Demain, Paimpol à Vivre…

Des idées, des débats, des échanges, des fondations pour un projet

L’insee, l’autre pas (la suite que l’on attendait pas)

La ministre de l’Economie Christine Lagarde a jugé vendredi “exagérément pessimistes” les prévisions de l’Insee annonçant une croissance de 0,2% au deuxième trimestre en France et un total annuel de 1,6%.  20 Juin 2008

 La ministre de l’Economie Christine Lagarde a indiqué mardi que la croissance en 2008 devrait être “plus près de 1,7% que de 2%”. 15 Juillet 2008

“Je ne fais pas preuve d’un optimisme béat, ni d’une grande naïveté; nous serons amenés à réviser à la baisse nos prévisions de croissance pour 2008 comme probablement pour l’année 2009″, a dit Christine Lagarde

Il faut utiliser les mots qui conviennent, a-t-il expliqué. Quand il y a de la croissance, on ne parle pas de récession”.   “Ma conviction”, a-t-il poursuivi, “est que l’année 2008 sera une année positive en termes de croissance, un peu plus de 1%, et que 2009 sera également une année positive.” François Fillon  29 Aout 2008

 Avec un mauvais deuxième trimestre, un troisième trimestre dont je pense qu’il ne sera pas bon non plus, il est mathématiquement impossible que nous atteignions 1,7%“. Invitée dimanche du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, Christine Lagarde a confirmé les récentes déclarations de François Fillon : la croissance doit être revue à la baisse. “On sera sans doute autour de 1%“, a-t-elle noté. “On finira 2008 avec un troisième trimestre et un quatrième trimestre assez faibles (…) mais on finira 2009 mieux qu’on la commencera“, a-t-elle assuré. 08 Septembre 2008

La ministre française de l’Economie, Christine Lagarde, a estimé ce sur la radio RMC que la croissance française serait «autour de 1%» en 2009, comme cette année. Interrogée sur le ralentissement de la croissance et le niveau qu’elle atteindrait en 2008 et 2009, Christine Lagarde a répondu: «autour de 1%».
En 2009, année pour laquelle le gouvernement tablait jusqu’à présent sur une croissance de 1,75 à 2,25%, la ministre a précisé que «la fin de l’année sera certainement meilleure que le début de l’année». 21 Septembre 2008

Malgré les prévisions pessimistes de l’Insee, qui envisage dans sa note de conjoncture de vendredi une contraction de 0,8% du PIB au quatrième trimestre 2008, suivie d’une baisse de 0,4% en janvier-mars 2009, Christine Lagarde maintient ses propres chiffres : pour 2009, le gouvernement table donc toujours sur une croissance de 0,2% à 0,5% du PIB. “L’Insee ne prend pas en compte la batterie de relance. La note de conjoncture de l’Insee a pris partiellement en compte l’effet de ces mesures et très peu pris en compte les plans présentés par les autres pays (européens) et ceux qui viennent“ en janvier, a estimé la ministre de l’Economie.  Le 19 Décembre 2008.

Ndlr, décémbre 2008 : on pourrait croire à une mauvaise blague, si, entre ces différentes déclarations, il ne s’était rien produit. Le diagnostic de la pathologie dont Christine Lagarde souffre est donc plus sévère que prévu : elle n’ a aucune capacité à prévoir, mais en plus, elle ne se souvient de rien. La crise ? Quelle crise ? Même pas mal. Tout va bien.

 

Paimpol, les quais, 18 Décembre 2008

Paimpol, les quais, 18 Décembre 2008

 

 

 

 

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Travail dominical : le débat tourne court à l’Assemblée nationale.

Ci joint le texte de Corinne ERHEL (http://www.corinne-erhel.fr/) sur le sujet.  Par ailleurs, un site complet traitant de ce projet de loi reccueille les pétitions à l’adresse suivante : http://www.travail-dimanche.com

ndlr :Les deux initiatives sont distinctes.

