« L’hôpital est à un tournant de son histoire »
Le directeur du centre hospitalier.
|
L’hôpital de Paimpol traverse une période difficile. Hier, lors des voeux, son directeur, Guy Croissant est revenu sur la situation.
Quelle est la situation actuelle de l’hôpital ?
La situation est difficile, il ne faut pas se le cacher. Le déficit est d’environ 1,7 millions d’euros. Ca a commencé l’année dernière mais nous avions des réserves qui ont permis d’absorber quelque peu ce déficit. Certaines activités sont en chute, après le départ de praticiens. Il y a donc une certaine inquiétude mais il y a quand même du bon. Des projets sont en route pour cette année : un service de soins palliatifs, la prise en charge des personnes victimes d’un accident vasculaire cérébral. Aujourd’hui, l’hôpital est à un tournant de son histoire qui doit se réadapter sur certaines activités.
Que pensez-vous de la réforme hospitalière ?
Pour le moment, on attend de savoir ce qui va en sortir. Nous sommes à une phase où l’avenir de l’hôpital est dans la coopération et la mutualisation des services pour avoir, demain des équipes médicales de territoire. Comme ces chirurgiens qui viennent de Saint-Brieuc avec leur spécialité et leurs compétences.
Le centre hospitalier emploie combien de personnes ?
L’hôpital, ce sont 500 lits avec Bréhat (maison de retraite, ndlr) et 700 fiches de paie. C’est le premier employeur de Paimpol. Au service des urgences, nous avons recruté en 2008, 4 médecins, soit au total 9 temps pleins. Ce qui permet à deux d’entre eux d’assurer des gardes 24 h/24 h.
Le directeur du centre hospitalier.
au fil des idées