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Jérôme Fouquet
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Comme le reconnaît le maire, Jean-Yves de Chaisemartin, « la situation est grave mais pas désespérée ». La nouvelle municipalité doit gérer une situation qu’elle a héritée de l’ancienne. Avec l’ambition de « remettre les comptes à zéro ». La baisse des dotations de l’État (100 000 € de moins), proportionnelle à celle de la population au dernier recensement n’arrange rien.
La dette de la ville a progressé de 35 %, passant de 8,9 millions d’euros en 2002 à plus de 11 millions d’euros en 2008. « On ne peut l’alourdir encore, concède le maire, Jean-Yves de Chaisemartin, pour ne pas faire peser l’endettement sur les générations futures. » Aussi, l’objectif est de « lancer un programme de désendettement au détriment de l’investissement ». Et sans augmenter la fiscalité. Les taux 2008 devraient donc être maintenus. L’élu reconnaît que « le poids de l’impôt est très élevé, même s’il est inférieur à la moyenne départementale ». C’est un peu le prix à payer, si l’on en croit le maire pour que Paimpol bénéficie d’un « niveau d’équipement et de services très élevé. L’impôt, on le paye pour quelque chose ».
Une marge de manoeuvre limitée
Dans ce contexte, la marge de manoeuvre dans les années à venir sera très restreinte. Notamment celle du recours à l’emprunt. Le cabinet d’audit a imaginé quelques scénarios. Selon l’un d’eux, il faudrait augmenter les taux d’imposition de 25 % afin de rétablir la situation. Ou selon un autre, maîtriser de manière plus accrue les charges de fonctionnement et augmenter les taux d’imposition à 5 %. Et dans ce cas, la situation deviendrait « acceptable ».
Du côté de l’opposition, Camille Grot (PS) affiche son inquiétude. « Je pense qu’on ne passera pas l’année 2009. » Il ajoute : « Le budget de l’ancien maire n’avait pas été honnête. Et le nouveau maire aurait dû prendre une décision modificative budgétaire, une fois élu et non aller, tête baissée, vers d’autres projets. »
Le premier magistrat se veut réaliste et optimiste. Il estime nécessaire de poursuivre « les efforts engagés dans la limite des moyens pour une continuité de l’action ».
Les finances de la ville vont mal, mais les taux d’imposition 2008 seront être maintenus.
La réaction à la situation semble sage, mais que de chemin depuis la campagne et les promesses de développement. Ca ressemble à “j’irai chercher la croissance avec les dents”. On ne parle bien sûr plus de salle de congrès….
Une décision qui n’est pas “sage”, c’est l’instauration de la taxe EDF (6 % de la facture).
La taxe EDF (même si elle existe ailleurs) est injuste. Elle frappe indifféremment les ménages, sans se préoccuper des ressources. Les familles nombreuses sont les plus touchées et au contraire, les résidences secondaires sont plus épargnées, puisque la taxe est calculée sur la consommation.
La taxe d’habitation, qui prévoit des dégrèvements en fonction du nombre de personnes à charge et des ressources, est beaucoup plus juste. En outre ces dégrèvements sont compensés par l’Etat… Pour une fois que le transfert peut se faire dans ce sens-là…