Demain, Paimpol à Vivre…

Des idées, des débats, des échanges, des fondations pour un projet

Création d’emploi, Le Maire et ses conseillers tiennent leurs promesses.

 

LE Conseil Municipal (Compte Rendu de la Presse d’Armor) : cliquezphoto-pleine-page

 

Source Ouest France

Le port de Paimpol n’accueillera pas en 2009 une étape du Tour de Bretagne à la Voile. Peut-être en 2010. 

Diane Bakéna est la nouvelle collaboratrice de cabinet recrutée par le maire.
L’opposition conteste l’utilité d’un tel poste.  
Changement de décor pour les élus de la ville qui se réuniront, désormais à la maison des plaisanciers. En attendant que les travaux de prolongement de la mairie soient lancés. Trop étroite, la salle de conseil de la mairie était jugée « inadaptée » par le maire, Jean-Yves de Chaisemartin. La maison des plaisanciers donne « une belle image pour une ville à vocation maritime ». Hier soir, dans ce nouveau lieu, les élus se sont penchés sur les divers et nombreux dossiers soumis à leur vote. 

Polémique autour de la collaboratrice de cabinet.

source photo : http://blog.bayrou92.fr/index.php/2006/11/17/le-role-du-politique-dans-la-societe/

 La nomination par le maire d’un chef de cabinet où plutôt d’un « collaborateur de cabinet », Diane Bakéna a suscité un vif débat. Dont le profil est plus que contesté par l’opposition : l’ex vice-présidente des Jeunes UDF et actuellement conseillère municipale à Bois-Colombes (92).

Les élus de l’opposition dénoncent « des petits arrangements entre amis ». Elle conteste également « la nécessité d’ouvrir un tel poste », dans une commune comme Paimpol. Le maire explique que ce poste existe habituellement dans les communes de plus de 12 000 habitants. Mais pour mener à bien « sa politique ambitieuse » pour la ville, il affirme avoir besoin d’être secondé dans son « travail de lobbying ».

Pour celles et ceux qui veulent en savoir plus sur ce profil de poste ; cliquez

Pas de tour de Bretagne en 2009. La Ville dit non à la proposition de la ligue de Bretagne à la voile d’accueillir une étape de la course, les 5 et 6 septembre 2009. Une étape de « 12 heures à peine et de nuit », jugée « insuffisante en retombées médiatiques » par une majorité d’élus. Sachant que le ticket d’entrée au tour s’élève à 10 000€ et tout ce que ça implique au niveau de l’organisation. Jean-Yves de Chaisemartin souligne aussi le fait que cette année coïncide avec celle du festival du Chant de Marin. Loïc Huchet de Guemeur, élu de l’opposition, qui était plutôt favorable s’est abstenu avec trois autres élus.

Aménagement des abords des HLM de Kernoa. Réhabiliter les abords des HLM de Kernoa à un coût : près de 450 000 €. Les travaux concernent principalement les espaces verts, la voierie et l’aire de jeux. « Il y a rétrocession des alentours à la municipalité, mais c’est financé par l’office HLM », résume le maire. Une prise en charge dont le pourcentage est en cours de négociation entre les deux parties. Le maire évoque la tenue d’une réunion publique très prochainement.

 

La faillite de Celeos fragilise les finances locales 
Diverses questions étaient à l’ordre du jour du dernier conseil municipal délocalisé pour l’occasion à la maison des plaisanciers. 
Travaux à la bibliothèque municipale : une perte de 4 800 € 

En raison de nouveaux travaux, la bibliothèque municipale est fermée pendant quatre mois. Une partie du fonds a été transférée à la mairie annexe de Kérity. Un choix jugé « non judicieux » par l’opposition du fait de « l’exiguïté des locaux ». « Seuls les locaux de Kérity sont déjà connectés », se défend le maire. Lancer « des travaux de branchement » ailleurs, explique-t-il engagerait des frais supplémentaires.

« S’excusant » pour les désagréments occasionnés, la commune prolonge de quatre mois les abonnements en cours. Un geste qui lui coûte 4 800 €.

 

Une subvention pour animerle centre-ville

L’État soutient le développement des centres-villes à travers le Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce (FISAC). Une subvention de plus de 40 000 € a ainsi été allouée à la commune de Paimpol il y a trois ans. Plus de 20 000 € ont été redistribués à l’union commerciale. Une autre partie de la somme a été investie dans la création d’un parking de 125 places. Le bilan est jugé positif dans l’ensemble. « Dans une ville animée, le taux de fréquentation est plus élevé en ou hors saison », constate Pierre-Yves Le Moal, conseiller municipal.

Paimpol adhère à la charte« Ya d’ar brezhoneg »

Couronnement d’une campagne lancée en 2001 à l’occasion de l’année européenne des langues, la charte « Ya d’ar brezhoneg » (« Oui au breton ») propose aux communes 40 actions destinées à intégrer le breton dans leur fonctionnement quotidien. Lors du dernier conseil, la municipalité a choisi sept de ces actions, qui feront de Paimpol une « commune de niveau 1 de la charte ». Pour commencer…

Du reste, certaines de ces actions sont déjà réalisées, totalement ou en partie (mise en place de panneaux bilingues, promotion des cours de breton, aide à l’installation et au développement de filières bilingues…) ; tandis que d’autres devraient être faciles à concrétiser, comme par exemple « l’information du public quant à la possibilité d’avoir une cérémonie de mariage bilingue ».

