vrai que selon ses dires, ces employés étaient tous déclarés et qu’il ignorait leur situation de sans papiers. Donc, ne nous faisons pas de soucis; fichés nous sommes, fichés nous serons un jour ou l’autre. Claude Cressiot.
Un drame en multi exemplaires, plutôt un mélodrame,en tous cas une mascarade épouventable. Le PS se ridiculise en cette fin de crépage de chignons qui verra son épilogue le 20 novembre. Plus ils sont décriés par la presse nationale et locale, plus ils en redemandent. Ségolène avec son récent spectacle de danse du ventre, Delanoë grand donneur de leçons, Aubry, cheval de retour après les dégats qu’elle a causés avec les 35 heures. Benoît Hamon qui aspire à l’éléphantisme, et à Julien Dray dévoré d’ambitions ect….ect…. Sont-ils aussi stupides pour creuser ainsi leur tombe? mais au dela de ce carnavalesque spectacle, ils en oublient tous les français et leurs difficultés. Seul compte leur avenir personnel. Croient-ils encore que les gens s’intéressent à leurs idioties? En attendant, Sarkosy remonte dans les sondages et il doit bien s’amuser. Fillon en rajoute en déclarant que la France a besoin d’un parti socialiste fort, il n’a pas précisé si c’était fort bête, mais a du le penser très fort. En tous cas, quelque soit l’élu de cette pantalonnade, il aura bien du mal a convaincre les français les plus en difficulté qu’il pourra améliorer leur situation. L’alternance n’est pas pour demain, ni pour 2012, Sarkosy peut dormir tranquille.
Mon cher claude,
Pour le militant socialiste que je suis, ton texte est difficile à digérer et même s’il traduit une part de vérité, tu comprendras ,que je ne me reconnaisse pas dans l’intégralité de tes propos.
Mais je te connais , ta plume traduit plus un profond regret de nous voir actuellement si loin des vrai préoccupations des personnes, qu’une oppositions aux thèses sociales et progressistes dont nous devons être porteur.
Oui l’épisode du congrès est délicat et peu glorieux, comme tous, j’ai hate qu’il se termine.
Dans cette cacophonie, une note d’espoir à laquelle je t’invite à te joindre. Ici localement à Paimpol, le parti socialiste veux s’ouvrir et renouveler ses pratiques et son image. Si tu le souhaites tu y as toute ta place…
Bonjour Jean. Effectivement tu me connais bien, et, c’est plus par,non pas tristesse, mais par irritation face à une situation que grandguignole n’aurait pas rejetée, que j’ai écrit ces quelques lignes. Quand à ta proposition, elle est intéressante, mais, car il y a un mais, quelles leçons tirera le comité local du PS pour répondre aux préoccupations des citoyens paimpolais et régionaux mais aussi nationaux. Cependant, je viens de vivre une expérience désagréable pour une tribune que j’ai écrite concernant le BT A de Kernoa et l’insalubrité qui règne avec ses eaux stagnantes et la boue invraisemblable des pelouses (il paraît que “l’on” attend” le feu vert pour commencer les travaux prévus et en attente depuis près de deux ans)chaque fois que le temps se dégrade et en particulier depuis un mois avec le temps qui fait chez nous. Aucun intérêt manifesté par les habitants de ce bâtiment, pas plus d’ailleurs que lorsque je leur ai fait faire une pétition sur le même sujet. Cela démontre combien il est difficle de se décarcasser contre des moulins à vent. Mais s’il n’y a pas eu de réactions des riverains de cette rue, il n’y en a pas eu plus du côté de l’opposition municipale. C’est là qu’est le Hic. Un challenge à relever. Pourquoi pas.
Le calice jusqu’à la lie. Le résultat est tombé. 42 voix et peut-être moins ce soir 22/11 selon les journaux télévisés. François Hollande qui en appele à l’unité. Depuis 2002, le discours est toujours le même. Refondation, unité, éviter les affrontements ect… ect… Tous ces dirigeants semblent oublier que, derrière leur discours lénifiant, ils détruisent les espoirs que la masse silencieuse place en eux. Je l’ai dit, c’est un peu se battre contre des moulins à vent que d’entreprendre la défense des plus démunis. Peut-être conviendrait-il de se poser la question de savoir pourquoi ils sont si désabusés et le discours des socialistes n’y est sans doute pas étranger. quoiqu’il en soit, mardi, sauf coup de théatre de la enième dernière minute, la fin du feuilleton devrait être effective. Mais, qui sera le vrai vainqueur? se sont-ils posé la question? le simple fait de s’interroger y répond pour eux. Nicolas Sarkosy qui, dit-on, doit remanier son le gouvernement ne va pas manquer de profiter de la situation. Il a déja posé ses banderilles. Le coup de grace viendra de l’intérieur du PS chez qui certains dirigeants ou membres influents, déja approchés, ne manqueront pas de répondre à l’appel de Sarkosy qui ne va pas s’en priver. Ambitions, entêtement, inimitiés, invectives, agressions verbales, tout concourt à l’éclatement de ce parti. Enfin, nul doute non plus que Ségolène Royale n’en restera pas la et que, comme je l’ai déja dit, Nicolas Sarkosy n’a aucun souci à se faire pour 2012, elle sera encore sur le devant de la scène. Jean Luc Mélanchon s’en va rejoindre Olivier Besancenot dans un combat d’arrière garde consistant à ignorer les évolutions du monde et à d’arc bouter sur des idées d’un autre temps. Le monde à changé, le PS n’a pas changé. Gare à l’implosion.
