Demain, Paimpol à Vivre…

Des idées, des débats, des échanges, des fondations pour un projet

Conseil municipal Radical… (14.11.2008)

 « Nous allons poursuivre le débat sur l’alcool… »

 

L’essentiel de l’ordre du jour a été consacré au positionnement que doit prendre le conseil municipal vis-à-vis des problèmes d’alcoolisation rencontrés ces derniers temps, sur la ville.

Hier soir, les 28 conseillers municipaux se sont exprimés sur la question de l’alcool et des problèmes qui en découlent. Ce n’est que le début d’un long travail, selon le maire.

Au final, l’ordre du jour du conseil municipal, prévu hier soir, n’aura été abordé qu’à partir de 19 h 30, soit une heure et demie après le début de la séance. Ce temps a été consacré à un grand débat sur l’alcool. Le maire Jean-Yves de Chaisemartin et les 28 élus ont examiné une à une les cinq mesures annoncées fin octobre, à la suite du drame de la rue des Huit-Patriotes (un jeune homme est mort après avoir été frappé au cours d’une soirée, Ouest-France du 18 octobre). « Notre travail est d’éviter le sentiment d’insécurité qui peut exister dans la rue et d’empêcher qu’une poignée d’êtres irresponsables pourrissent la vie des autres », indique le maire Jean-Yves de Chaisemartin, avant de lancer un tour de table. Morceaux choisis.

Instaurer des patrouilles pédestres mixtes (gendarmes et policiers municipaux) : contre. Pierre Morvan, de l’opposition, déplore « la surmédiatisation des événements. Paimpol n’est pas Chicago ! » Argument récurrent : « Ce n’est pas la vocation des policiers municipaux. Ils ne sont pas formés pour. » Romain Rapain : « Quand ça dégénère dans un groupe, les gendarmes sont souvent en retrait. Il faut plus d’effectifs ». Albert Le Calvez croit à « l’humanisation de la prévention, mais ce n’est pas le rôle de la police municipale. » Georges Lucas : « Les policiers vivent à Paimpol et sont en contact avec la population, il faut des effectifs extérieurs. »

Augmenter l’éclairage public dans les secteurs sensibles : double oui. Tous les conseillers sont favorables à cette mesure.

Créer un poste d’éducateur de rue : pourquoi pas ? « Je suis pour. Il faut de l’accompagnement et de la prévention », confie Pierre Morvan. Loïc Huchet du Guermeur, de l’opposition : « Les problèmes peuvent se traiter la nuit, à chaud, mais aussi le lendemain, à froid. Certains jeunes justifient un éducateur à plein-temps. Si on veut une politique de sécurité durable, il faut entrer dans le détail. La sanction a aussi son importance ». Marie-Line Depail, élue de la minorité, regrette que « l’aspect de la santé publique ne soit pas abordé ». France Le Bohec, adjointe à la culture : « Je ne suis pas convaincue. Des élus et des assistantes sociales peuvent s’en charger ». Annie Mobuchon, première adjointe : « Je suis assez pour mais cela dépend de qui il s’agit et dans quelles conditions cela se passe. » Franck Pichon : « Il faut travailler avec la famille. » Brigitte Le Saulnier, adjointe à la santé : « Un groupe de travail (police municipale, gendarmerie, infirmier etc.) a déjà fait deux réunions sur la prévention. Nous envisageons de faire des actions fortes, dont une au premier trimestre 2009 pour troucher les jeunes et les parents. Pour le poste d’éducateur de rue, on a eu des demandes des communes avoisinantes. Cet emploi pourrait se créer au niveau communautaire. »

Modifier les horaires d’ouverture des débits de boisson : ce n’est pas le vrai problème. « Il ne faut pas faire des débits de boisson les boucs émissaires. Paimpol est une ville touristique. On a besoin d’eux », rappelle Pierre Morvan. « Modifier les horaires des bars, c’est déplacer le problème », complète André Guillemot. Romain Rapin : « Vivons aussi la nuit ! Pas sûr qu’il faut jeter la pierre aux bars. » Anne-Marie Bré : « Non, je suis cliente ! L’alcool est un problème lié aux consommateurs et non aux débiteurs, Il faut que les commerçants travaillent. » Yvonne Conan : « Les éducateurs doivent s’adresser aux jeunes qu’on voit avec des bouteilles devant le collège de Goas-Plat ».

Installer des caméras de surveillance : non. « Cela ne fait que déplacer le problème », remarque Pierre Morvan. « Pourquoi pas des endroits ciblés entre 22 h et 6 h ? », suggère Soizic Dalmart. Albert Le Calvez : « Cela ne résoudra pas le problème. Il ne faut pas confondre la diminution des nuisances sonores (N.D.L.R : deux bars de nuit ont vu leur dérogation suspendue il y a trois semaines), le confort des riverains et l’insécurité dans la rue… »

Le mot de la fin. « Il faut faire un travail du lendemain en s’appuyant sur la prévention et l’accompagnement. Mais on ne remplacera jamais la famille. Je suis aussi opposé aux caméras. La patrouille est une hypothèse de mesure pour le début de soirée. Pas de clientélisme, pas de sensationalisme, pas de surmédiatisation ! Le débat doit se poursuivre sur le fond… », conclut Jean-Yves de Chaisemartin.

