Demain, Paimpol à Vivre…

Des idées, des débats, des échanges, des fondations pour un projet

Polémique sur l’implantation des structures à terre du projet Hydroliennes

Journal Ouest-France du 12/06/2009
Edition : Lannion-Paimpol – Rubriques : Tréguier


« Le projet des hydroliennes, une démarche de territoire »

De gauche à droite : Jean Le Merdy, Michel Sohier, Roger Kérambrun et Louis Augès dénoncent la création du comité de soutien au projet EDF pour les hydroliennes, alors que la CC3R et Tréguier, cité portuaire, ont été écartées.

Un vent de protestation a soufflé, mercredi, dans le bureau de Michel Sohier, maire, rejoint par Roger Kérambrun, président de la communauté de communes des Trois-Rivières (CC3R). Une réaction commune en découvrant la création d’un comité de soutien pour le projet expérimental d’implantation à terre, de structures de maintenance pour les hydroliennes, prévues au nord de Bréhat (O.-F. du 10 juin).

« On est furieux »

« J’ai reçu un coup de fil d’Alain Gouronnec (président de la communauté de communes de la Presqu’île de Lézardrieux et du Schéma de cohérence territoriale (Scot) du Goëlo-Trégor), cinq minutes avant la réunion à laquelle je n’étais pas convié », dénonce Roger Kérambrun. « Oui, on soutient le projet. Mais on souhaite être associés à un projet de territoire. Pas uniquement à Lézardrieux. »

Louis Augès résume l’avis général avec humour : « On est mené en bateau. » Jean Le Merdy déclenche des éclats de rire en lisant le rapport d’EDF, reçu le 5 juin. « Le conseil général a conclu que le port le plus adapté est le Légué » Il ajoute : « Sur la vase du Légué ! »

Michel Sohier sort de ses gonds. « J’ai rencontré Claudy Lebreton, jeudi 4. A aucun moment, il a fait état de cette information reçue vendredi 5. C’est énorme. » Le maire ajoute : « Dans un courrier du 27 mars, Michel Brémond, vice-président du conseil général, nous informait que trois ports étaient à l’étude : Tréguier, Paimpol et le Légué. Il n’a jamais été question de Lézardrieux. Le port le plus susceptible de répondre aux critères souhaités par EDF est, de beaucoup, Tréguier, notamment au niveau de l’accessibilité. On était confiant. On est furieux. »

Roger Kérambrun fait état d’une déclaration d’Alain Gouronnec, au comité syndical du Scot. « Les élus des trois communautés de communes (ndlr : intégrant la CC3R) ont évoqué le choix de Lézardrieux pour l’accueil de l’installation à terre de la maintenance des hydroliennes. Le Trieux étant, pour le conseil général, le mieux adapté » Le conseil général aurait donc changé de cap ?

Une affirmation que ne cautionne pas le président de la CC3R. « Je suis vice-président du pays Trégor-Goëlo, ayant en charge le littoral. A l’évidence, les hydroliennes ne concernent pas le littoral ! De plus, Tréguier a été oublié alors que les structures portuaires existent. A Coz Castel, le port est à créer, avec de lourds investissements. » Roger Kérambrun annonce, « Nous suspendons notre participation aux réunions du Scot. »

 

à lire aussi la Presse d’Armor de cette semaine

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Danielle Brezellec dans Ouest-France

Danielle Brézellec, madame le maire, a pris la pose pour EDF

 

 

Alors que l’on reprochait à la municipalité de ne pas assez communiquer sur le projet d’hydroliennes, Danielle Brézellec se retrouve à l’affiche dans la presse nationale pour défendre sa commune.Hydroliennes

« Avec le projet d’hydroliennes qui vont être implantées sur la commune j’ai eu beaucoup de contacts ces derniers temps avec EDF, explique Danielle Brézellec. Ils m’ont demandé si je voulais faire une pub pour eux ! Et avec les reproches que j’ai eus du fait que les hydroliennes c’était Paimpol ou Bréhat et jamais Ploubazlanec, j’ai sauté sur l’occasion. »

Authentique

EDF souhaitait avoir quelqu’un d’authentique, simple et naturel pour leur campagne, « alors ils ont pensé à moi », s’amuse le maire. « Ils me connaissent bien alors ! Je n’aime pas me mettre en avant, tous mes proches le savent. Les gens d’EDF avaient préparé leur plan, ils m’ont présenté le projet en toute simplicité et je me suis retrouvée à Paris, avec les séances de maquillage, les photographes. C’était une aventure extraordinaire. »

Pour Ploubazlanec

Cette formidable aventure elle la décrit comme un don à la commune. « Je ne tire aucun bénéfice de tout ça, et tout le monde doit comprendre que j’ai fait cela pour ma commune. Je reçois des mails, des coups de téléphone de toute la France. Beaucoup de propriétaires de résidences secondaires, qui me remercient pour la publicité que je fais pour la commune. C’est très gratifiant. Jamais je n’aurai pensé arriver là un jour ». La publicité est déjà parue en pleine page dans Le Monde, Le Point, et sur une demi-page dans Ouest-France vendredi.

