A la veille de la saison touristique, l’émission Thalassa, diffusée vendredi sur France 3, a suscité les réactions d’acteurs locaux, connus ou anonymes. L’émission devait mettre en avant le sentier des douaniers de Perros-Guirec à Dinard. En fait, le choix éditorial de mettre l’accent sur les problèmes environnementaux de la côte a fortement déplu à Jean-Yves de Chaisemartin, le maire de Paimpol, comme à des nombreux internautes qui ont réagi sur le forum de Thalassa. L’émission, en direct du port, s’était pourtant déroulée sans réaction notable du public. En début de semaine, l’élu local a envoyé un courrier à Georges Pernoud, présentateur de l’émission. « Je lui ai demandé à ce qu’il revienne vite pour corriger le message et les erreurs », détaille-t-il. « L’émission a soulevé de véritables questions, commente le maire de Paimpol. Mais une décharge au milieu du plus beau paysage du monde se voit mieux qu’au milieu d’une autre décharge. Et il faut dire qu’il y a le plus beau paysage du monde autour, ils ne l’ont pas fait. ». L’élu fait ici référence à la décharge de Bréhat, dont il a été question dans l’émission. Pour Jean-Yves de Chaisemartin, « Les gens ont été vexés, ,ils se sont sentis trompés ». Très remonté, Yannick Hémeury, président du comité des pêches marines et des élevages marins de Paimpol-Lannion, a expédié mardi un courrier à Georges Per- noud. Lui aussi regrette que Thalassa se soit (( focalisée sur quelques points sensibles, (…) qui ne sont qu’une partie infime » du GR 34. Il craint que l’émission à une heure de grande écoute n’ait découragé de futurs vacanciers.
Le télégramme du 15 avril 2009
Vous pouvez consulter le Forum de Thalassa à cette adresse : http://forums.france3.fr/france3/thalassa/paimpol-sujet_576_1.htm
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Il faudrait peut-être traiter le problème de la décharge de Bréhat avant d’inviter Pernoud. Et s’il faut une telle émission pour se souvenir de l’existence de mares de rétention de pétrole sur l’île d’Er, alors je salue le propos.
Nettoyons ce qui peut l’être et demandons à Thalassa de revenir.
Vous nous avez bécassiné. Lettre ouverte à Georges Pernoud.
Qu’il faille parler des sujets qui fâchent, soit.
Nous n’attendons pas d’ailleurs la venue épisodique de Thalassa pour analyser,
et agir pour la bonne préservation de notre littoral et de nos terres. Vous
auriez été inspiré de vous rapprocher de certaines associations qui œuvrent sur
la région à la reconquête de la qualité de l’eau par exemple.
A montrer le bon, le positif… vous auriez peut-être fait moins d’audience,
mais vous auriez fait votre travail : rendre compte, sans parti pris des
richesses, des faiblesses d’un territoire.
Au lieu de cela, vous nous avez bécassiné. Je souhaite vous revoir un jour sur
Paimpol, sans vos caméras, pour vous faire découvrir ce que vous n’avez pas
voulu, ni voir, ni montrer… d’une côte et de ces habitants qui valent mieux
que le clip caricatural diffusé vendredi soir.
Il se déverse sur votre forum aujourd’hui une marée de messages, dont la teneur
atteint parfois des sommets ; à la hauteur des excès de pessimisme et de
sensationnel qui ont caractérisé la ligne éditoriale de votre émission du 10
avril. Je ne suivrai pas ce chemin. Car à ce jeu, on en vient rapidement aux
clichés, écolos-bobos, Parisiens têtes de veau,voire aux insultes … courageusement signés de
pseudos.
De la mesure, sans retenue, voilà ce qui aura manqué vendredi 10. Maintenant, il
ne vous reste plus qu’a modérer les posts… en attendant de prendre date, pour
une visite authentique de nos Côtes d’Armor.
Eric Bothorel, Paimpol.
Thalassa du 10/04. Mon avis et un petit hors sujet en conclusion (ma tribune du 17/04/09).
Thalassa, vendredi dernier, a mis le doigt sur des situations environnementales de notre côte Nord Bretagne qui durent et perdurent. Les réactions hostiles sont à la hauteur des faits dénoncés. Est-il possible de comprendre ce qui a motivé les réalisateurs de l’émission? Peut-être ne s’agit-il simplement que d’un regret de voir combien notre merveilleux paysage sauvage, comme il n’en existe nulle part ailleurs sur le littoral français, est en proie à l’incurie (manque de soins, négligence, laisser-aller (petit larousse) des décideurs locaux et nationaux, de droite, comme de gauche. Les titres sont évocateurs:”thalassa: du goudron et des plumes; l’enfer du décor; stupéfaits; un film d’horreur; une honte”. Il ne se trouve que quelques défenseurs sincères pour reconnaître la qualité de ce reportage sur le GR 34. Il est vrai que ces défenseurs de terrain n’attendent pas Thalassa pour dénoncer ces scandales que les pourfendeurs d’un jour ne veulent pas voir, la meilleure preuve en est les questions posées par les journalistes au cours du tournage, questions que chaque sollicité a esquivées, prétendant ne pas savoir, ne pas être au courant, ne pas habiter la région au moment des faits comme pour l’Île d’ER où le pétrole du Torrey Canyon croupit depuis plus de 40 ans alors qu’il aurait dû être récupéré rapidement. C’était en 1978, depuis gauche et droite se sont succédées à la tête de l’Etat et le pétrole est encore là pour longtemps si l’on anlyse les propos de Monsieur le sous préfet minorant les dangers écologiques, dangers que l’on retrouve partout où des naufrages de cette nature ont eu lieu. Le plus étonnant, face à cette pollution sauvage, est de lire les propos du représentant des pêcheurs, pourtant premier conerné par la qualité de leau. La décharge de Bréhat, dont personne ne veut payer l’évacuation de ses déchets, chacun, conseil Régional, Général, CCPG, communes, se renvoient la balle. Les algues vertes qui envahissent nos côtes, Hillion, Plestin les Grèves, mais aussi Bréhec, Port Bénbi, L’Armor Pleubian où précisément des laboratoires étudient comment il serait possible de traîter ces algues vertes, mais qui étudie aussi pourquoi “le goémon”, pour employer un terme général est en forte diminution et dont le CEVA pense que cela a un rapport avec le réchauffement climatique. Le sillon du talbert tellement trituré qu’il se dégrade. Quand aux bâtiments en ruines d’En Avant de Guingamp à Bréhec, force est de reconnaître qu’il n’embellit pas l’accès à la cale du Vieux Bréhec, mais là encore, les intérêts sont contradictoires, En Avant souhaitant en tirer le meilleur parti, tant pis pour l’environnement et surtout pour les riverains.