Source : le télégramme . S QUERO.

 

Les débats riches et fournis, sur la sécurité en ville, se sont tenus à la Maison des Plaisanciers, hier, lors du conseil municipal.

L’ouverture de la séance a été l’occasion de présenter deux nouveaux à la mairie, Diane Bakena, collaboratrice de cabinet, et Marc Beaure d’Augeres, directeur des services techniques.

Cinq pistes de travail contre l’abus d’alcool

Le point principal a porté sur la sécurité. Dans un contexte lié à la consommation excessive d’alcool, après notamment l’agression de la rue des Huit-Patriotes, à la suite de laquelle un jeune homme a trouvé la mort (Le Télégramme du 22 octobre), la sécurité en ville a été longuement évoquée. Des mesures contre la consommation excessive d’alcool ont été débattues. Les sept adjoints, les élus de la majorité et de l’opposition ont donné leurs points de vue sur les solutions ressorties de l’échange entre la municipalité, la gendarmerie et la préfecture. Cinq pistes de travail avaient été évoquées : la mise en place de patrouilles pédestres mixtes, gendarmerie et police ;

le doublement de l’éclairage public dans les rues des Huit-Patriotes et des Islandais, points sensibles dans les débordements qu’il y a pu avoir ; la création d’un ou de plusieurs postes d’éducateur de rue pour désamorcer des situations « tendues » ; la suspension de la dérogation d’ouverture tardive des bars de nuit (1 h au lieu de 3 h) ; l’instauration d’une vidéoprotection ».

Une majorité contre la vidéoprotection

« Il faut éviter le sentiment d’insécurité qui peut exister, qu’une poignée d’irresponsables gâchent la vie des autres », souligne le maire. « L’alcool n’est pas un problème strictement paimpolais ». « Il ne faut pas faire des débits de boissons des boucs émissaires », affirme, par ailleurs, Pierre Morvan. « S’ils fermaient, cela ne ferait que déplacer le problème. Concernant la vidéosurveillance, j’y suis opposé ». Parmi les élus, une majorité de voix contre les caméras de surveillance a été constatée, ainsi qu’une réserve sur la présence des policiers municipaux lors des patrouilles. « On doit faire le travail du lendemain et de la veille, axé sur la prévention et l’accompagnement », insiste Jean-Yves de Chaisemartin. « Il ne faut stigmatiser ni la jeunesse, ni les bars ». Sachant que les ivresses publiques manifestes seront sanctionnées sévèrement et immédiatement, des mesures de prévention peuvent être multiples. « On pourrait céder au clientélisme en prenant des mesures spectaculaires », lâche le maire. « Je suis opposé à la vidéoprotection et contre la suppression des dérogations des horaires tardives des bars ». (À suivre)

 

Source Télégramme

La suite du conseil en bref

Marc Beaure d’Augères, nouveau directeur des services techniques.

Outre le débat sur l’alcool, vendredi soir, le nouveau directeur

des services techniques de la ville a été présenté.

Un nouveau directeur des services techniques. Marc Beaure d’Augères, 37 ans, succède à Éric Taisne, reparti dans son Nord natal à la tête des services techniques de la ville. Originaire du Limousin, le nouveau directeur a travaillé huit ans dans une collectivité locale de la région parisienne comme directeur adjoint au développement durable et à l’environnement puis à la voirie et l’aménagement. « Auparavant, j’ai travaillé dans l’industrie agroalimentaire dans les Côtes-d’Armor. »

Les services techniques, un secteur qu’il présente comme « le bras armé de la politique des élus ». Tout ceci au service des administrés. « Élus, population et services, un triptyque qui me plaît bien. »

L’homme dirigera un service qui emploie 60 personnes. Les services techniques, ce sont : les travaux publics et ses 120 km de voirie, les 140 bâtiments communaux, les espaces verts, un bureau d’études et « des unités plus logistiques » (garage municipal, service festivités, matériel mis à disposition des manifestations…).

Polémique autour des illuminations de Noël. « Le concours des illuminations de Noël récompense ceux font des efforts. Nous n’encourageons pas le gâchis d’électricité mais l’économie ne veut pas dire austérité. Les guirlandes ne consomment pas plus le soir. Ce sujet ne mérite pas la polémique », précise Jean-Yves de Chaisemartin. Ce à quoi, Pierre Morvan, de l’opposition, rétorque : « Ce n’est pas judicieux de faire un concours. C’est une incitation. Les communes qui l’ont fait rebroussent chemin aujourd’hui… Si on devait voter, je voterais contre ce concours. » Aucune inscription n’a encore été enregistrée.

 

Leave a Reply

Archives / Stock d’idées