Journal Ouest-France du 16/05/2009

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Thalassa n’en finit pas de faire des vagues

 

Thalassa en Côtes-d’Armor. Ecume et amertume

 

« Un parti-pris polémique… Pas de souci d’équilibre… », Yvon Bonnot, maire de Perros-Guirec et ancien président du Comité régional du tourisme, se montre très critique vis-à-vis de la forme de l’émission de Georges Pernoud.

« Caricatural »

« Monter un scénario avec un homme équipé d’un masque à gaz – mais pas son chien qui patauge dans les algues vertes alors que l’on vient de parler des risques encourus – .c’est un peu léger. S’agissant d’une chaîne publique, il faudra peut-être que quelqu’un saisisse le gouvernement à ce sujet », estime Yvon Bonnot. François Bouriot, maire de Trélévern, qui estime que sa commune touristique littorale a été «sinistrée par France 3 », dénonce, lui aussi, « le côté caricatural, exclusivement négatif… » de l’émission.

Sur le fond, s’il admet qu’il y a eu un dépôt de pétrole (du Torrey Canyon) non loin du camping, « ce que personne n’a jamais nié », François Bourriot explique que cette fosse servait de tampon, pour stocker ce qui était ramassé sur la plage: «Selon tous les témoins que j’ai interrogés, elle a été entièrement vidée et le pétrole évacué vers son lieu de traitement à Brest ».

«  À l’honneur du service public»

« Certes, la somme des pollutions dénoncées était impressionnante et a choqué un certain nombre de téléspectateurs costarmoricains. Il est vrai que la vision négative des coulisses de notre littoral n’était pas rééquilibrée par des aspects plus positifs, indéniables au demeurant », déclare Thierry Dereux, président de la Fédération Nature Environnement des Côtes-d’Armor.

Mais il estime aussi qu’il est grandement temps de ne plus se cacher la tête dans le sable et qu’il est «tout à fait à l’honneur d’une émission de service public d’accélérer la prise de conscience afin que des mesures efficaces soient enfin prises ».

Tout en comprenant qu’il est bien compréhensible que – cette émission provoque la colère de ceux qui vivent du tourisme, André Pochon, président de Vivarmor Nature, considère, lui- aussi que rien n’est pire que la politique de l’autruche et que ce genre d’émission, « en nous réveillant », est bénéfique: « Les algues sont là chaque année, plus nombreuses… et leur décomposition tue… Par ailleurs,

Bruxelles menace de fermer l’activité conchylicole, la pêche et la baignade en baie de Saint-Brieuc pour pollution bactériologique. L’économie maritime et touristique de notre région s’effondrerait ».

Jolies cartes postales ?

Quant à la Fédération des associations de protection de l’environnement et du littoral 22, elle se demande pourquoi une émission de télévision n’aurait pour objectif que de plaire au plus grand nombre: « Faut-il décerveler le spectateur en lui montrant de jolies cartes postales ?… Ce qui a été montré est l’œuvre de l’homme. Thalassa n’a rien inventé, n’a pas manipulé les images…».

Tout le débat est là.

Hervé Queillé ; Le Télégramme, 21 avril 2009.

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Thalassa. Le maire demande que l’émission « revienne vite »

A la veille de la saison touristique, l’émission Thalassa, diffusée vendredi sur France 3, a suscité les réactions d’acteurs locaux, connus ou anonymes. L’émission devait mettre en avant le sentier des douaniers de Perros-Guirec à Dinard. En fait, le choix éditorial de mettre l’accent sur les problèmes environnementaux de la côte a fortement déplu à Jean-Yves de Chaisemartin, le maire de Paimpol, comme à des nombreux internautes qui ont réagi sur le forum de Thalassa. L’émission, en direct du port, s’était pourtant déroulée sans réaction notable du public. En début de semaine, l’élu local a envoyé un courrier à Georges Pernoud, présentateur de l’émission. « Je lui ai demandé à ce qu’il revienne vite pour corriger le message et les erreurs », détaille-t-il. « L’émission a soulevé de véritables questions, commente le maire de Paimpol. Mais une décharge au milieu du plus beau paysage du monde se voit mieux qu’au milieu d’une autre décharge. Et il faut dire qu’il y a le plus beau paysage du monde autour, ils ne l’ont pas fait. ». L’élu fait ici référence à la décharge de Bréhat, dont il a été question dans l’émission. Pour Jean-Yves de Chaisemartin, « Les gens ont été vexés, ,ils se sont sentis trompés ». Très remonté, Yannick Hémeury, président du comité des pêches marines et des élevages marins de Paimpol-Lannion, a expédié mardi un courrier à Georges Per- noud. Lui aussi regrette que Thalassa se soit (( focalisée sur quelques points sensibles, (…) qui ne sont qu’une partie infime » du GR 34. Il craint que l’émission à une heure de grande écoute n’ait découragé de futurs vacanciers.