Dans une ambiance électrique, l’examen de la proposition de loi de Richard Mallié (UMP) sur “les dérogations au travail dominical” a commencé mercredi 17 décembre, à 21h30. Compte tenu des tensions, des contradictions et des divisions affichées même au sein de la majorité, ce débat d’arrière-garde a été reporté sine die, dès minuit.
Ce texte se heurte à une forte objection dans l’opinion publique et je m’oppose personnellement à son vote pour quatre raisons principales.

D’abord, parce qu’il est néfaste pour l’organisation de la Société. La généralisation du travail le dimanche, par l’ouverture des commerces, des crèches, des services, déstructurera inévitablement notre société qui a tant besoin de moments de respiration, de détente, de rencontres amicales, culturelles, sportives et familiales. Je pense aux parents et m’inquiète pour les enfants.
Je m’y oppose ensuite parce qu’il s’agit d’une régression sociale. Le Gouvernement élude le lien de subordination entre un salarié et son employeur. Peut-on vraiment parler ici de volontariat ? Et très paradoxalement, si 52% des français se disent favorables à l’ouverture des magasins le dimanche, 61% refuseraient de travailler ce jour là.
Je le conteste aussi parce qu’il favorise la consommation dans les grandes surfaces. Ce principe même de consommation est néfaste pour l’environnement, par les transports, les livraisons, les consommations énergétiques engendrés et va totalement à l’encontre des engagements pris dans le Grenelle de l’environnement.
Enfin, je rejette cette proposition de loi en raison de son inefficacité économique.  Plusieurs études, telles celles de l’OFCE, du Conseil Economique et Social ou encore du CREDOC, relativisent l’intérêt économique de l’ouverture le dimanche pour la consommation et l’emploi. La consommation induite par une ouverture dominicale consiste en un déplacement dans le temps de l’acte d’achat qui s’inscrit dans un budget contraint. Sauf, à avoir recours sans compter aux crédits à la consommation en tout genre. Ce texte va aussi dans le sens d’un renforcement de la concentration des activités commerciales en zones périurbaines avec des effets désastreux sur le commerce de proximité.

Cette proposition de loi est un cadeau de plus offert à la grande distribution. Ce texte touche cependant un symbole très cher aux français : Le dimanche jour de repos.

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Ploubazlanec à Vivre, aussi.

Les élus renvendiquent la paternité des hydroliènes

Samedi, lors du conseil municipal, les élus ont tenu à rappeler que le projet d’implantation d’hydroliènes à Bréhat se situe sur la commune de Ploubazlanec. Beaucoup regrettent que l’est du département s’accapare l’événement. Michel Renard, élu, insiste : « Ce projet est bon pour Ploubazlanec mais je suis inquiet car certains tentent de tirer les draps vers eux, au détriment de la commune. Je pense au conseil général notamment. La signature se fera à Ploubazlanec tout de même. Il s’agit d’un projet Trégor-Goëlo, nous devons nous serrer les coudes et ne pas nous laisser manger par l’est du département. » Danielle Brézellec, la maire acquiesce : « Je dois m’imposer d’avantage et faire des progrès en matière de communication, notamment via la presse où le projet est systématiquement présenté en page Paimpol. Ploubazlanec n’est jamais cité. »

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De la maternelle au lycée,
 notre école publique est gravement menacée.
 La colère monte.
 La volonté d’agir est grande.
 C’est ensemble que nous pourrons gagner !

 

 

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Suite à la grève massive du 20 novembre,  nous étions 25 enseignants du secteur, syndiqués ou non, réunis le 3 décembre à Paimpol.
 De la maternelle au lycée, nous avons dressé un bilan de la politique éducative menée par le gouvernement.
 Devant l’ampleur des attaques nous avons décidé qu’il était urgent de s’organiser pour agir.
 Un collectif de résistance doit être constitué.

 

 
 Nous invitons
 tous les défenseurs de l’école publique
 à se joindre à nous !

 Rendez-vous le mercredi 17 décembre à 17 h
 salle 1 du centre Dunant – Paimpol

 pour organiser la résistance face aux attaques
 soigneusement organisées par le gouvernement


 Faites circuler l’info largement… Et venez nombreux !
 
 Pour le collectif : Jean-Pierre Ballarini, Jeanne Etienne, Véronique Schersach

 

Les lycéens descendent dans la rue 

Plus de 150 lycéens ont manifesté hier contre la réforme du lycée. 