Claude,
je vois ce dont tu parles.T m’excuseras de ne pas répondre, mais hier, nous étions quelques militants PS de Paimpol et des environs aux manifs de St Brieuc et Lannion contre la privatisation de la Poste. Nous avons donc une actualité que tu nous rappelles a rattraper.
Règles démocratiques
Le Parti Socialiste, quoique qu’en disent les médias, est un parti ou l’on débat, ou l’on vote et ou l’on milite au quotidien.
C’est pourquoi je trouve particulièrement désagréable et très dommageable, les procédures, coup d’éclat, menaces de judiciarisation que diffusent à haute dose,Ségolène Royale et certains de ses partisans.
L’appel à la rue contre le parti est une hérésie et une terrible faute politique.
Ma crainte intime est que cette manoeuvre ne prépare une rupture, une organisation parallèle ou pire une scission.
Face à cette fronde, il est urgent de rester calme, d’attendre la décision du Conseil National, de prendre acte de cette décision et dès demain de nous remettre au travail pour prendre toute notre place d’opposition audible et crédible.
Tous ceux qui vont avoir à subir les effets de la crise actuelle et des décisions de dilution du lien social que mène l’actuel gouvernement et le Président de la République,nous attendent .
Il est grand temps de retrouver le sens des priorités.
Je pense que la publication de ce courrier émanant de la Mutuelle des Douanes, dont je vais vous proposer la lecture a sa place dans cette rubrique. Cette lettre est datée du 5 janvier 2009 et a pour objet une mesure unilatérale du gouvernement :
“Cher ami mutualiste.
Je vous informe que le gouvernement a décidé de supprimer, à compter du 1er janvier 2009, la prestation interministérielle d’Aide Ménagère à Domicile bénéficiant aux agents retraités de l’Etat âgés de plus de 65 ans.
Cette prestation, à laquelle la Mutuelle des Douanes apporte un complément de financement, bénéficie à plus de 30 000 fonctionnaires (dont près de 75% de femmes de plus de 80 ans). Elle joue un rôle majeur dans le maintien à domicile des personnes âgées qui rencontreraient ls plus grandes difficultés pour touver un hébergement en milieu institutionnel (maisons de retraites ou autres formules).
Cette décision unilatérale des pouvoirs publics est profondément injuste et traduit une volonté politique de réduire l’action sociale de l’Etat au seul bénéfice des fonctionnaires actifs, ce qui constitue une remise en cause très grave. Elle crée en outre une rupture d’égalité de traitement entre secteur public et secteur privé, les retraités du régime général continuant de bénéficier de ces prestations auprès de la Sécurité sociale.
A la Mutuelle des Douanes ATLAS, ce sont ainsi près d’un millier de nos adhérents qui seraient concernés par cette suppression.
Les Mutuelles de la Fonction Publique, mises devant le fait accompli, se sont bien sûr élevées contre cette mesure, mais sans résultat jusqu’à ce jour.
Je souhaitais vous informer au plus tôt sur ce dossier qui nous préoccupe beaucoup. Dans l’hypothèse où le gouvernement maintiendrait sa décision, la Mutuelle des Douanes sera amenée, dans le cadre de son action solidaire, à prendre des initiatives pour éviter que nos adhérents les plus défavorisés se retrouvent dans une situation très difficile.
Je vous prie de croire, cher ami mutualiste, à l’assurance de mes meilleurs sentiments mutualistes”.
Ce texte est signé par Monsieur Claude FERNANDEZ, Président de la Mutuelle des Douanes.