Le télégramme du 15 avril 2009

Vous pouvez consulter le Forum de Thalassa à cette adresse : http://forums.france3.fr/france3/thalassa/paimpol-sujet_576_1.htm 

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Un an après, le regard de l’opposition

Un an après, le regard de l’opposition 

 

Le gymnase de Goas-Plat en panne, les projets d’opération immobilière à l’école du Centre,la valse des adjoints, la dette : l’opposition jette un oeil critique sur un an de mandat. 
Insécurité 

« La municipalité ne s’est pas embarquée dans une politique sécuritaire, constate Loïc Huchet. Mais nous regrettons qu’elle n’ait pas mis en place une véritable prévention. Il faudrait une coordination des services sociaux, un suivi des jeunes en déshérence. On ne sent pas une politique véritablement tonique. » Marie-Line Depail ajoute : « Aucune politique à long terme de lutte contre l’alcoolisme n’a été mise en place. »

Tarifs municipaux

« En commission des finances, explique Camille Grot, nous avons été ébahis : le document de travail proposait, pour les tarifs des services publics, des augmentations entre 2,5 % et… 50 % ! Une concertation préalable aurait pu permettre d’obtenir une décision en une réunion, au lieu des trois qui ont été nécessaires. »

Perplexes

« Nous observons d’autres dysfonctionnements, ajoute Loïc Huchet. La mise en place des pôles nous semble très étrange. Certes, il faut structurer. Mais il y a des incohérences, comme la culture d’un côté, l’animation ailleurs. Le sport et les travaux pour un même adjoint, ça fait beaucoup. Beaucoup de temps est passé à parler, pour peu d’efficacité. »

Adjoints

« Dans les transferts de responsabilité d’un adjoint à un autre, remarque Marie-Christine Rouxel, on sent beaucoup de flottement. » « Après trois ou six mois de fonctionnement, c’est normal de flotter un peu, ajoute Pierre Morvan. Mais, au bout d’un an, ça flotte toujours. Ça nous étonne. »

Finances

« On savait depuis longtemps que les finances seraient difficiles, analyse Loïc Huchet. En campagne, nous avions fait attention à ne pas prendre d’engagements démagogiques. L’équipe actuelle se trouve confrontée à des engagements qu’elle ne pourra pas tenir. Nous nous sommes opposés à la surtaxe de 6 % sur les factures EDF, qui est injuste parce qu’elle touche tous les ménages. » « Le maire communique sur le fait qu’il veut maîtriser la dette, ajoute Camille Grot. Mais elle sera passée de 10 millions avant les élections à 12,5 millions à la fin de cette année. Avec 14 ans de durée d’amortissement, ce qui est énorme. »

Goas-Plat

« Le maire a emprunté et suremprunté, explique Camille Grot. Et maintenant il est obligé de résilier des marchés, ce qui coûte chaque fois 5 % de pénalités. Et qui met en difficultés des entreprises locales. Une partie des travaux du gymnase de Goas-Plat, l’extension des services techniques, les sanitaires du camping de Cruckin : tout cela est résilié. »

Navigation à vue

« Nous observons un défaut d’anticipation, constate Marie-Christine Rouxel. C’est quand on a commencé à démolir les vestiaires de Goas-Plat qu’on se rend compte qu’on ne peut pas payer les travaux. Et il faut que les élèves réintègrent un gymnase qui fuit par le toit. »

Immobilier

« On sait que des promoteurs sont intéressés par l’école du Centre, affirme Loïc Huchet. On n’a pas de vision claire de la stratégie immobilière de la ville. Les décisions semblent intuitives. » « Il n’y a aucune urgence à regrouper les écoles maternelles, ajoute Marie-Christine Rouxel. Est-ce parce qu’il y a un projet immobilier derrière ? Le maire affirme que les locaux de l’école du Centre garderont une vocation pédagogique… »

 

ET la réponse :

« Il faut revenir à des relations constructives » 
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Le maire, Jean-Yves de Chaisemartin réagit aux propos de l’opposition municipale (notre édition du lundi 23 mars). 
Insécurité. « Le centre social, les services compétents, les jeunes, la gendarmerie sont associés au débat pour construire une politique de lutte contre l’alcoolisme à long terme. Ce n’est pas en claquant des doigts qu’on va arriver à bout d’un dossier aussi difficile que celui-là. » 

Le maire souligne que les réunions se succèdent comme celle du week-end dernier avec des jeunes et une autre prévue, ce vendredi avec les riverains.