Une dernière chose (un peu hors sujet, mais pas tant que ça) concernant Paimpol, et plus particulièrement l’environnement du bâtiment A des HLM de Kernoa, j’aurais aimé que le GR 34 y passe permmettant aux reporters de Thalassa de dénoncer l’état boueux et honteux dans lequel sont laissés les habitants de cet immeuble depuis 2 ans 1/2. Vous avez raison Monsieur le Maire, que Thalassa revienne vite et que ses caméramans y produisent des images, alors peut-être, les travaux prévus seront-ils exécutés. Enfin, il faut souligner la qualité du reportage sur le “bidonville lacustre” au Nigéria et le courage des pauvres quelques vingt mille Béninois qui y survivent. Quelle leçon de courage. Merci Thalassa.
La question est de savoir si “Thalassa” est une émission de tourisme et une magazine d’investigation.
Pour regarder régulièrement l’émission, tout laisse à penser qu’il s’agit bel et bien d’une émission d’investigation ayant pour trame de fond le monde de la mer au sens large du terme.
Dans ce cas, l’émission à Paimpol n’a rien de choquant. Elle met l’accent sur un problème majeur dans notre région. Oui, nous avons des problèmes avec la préservation de notre envirronement dans les Côtes d’Armor. C’est un fait et nul besoin de nous voiler la face.
Oui, nous sommes à la traine dans bien des domaines cruciaux pour les décennies à venir.
Monsieur le Maire se dit choqué par le contenu éditorial de cette émission. Certes, c’est son droit. Toutefois, rappelons que le meilleur moyen de lutter contre la prolifération des algues vertes sur nos plages et de les nettoyer très régulièrement même pendant la saison hivernal. Pourquoi n’est-ce pas fait ? Avant de crier au loup, mieux vaut tenter de se remettre en question.
La reconquête d’une eau de qualité et de plage propre passe aussi par des politiques agricoles locales mettant l’accent sur le “biologique” ou du moins le “modéré”. Quid de Monsieur le Maire sur ce sujet ?
La reconquête de nos paysages passe également par une politique urbaine de non étalement, axée sur le densification en agglomération en petits collectifs. Cela permet de laisser la nature s’exprimer et faire son travail de régulation en périphérie. Cela permet d’éviter la prolifération des jardins individuels souvent massivement traités et consommateurs d’espaces qui pourraient être utilisés pour une agriculture raisonnée par exemple.
A quand également une politique de gestion des déchets ambitieuse ? Les points de tri sélectif sont particulièrement rares sur le territoire communale.
A quand un vrai plan de circulation digne de ce nom, avec un véritable plateau piétonnier englobant une grande partie du centre ville ? Quand prendra-t-on le temps et mettrons nous en oeuvre la pédagogie nécessaire pour expliquer aux commerçants de notre centre ville qu’il n’est pas nécessaire que leurs clients aient obligatoirement la possibilité de se garer en face de leur boutique pour y entrer ? Combien de temps perdu faudra-t-il pour comprendre qu’un centre ville est avant tout un lieu de rencontre, de mixité social, de culture et de flânerie et pas seulement une zone commerciale ?
Que dit Monsieur le Maire sur l’aménegement de nos transports en commun ? Cela ne choque personne de voir un TER flambant neuf arriver dans la gare de Paimpol absolument ridicule et pourrie ? L’ancienne municipalité a eu le culot de construire des parkings et n’a pas été à même de réaménger cette gare ! Nous marchons sur la tête. Nous navigons à contre courant ! Nous sommes dans le même cas de figure concernant les stations de Tibus, le système de transports en commun départemental. Les usagers de ces bus patientent les pieds dans la boue à la gare, et dans des abris datant des années 70 à Kerity ou à l’hopital !
Je ne sais pas si je m’exprime correctement mais comprenez moi :
- Les villes modernes et dynamiques détruisent des parkings. Nous, on en construit !
- Les villes modernes et dynamiques développement leur transport en commun. Nous, on les laisse à l’abandon !
Excusez-moi mais, merde ! Nous ne sommes plus dans le France de Pompidou !
Désolé pour l’égarement de mon propos. Cela pour dire simplement que l’environnement, avant d’en parler, on s’en occupe. C’est comme tout, il y a ceux qui en parlent qui ceux qui agissent.