Une action tardive, mais qui se veut solidaire avant tout.

Silencieux depuis le début du mouvement, les lycéens de Paimpol ont donné de la voix en manifestant, hier dans les rues de la ville. Une action initiée par des lycéens de Pierre-Loti. Cette action se veut solidaire avant tout. « On est là pour soutenir tous les lycées en grève contre la suppression des postes, la réforme du BEP et du bac professionnel », explique l’un des meneurs. 

Il justifie cette réaction tardive pour avoir « pris le temps de s’informer » sur les grandes lignes du texte. Au lycée maritime Pierre-Loti, des délégués de classes avaient rencontré, la veille, la direction.

« La réforme du bac professionnel était déjà lancée, souligne un responsable. Nous leur avions déjà expliqué l’année dernière. Leurs revendications sont tardives. »

Certes, mais ça n’a pas empêché une vingtaine d’élèves de l’établissement, « soit 30 % des effectifs présents car cinq classes sont en stage », précise la direction, d’initier ce mouvement.

Des ronds-points bloqués

Le gros du cortège est formé par leurs camarades du lycée Kerraoul, plus d’une centaine (sur un effectif de 580). Plus une vingtaine du lycée privé Kersa, environ « 6 % de l’effectif ».

Vers 10 h 30, plus de 150 élèves s’étaient rassemblées pour un sitting sur le rond-point du Champ de Foire. Bloquant ainsi, pendant quelques minutes les voitures. « On n’est pas là pour casser ou louper les cours », a assuré un jeune.

La manifestation s’est poursuivie sur le port et dans les rues du centre-ville, investies par les étals en ce jour du marché. Les blocages ont repris l’après-midi.

Au rond-point de Carrefour, quelques heurts, accompagnés de jets d’oeufs se sont produits entre des manifestants et des automobilistes qui ont voulu forcer le passage. Outre ce petit incident, le mouvement s’est déroulé dans une ambiance plutôt bon enfant.

Un nouvel appel à la mobilisation est lancé pour la journée de jeudi. On devrait s’attendre à une participation plus importante.

 

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Eau et assainissement : Un enjeu pour les années à venir

 

Pour la première fois notre assemblée  municipale de Paimpol est amenée à examiner deux rapports annuels concernant la distribution d’eau potable et l’assainissement. Le sujet est particulièrement d’actualité compte tenu des pollutions que subit  à nouveau la baie.

Il est très difficile de porter une appréciation complète au vu des seuls documents que nous avons. En effet  nous recevons beaucoup de chiffres,  qui font référence à différents contrats ou budgets dont  nous n’avons pas les grands éléments.

Pour la plupart des conseillers de base dont je fais partie ces dossiers sont pratiquement inaccessibles. Le citoyen de base, lui, subi la facture et dispose d’encore moins d’éléments d’appréciation.

Le discours à la mode veut que l’on fasse de la politique « autrement ». Nous avons là une bonne occasion de nous y mettre en apportant une information claire sur la gestion, sur les enjeux et sur les choix.

J’ai pour ma part passé un certain temps à interroger les uns et les autres pour essayer de comprendre et je vous livre mes modestes réflexions

 

L’eau potable

Dans ce qui est dit aujourd’hui ou en d’autres lieux il faut d’abord retenir des points positifs.

-          la consommation des ménages depuis 5 ans est stable ou en légère baisse

-          la qualité de l’eau a connu une amélioration très sensible grâce à un travail dans la durée. Nous pouvons disposer aujourd’hui sur notre table d’un litre d’eau du robinet de qualité pour  4 ou 5 centimes le litre. C’est un luxe fondamental même si des efforts restent à faire sur les pesticides (agricoles ou privés)

-          notre facture d’eau contribue aux améliorations avec les constructions de réservoirs et des extensions du réseau

Il reste par contre des « marges de progrès « importantes.

