Le Poisson d’Avril de MD FURET
Le tribunal d’instance de Lannion a été supprimé par le décret du 15 février 2008 modifiant le siège et le ressort des tribunaux d’instance, des juridictions de proximité et des tribunaux de grande instance. En revanche le greffe détaché de Paimpol a été maintenu, au moins provisoirement. C’est toute la différence entre l’agitation politique et l’action politique au sens noble du terme. Les socialistes ont manié un verbe tonitruant mais la fanfaronnade a atteint rapidement ses limites. Quand Mme Erhel et M ; Gouriou créent spécialement une association destinée a déposer un mémoire en annulation du décret du 15 février devant le conseil d’état, alors même que le projet de décret a été rédigé par les meilleurs spécialistes du droit au ministère de la Justice et que ce projet a été soigneusement examiné par le conseil d’état préalablement à sa parution au Journal Officiel, on peut s’interroger sur l’ aplomb des intéressés et les motifs réels qui fondent leur démarche qui n’a aucune chance d’aboutir. On verra d’ailleurs avant le 15 avril, date limite du délai de recours contentieux, quels sont les arguments juridiques qui seront soutenus par mme Erhel et M. Gouriou pour demander l’annulation dudit décret. Tout cela n’est vraiment pas sérieux et montre, une nouvelle fois, une certaine forme de mépris pour les hommes et les femmes du trégor.En réalité, la question de la réforme de la carte judiciaire est une question essentiellement politique ? Il s’agit d’abord de savoir si l’Etat a le droit de modifier ou non une carte administrative qui date de plus de 50 ans. La réponse est assurément oui. Ensuite, il s’agit de savoir si le tribunal est un service public de proximité dans lequel on se rend si ce n’est chaque jour, du moins chaque semaine. La réponse est négative. Enfin, il s’agit de savoir si les avocats sont lésés. En réalité la qualité d’un cabinet d’avocats ne dépend pas de la proximité du tribunal mais de la proximité de ses clients qui eux sont toujours à la recherche de bons conseils juridiques. En revanche, la présence d’un greffe peut se justifier dans la mesure où la structure est beaucoup plus légère et que le greffe propose de fait un service équivalent à une maison de justice ou de droit.
J’ajoute que défendre le maintient d’un service public dans une commune exige doigté et habileté. Il faut éviter les médias pour faire jouer les réseaux, et ne pas politiser une décision, sous peine d’arriver au résultat contraire de celui qui était espéré. C’est de cette manière que le greffe de Paimpol a été, momentanément sauvé.
La discrétion est de rigueur mais il n’empêche que l’on aurait souhaité que le maire sortant et le nouveau maire de Paimpol s’investissent davantage sur cette question et remercient ceux qui ont contribué à ce résultat.
MD FURET , UMP Paimpol
Classé dans :perspectives , furet, greffe, service public, tribunal, ump
MDF charrie (déblog ?) comme souvent.
Dans le même numéro de la Presse d’Armor (qui en fait sa une), un article (page 4) nous explique que le greffe de Paimpol est condamné et que s’il ne figure pas dans la liste parue au décret, sa disparition est implicitement programmée pour le 1er janvier 2010. C’est à dire dans 1 an et demi. Autant dire demain.
Et MDF tente de nous faire croire que ce serait une discrète intervention de sa part qui aurait conduit à ce “sursis”. On pourrait dire “quelle bonne blague” s’il ne s’agissait pas d’un emploi en moins (un de plus…) à Paimpol et d’un service rendu aux paimpolais qui disparaît.
Si elle est aussi influente qu’elle tente maladroitement de nous le faire croire, quand va-t-elle pouvoir nous annoncer l’ouverture d’une Maison de la Justice et du Droit à Paimpol ?
En prime, elle nous explique benoîtement que la suppression des tribunaux de Lannion et Guingamp est justifiée. Un désert judiciaire entre Saint Brieuc et Brest, MDF est pour et le dit. Curieuse conception de l’aménagement du territoire et du service public.
Et la baignoire, dans l’entrée, sous l’escalier est-elle toujours là ? [pour la petite histoire : elle avait beaucoup amusé un de mes professeurs de droit, juge au tribunal d'instance]
Il y a donc au moins deux conceptions du rôle de député.
Rôle complexe et délicat.
L’une, qui privilégie que le parlementaire est porte parole des citoyens qui l’ont élu à l’Assemblée.
L’autre, qui privilégie que le parlementaire est le représentant de l’assemblée, localement, et qu’il explique et justifie en bon pédagogue, combien il est pertinent pour sa circonscription de mettre en oeuvre tel ou tel décret ou texte de loi.
Sans exclusive.
De ce point de vue, le systématisme de MD Furet , qui se situe en permanence dans la défense des décisions gouvernenementales, l’éloigne sans qu’elle n’en est jamais été proche, d’une population qui attend bien plus de son élu.
Heureusement, elle ne l’est pas, député.
Heureusement, Corinne Erhel, agit avec discrétion, mais dans l’intérêt collectif.
MD Furet, nous habitue à ce rôle ingrat mais qu’elle endosse volontiers. Dans la même presse d’Armor, au mois d’Aout, elle nous promettait pour la rentrée 2007, la généralisation du RSA… dont tout le monde s’accorde à dire, F Fillon le premier, que cela ne s’envisagera que pour 2009, au mieux, et sur des bases de financements non arrêtées ce jour.
Reste au delà de ces considérations nationales, que le démembrement local des services publics sur Paimpol, sont inquiétants. Une classe à Plounez, le greffe,… affaires à suivre.
Affligeant !
L’exposé de Mme Furet est affligeant, dans sa forme et sur le fond.
Elle offre au regard des paimpolais un tel tableau de ce que défend l’UMP et de ses inconséquences sur la vie de chacun, qu’il me vient l’envie de lui ouvrir une tribune permanente…
Un mot de Madame et c’est un rire énorme qui traverse Paimpol.
Mais attention, Madame est “importante”, elle a des “relations”, c’est forcément vrai puisque c’est elle qui le dit…
Allez Madame , parlez, parlez…
Oui effectivement on a pas tellement l’occasion de rire ces derniers temps, il n’empêche que quand on lit un tel papier on rit même si c’est jaune.