Celeos fragilise les financesde la ville

Alors que la municipalité s’était fixée pour objectif de ne pas dépasser 700 000 € d’emprunts dans son budget, la limite a été franchie avec un emprunt de 1 000 000 €. La raison principale : le promoteur briochin Celeos, en dépôt de bilan, avait acquis pour 400 000 € le terrain de l’ancien site de perception, en face de l’église, pour y construire des logements. Une opération qui n’aura finalement pas lieu. Malgré les efforts du maire pour obtenir un prêt avantageux (à taux fixe, de 4,8 %, sur 20 ans), c’est un poids supplémentaire que supporteront les finances de la Ville.

Effacement du réseau à Guilben

Au cours du conseil, la municipalité a entériné le projet d’effacement des réseaux aériens d’électricité et de téléphone, sur le secteur protégé de la pointe de Guilben. Un investissement jugé lourd (40 000 €), mais nécessaire : au-delà de l’aspect visuel, qui n’est pas négligeable au demeurant, des travaux étaient indispensables pour le renforcement du réseau électrique basse tension.

D’ici deux ans, la première hydrolienne à Bréhat 
Le projet avance. L’échéancier a été présenté, hier, par Electricité de France,son promoteur. Une machine test est annoncée pour 2010. 
En juillet, EDF a choisi les côtes de Bréhat pour implanter à titre expérimental, en 2011, la première ferme hydrolienne de France. Le but est de produire de l’électricité en utilisant l’énergie des courants marins. 

Pour s’assurer du soutien de toutes les parties prenantes à ce projet, l’entreprise a mis en place un groupe réunissant élus, services de l’État, pêcheurs, plaisanciers, associations environnementales, entreprises… Il s’est réuni hier soir, pour la première fois hier à Loguivy-de-la-Mer. Une rencontre qui devrait se renouveler tous les deux mois.

Les grands axes de ce projet ont été dévoilés par Vincent Denby-Wilkes, délégué régional EDF Bretagne, et Pierre Brun, chef du projet. Les principales études devraient s’achever à la fin de l’année, peut-être fin janvier

« Une machine sera installée en 2010 pour tester les capacités de résistance mécanique », indique Pierre Brun. Le choix de la technologie, c’est-à-dire de la machine, devrait se faire d’ici à fin octobre. Quelle qu’elle soit, elle sera immergée pour « que rien ne dépasse et ne fasse obstacle à la navigation ».

De l’électricitépour 5 000 foyers

Quatre à dix hydroliennes seront ancrées dans l’anse de Lesnay, par 35 m de fond. « Il s’agit d’atteindre les 5 mégawatts/heure, soit l’équivalent de la consommation de 5 000 foyers. De quoi couvrir les besoins locaux des communes de Ploubazlanec, Bréhat et Paimpol. » Les hydroliennes seront implantées en deux phases, entre fin 2011 et fin 2012.

Sur le plan environnemental, EDF est rassurante quant à l’impact sur la flore et la faune marine. « Il n’y a pas trop d’inquiétudes sur la reconstitution du milieu pendant la phase des travaux », avance Vincent Denby-Wilkes. Les nuisances sonores devraient être, selon les promoteurs, très limitées. Un projet dont le coût devrait avoisiner les 20 millions d’euros.

 

(À suivre)

6 Responses

  1. ML Depail dit :

    mais un emploi aux services en moins !

  2. paimpolavivre dit :

    Le titre aurait donc dû être “Création d’emploi, Le Maire et ses conseillers tiennent (presque) leurs promesses”. Nobody’s perfect.

  3. PM dit :

    Deux emplois en moins :

    l’un aux Services Techniques (voirie)
    l’autre dans les services administratifs (état civil)

    Bilan globalement négatif !

  4. Weil Sabine dit :

    La promesse, c’était de créer des emplois en faisant venir des entreprises, ce n’était pas créer un complément de revenu pour une personne qui va vraissemblablement permettre au maire de préparer son prochain mandat électif!

  5. ML Depail dit :

    petit calcul
    la personne sera payée environ 1200€ par mois ce qui correspond à peu près à un salaire d’agent administratif de la fonction publique (cadre C) voilà pour un des emplois gelé, mais à quoi servira l’autre, a-t-on d’autres surprises à attendre ?

  6. Jean bellanger dit :

    PETIT ARRANGEMENTS ENTRE AMIS
    Ainsi, ce que chacun d’entre nous pouvait subodorer, ce met tranquillement en place.
    JYDC ce préoccupe de SON avenir politique et se sert de Paimpol comme tremplin.
    La délocalisation de Diane BAKELA vers des terre de mission bretonne, participe t’elle de la résolution de la crise des banlieues.
    Puiser la matiere grise dans le vivier du très “pauvre” département des Hauts de Seine et recruter une collaboratrice élue sur une liste UMP de Bois-Colombe, voilà qui est sage et tisse des liens qui peuvent servir…
    Dernier point concernant le salaire annoncé, celui-ci devrait tout juste permettre de payer les frais de transport de la nouvelle responsable de cabinet.

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