-          La performance du réseau s’est beaucoup dégradée en 5 ans passant de 82% en 2002 à 75% l’an dernier. Concrètement cela veut dire que pour 1.3 millions de m3 d’eau produits seulement 1million m3 sont consommés, que 300 000 m3 sont perdus ou non facturés et qu’il faut en importer. Les économies individuelles pèsent peu en regard de ces pertes collectives. Des pertes ou des consommations non comptabilisées sont inévitables mais il faut examiner de plus près la dégradation de cette performance alors que beaucoup de gestionnaires réussissent à l’améliorer

-          On peut noter également que la société concessionnaire n’a réduit aucun branchement au plomb au cours de 2007. Il s’agit d’un travail complexe mais cette absence d’intervention n’est pas bon signe

-          Le coût du m3 facturé est très élevé. Il est annoncé à 2.34€/m3 pour une consommation moyenne de 120m3. Ce mode de calcul national masque la réalité puisque la consommation moyenne réelle par abonné est de 78 m3 qui entraîne une facturation de 3.10€ par m3 . En y ajoutant la redevance d’assainissement nous dépassons les 5€/m3 et le ratio s’accentue pour les ménages d’une personne

 

Le service de l’eau coûte cher. Il faut pratiquer la vérité des prix et se garder d’analyses trop hâtives du seul document qui nous est remis. Il devrait être mis en perspective dans l’action globale du syndicat des eaux.  Il ressort toutefois des points qui précèdent de réelles interrogations sur la gestion du réseau et sur son coût.

Le contrat de concession vient à échéance en mai 2010. Compte tenu des délais de procédure des décisions sont à prendre dès mars ou avril prochain. Les enjeux financiers sont très importants puisque le montant du contrat d’aujourd’hui est de 2.2 millions d’euros par an  et sa durée est de 12 ans

Trois solutions sont possibles : une concession comme actuellement, avec le même fermier ou un concurrent, la gestion  administrative directe par le syndicat ou la collectivité ou enfin la gestion directe complète. Il est indispensable que le choix soit fait sans a priori idéologique sur la base d’une étude comparative également approfondie de chacune des solutions et mettant en évidence tous les impacts et tous les moyens pour la collectivité de contrôler le processus. Il reste très peu de temps….

Nous demandons

- que la position des élus de  la commune de Paimpol au syndicat des eaux fasse l’objet d’un débat conseil municipal, préalable aux décisions qui seront prises concernant le renouvellement du contrat d’affermage

- que le rapport annuel sur le coût de l’eau soit un rapport global qui permette de mesurer les enjeux réels

-que la performance du réseau fasse l’objet d’une évaluation précise

 

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L’assainissement

Il faut d’abord souligner l’intérêt de l’audit qui a été réalisé et qui permet de mettre de mesurer le degré de respect du contrat par le délégataire.

En termes de gestion financière des améliorations sont effectivement à apporter à la comptabilité analytique mais pour ma part j’ai surtout noté

-          une très faible performance du réseau avec l’arrivée de 40% d’eaux parasites qui entraîne des dépenses d’électricité

-          les retards du délégataire dans le contrôle indispensable de ce  réseau

-          l’importance de la sous-traitance qui place le délégataire plus en donneur d’ordre qu’en acteur direct

-          l’importance des  apports de boues issues du SPANC qui ont conduit à la saturation de la station, cause très probable des  pollutions de la baie que l’on  connaît.

 

 

Nous avons à Paimpol un problème d’infrastructures. Les tuyaux sont sous terre et se voient moins que les routes mais les conséquences de leurs dysfonctionnements peuvent être plus graves.

La gestion du cycle de l’eau sur notre territoire est aujourd’hui totalement éclatée. Le syndicat du Goelo  avec Veolia gère l’adduction d’eau potable, la communauté de commune gère l’assainissement non collectif dont les boues sont traitées par les communes qui ont des stations d’épuration gérées par Veolia.

Nous sommes un certain nombre à penser que cette situation n’est pas saine et que toutes ces questions doivent être gérées au niveau de la communauté de commune par un service public de l’eau et de l’assainissement, solide et efficace, qui maîtrise l’ensemble du cycle de l’eau que la gestion  s’effectue en directe ou par contrats. Cette question mérite au moins d’être sérieusement étudiée et débattue.

  

Intervention de Loic Huchet du Guermeur lors du CM du 01 décembre 2008.

 

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