Demain, Paimpol à Vivre…

Des idées, des débats, des échanges, des fondations pour un projet

Le Maire, dans son registre… discours et petits fours.

Selon Ouest France
Voeux : la lucidité du maire et son Arlésienne

 

 

 

 

Salle comble hier soir pour les voeux de Jean-Yves de Chaisemartin à la population.

 

Il a parlé de finances, de projets, et… du troisième bassin.

La crise financière. Le maire ne s’en cache pas. Financièrement, 2 009 sera difficile. « Le déficit de l’État est estimé, pour 2009, à 80 milliards d’euros. Il ne faudra pas compter sur lui pour donner un coup de pouce aux collectivités locales. »

 

Paimpol peut dépenser combien ? Pour faire simple, la ville peut emprunter 700 000 €, et a une épargne de 300 000 €. « Ce qui nous fait un million d’euros de marge de manoeuvre par an, explique Jean-Yves de Chaisemartin. Alors que le montant des projets déjà engagés s’élève à 3,5 millions d’euros. » Alors ? « Et bien, on ne pourra pas aller plus loin dans les deux ou trois ans que ce qui est déjà prévu : caserne des pompiers, gymnase de Goas-Plat »

200 habitants = 100 000 €. Pour corser l’affaire, la ville va perdre, à cause de sa diminution de population, 100 000 € de dotation de l’État. « Notre première priorité sera de lutter contre cette tendance. J’espère vous dire dans cinq ans, après le prochain recensement, que nous avons gagné 50 ou 100 habitants. »

Coup de gueule n° 1, la Poste. Le maire exprime le « désaccord profond » de la municipalité concernant les récents travaux. Trois mois de fermeture et la Poste est toujours totalement inaccessible aux personnes handicapées. « C’est inacceptable d’envisager une rénovation de cette manière ! »

Coup de gueule n° 2, l’hôpital. Parmi les priorités de l’équipe municipale, le soutien aux services publics. « Mais avec l’installation de la carte sanitaire, l’hôpital se trouve dans une situation inextricable, avec un déficit de plus d’un million d’euros. C’est une véritable prise d’otage. »

Les associations. Aucune ne souffrira, assure le maire, de la nouvelle méthode de comptabiliser le coût réel d’occupation des salles, du chauffage et de l’intervention des services municipaux.

Les bourgs. Des conseils de quartier seront mis en place, avec des représentants tirés au sort sur une liste de volontaires.

L’Arlésienne paimpolaise. C’est ainsi que le maire appelle le projet de troisième bassin. Mais il compte également entreprendre une réflexion sur l’aménagement du front de port et la suppression du rond-point devant le Quai Neuf.

La culture. Elle n’a pas pour vocation d’être rentable. « Mais c’est un investissement indispensable. Un euro dans la culture, c’est dix euros dans le tissu économique local. »

L’an prochain ou cette année ? Allez, un petit clin d’oeil : par deux fois, vers la fin de son discours, Jean-Yves de Chaisemartin a parlé de « l’an prochain » en évoquant 2 009. Il faudra bien qu’il s’y fasse : elle a réellement commencé, cette année neuve.

 Anne KIESEL.

Vœux du maire. Graves mais pas désespérés (Télégramme)

Jean-Yves de Chaisemartin ne veut pas que sa petite ville connaisse la crise. « Petite » car elle a perdu 200 habitants et qu’il va falloir inverser la tendance.

Paimpol a une capacité d’emprunt de 700.000 € et une marge de manœuvre d’un million d’euros par an. Avec un montant de 3,5 M€ de projets déjà engagés, l’équipe municipale actuelle n’a pas beaucoup de capacité à engager de gros travaux pour les trois ans à venir.

 

Problème démographique :

De plus, hier soir, le maire a annoncé une mauvaise nouvelle. En perdant 200 habitants, entre 1999 et 2006, la ville va perdre 100.000 € de dotation de l’État en 2009. Dans un contexte déjà difficile, comment veut-il inverser la tendance pour attirer une population de jeunes ménages avec enfants, alors que le foncier est particulièrement cher dans sa ville. « L’État, vu sa situation, va avoir beaucoup de mal à nous aider mais on fait peser notre train de vie sur l’avenir de nos enfants et petits-enfants depuis trop longtemps.

Pour autant, faut-il subir la crise ? Je ne le crois pas. Même si nous n’avons pas de leviers financiers, nous allons poursuivre les travaux engagés et tout tenter pour inverser notre courbe démographique ». Et le maire de s’expliquer : « Nous allons continuer notre bataille pour faire venir des entreprises, créer du logement social et des lotissements accessibles. Nous voulons continuer d’animer la ville toute l’année et pas seulement l’été, la promouvoir à l’extérieur pour donner envie aux gens d’y venir. Nous avons beaucoup d’atouts et nous allons devoir travailler sur le long terme, avec des perspectives ».

Une « aberration » à La Poste

« Il faut travailler sur une vingtaine d’années en étalant tous nos projets dans le temps, renforcer nos services publics et là, je voudrais m’insurger contre une aberration. La Poste, qui vient d’être rénovée, n’est toujours pas accessible aux personnes âgées et aux personnes handicapées à cause des marches ». Et si la ville ne peut pas tout faire, elle espère compter sur le territoire avec les projets communautaires ». Outre les projets déjà dévoilés, (voir notre édition de mardi), la municipalité va créer des comités de quartier à Plounez et à Kérity en incluant les habitants et va mettre en place un conseil communal des jeunes à la rentrée de septembre. Une autre nouveauté pour 2009, parmi les grands rendez-vous touristiques, la Classic channel cruise Regata, qui ne pourra pas se dérouler à Saint-Malo et prendra donc ses quartiers dans la cité des Islandais.

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