Quelles conclusions tirer de ce texte? Le Gouvernement continue son travail de sappe des acquits sociaux. Aujourd’hui, ce sont une catégorie de salariés du public, qu’en sera-t-il demain du secteur privé? Les Mutuelles pourront-elles continuer longtemps à compenser ces actes de la droite? Pour celles du Ministère des Finances, elles ont été contraintes de se regrouper (douanes, trésor, impôts, insee, finances et encore 2 autres pour pouvoir continuer à obtenir des subventions de l’Etat, regroupement imposé par Bruxelles, faute de quoi, elles n’y auraient plus eu droit. Il est de plus évident que ce gouvernement offre le secteur santé aux assurances privées qui se “régalent” déja du pactole à venir.
Nouveau camouflet. Martine Aubry subit un nouveau camouflet et les médais de s’en donner à coeur joie. Il suffisait d’écouter France Inter ce mardi 24 mars dans le journal de 07 à 10 heures. Les railleries sur les blogs vont aussi bon train chez les militants et Benoît Hamon et son ton dogmatique si particulièrement désagréable n’a pas lui non plus été épargné pour ce qui a et est, et la droite ne va pas se priver de l’utiliser, un échec cuisant pour la réunion du zénith, malgré la justese du thème retenu, dont le titre aurait été trouvé précisément par Benoît Hamon “printemps des libertés”. Bien d’autres en tireraient les conséquences et Martine Aubry la première en présentant sa démission du poste de premier secrétaire du PS, ou alors en posant la question de confiance aux militants, PS qui s’étiole chaque jour un peu plus. Il est à craindre que les prochaines élections (européennes, et régionales) ne confirment cette érosion dans les sondages et que la droite n’en soit la principale bénéficiaire en reprenant 7 ou 8 régions, droite qui n’a pas non plus beaucoup de cohésion, les “contestations” de ses élus concernant l’OTAN, le bouclier fiscale le montrent bien. Seulement, Sarkosy à l’avantage, il est toujours en avance d’un point sur les évènements et impose à l’UMP ses “désirs” qu’il prend pour des réalités, en attendant, tous rentrent dans le rang. Ce soir encore, à St Quentin, il brouillera encore un peu plus les cartes en appliquant le principe que la meilleure défense, c’est l’attaque. Le PS et ses militants feraient bien d’entrer de façon sérieuse en dissidence contre une direction plétore en exigeant de nouvelles élections pour avoir à sa tête un chef, un vrai, qui ne penserait pas uniquement à sa carrière, mais au bien de tous. Les derniers évènements et les commentaires graves à son encontre ne montrent pas que ce chef soit encore né.
Bonjour Claude,
je prends note de ton commentaire. Je ne suis pas partisan de voir le PS fonctionner sur le même mode que l’ UMP, avec un chef, qui décide de tout, de la disgrace des courtisans de sa majesté à la nomination de certains responsables…
Il n’étaient pas nombreux au “printemps des libertés”, dont acte. Mais une vingtaine de personnes à arpenter le quinic ce dimanche, ca n’est pas beaucoup non plus. Cela doit il pour autant permettre de déconsidérer, l’intérêt de chacun de ces sujets, et l’investissement de nombreux bénévoles qui cherchent à les défendre ? Je ne pense pas.^
Oui c’est certains, la crise eloignera chaque jour un peu plus les citoyens de sujets qui deviennent secondaires (ou plus haut dans la pyramide de Maslow). Est-ce là encore pour autant, une raison suffisante pour ne plus parler, d’amour, de culture, de rapports aux autres, d’épanouissement, d’émancipation, d’égalité, de fraternité… voir de justice, d”éducation… ?
Si il y a une chose sur laquelle je te rejoins, c’est que Parti ou pas Parti, celle ou celui qui parle d’espoir est écouté. Et il n’y a aucune raison qu’on le laisse aux autres. Tu peux compter sur nous. A bientôt.
Salut Eric.
Je suis ravi que d’installer une polémique provoque ta, et je l’espère, des réactions. Loin de moi de prôner un souverain à la tête du PS, mais il faut tout de même admettre que certaines personnes ne passent pas auprès des élécteurs de gauche que nous sommes et une direction qui se chamaille à longueur de temps. D’autre part, je confirme mon propos concernant Benôit Hamon et j’ai été très heureux d’entendre sur France Inter cette semaine, après la réunion du Zénith, que je n’étais pas le seul à penser ainsi, et chacun sait que cette radio n’est pas particulièrement de droite, il existe d’ailleurs un mot peu usité “morguer” du petit larousse signifiant traiter avec arrogance. Enfin il serait bon que des positions très claires soient prises vis à vis de socialistes qui n’aspirent qu’à devenir ministre de Sarko (Vals par exemple) en leur demandant de se définir une bonne fois. Cela aurait le mérite d’éclaircir les choses. Quand à ta conclusion, j’y adhère totalement, même si je n’ai pas été l’un des 20 du “quinic”. Bonne journée.