Finances. « Nous sommes dans une situation de redressement des finances de la ville, rappelle le maire. On prend le temps qu’il faut et on sait très bien où on va. » L’élu défend ainsi une gestion « prudente et efficace d’un budget de crise ».

Écoles. « Il n’y a pas de projet immobilier actuel à Courcy et aux Huit-Patriotes (transfert du primaire à Le-Braz à la rentrée 2009 et de la maternelle à Kernoa en 2010, ndlr) » assure-t-il à l’opposition. Ce qui n’empêchera pas de « valoriser le site », dans le cadre d’un projet touristique par exemple. « Au mieux, il est contradictoire ou au pire, irresponsable de dire qu’il faut conserver les bâtiments en l’état et s’inquiéter des finances de la ville. »

Dialogue. Le maire lui lance un appel à l’opposition : « Il faut revenir à des relations de travail constructives pour les Paimpolais ».

Textes / Ouest France

Credit Photos : Ouest France sauf Photo N°2 de campagne Européenne 2009.

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Elémentaire pourtant non ?

Lors de la dernière réunion du  conseil municipal, un schéma de principe a été proposé pour la réorganisation des écoles primaires publiques de Paimpol.. Les cinq élus de l’opposition tiennent à faire savoir qu’ils ont voté contre ce projet.

Une réorganisation est sans doute nécessaire. Les écoles publiques ont en effet perdu un tiers de leurs effectifs en 5 ans. L’absence de politique d’habitat a obligé les jeunes ménages à se loger hors de Paimpol et l’application stricte de la carte scolaire les a contraints à scolariser leurs enfants soit dans leur commune de résidence soit dans les établissements privés.

La baisse des effectifs risque de se poursuivre en maternelle puisque  la norme d’accueil est aujourd’hui portée à  32 élèves par classe en ne comptant pas les enfants de moins de 3 ans. Il est évident que les enseignants ne pourront aller au-delà en prenant des enfants en surnombre

Pour l’élémentaire,  il faut probablement envisager  un regroupement des 7 classes réparties sur les 2 écoles de  Le Bras et  A.de Courcy  sur un site commun, celui de Le Bras .Ce projet a fait l’objet de discussions et ne semble pas poser de problème dès lors que des conditions satisfaisantes de transfert auront été trouvées.

Par contre le regroupement des maternelles sur Kernoa  en  2010 puis un transfert sur Le Bras en 2O15 a été retenu sans véritable concertation 

Les locaux de Kernoa sont très adaptés pour une école maternelle, ils ont été conçus pour cela. Ceux de de l’école du centre, dans un quartier plus dense, le sont également. Il n’est pas contestable que, plus qu’aucun autre peut-être, le quartier de Kernoa a besoin d’un équipement de proximité. Mais en tout état de cause, le Maire ne propose le maintien d’une école à Kernoa que de manière transitoire et provisoire. Il ne s’agit que de reculer pour mieux sauter.

 

De plus, à court terme, même si Kernoa est proche du centre, le projet de la mairie impliquerait de renforcer les navettes entre les deux sites.  Il est quand même plus simple de déplacer une classe que trois. Pour les familles qui ont des enfants dans les cycles  élémentaire et maternelle, l’éloignement des écoles ne va pas simplifier les trajets quotidiens.

Pour le long terme, un groupe scolaire bien identifié rue Gabriel le Bras pourrait présenter un intérêt, peut-être, mais à quel prix ? Il faudrait construire des locaux supplémentaires alors que nous avons déjà 2 écoles maternelles en bon état, que l’école de la rue des Huit Patriotes est à 300m de Le Bras, et que des aménagements de l’espace public permettraient très aisément de sécuriser les déplacements.

Vu l’état des finances communales il faut y regarder à deux fois.

Les besoins en locaux évoluent, une saine gestion des bâtiments publics est effectivement nécessaire mais vouloir installer dans les bâtiments spacieux de  l’école de Kernoa un jardin d’éveil pour les enfants de moins de 3 ans qui aura nécessairement des petits effectifs, c’est  témoigner d’une absence de vision d’ensemble sérieuse. C’est aussi faire porter par les paimpolais des mesures gouvernementales très contestables.

Nous avons aujourd’hui des bâtiments scolaires sous utilisés et nous avons besoin de regrouper les activités culturelles dans un pôle dynamique, nous pensons que la mixité est bénéfique  pour les enfants et qu’il faut à Kernoa un équipement important : école ou pôle culturel ouvert sur le quartier ? le débat doit être engagé et la réflexion sérieusement menée, avec un bilan précis de l’ensemble des besoins et en réelle concertation avec toutes les parties concernées

Nous avons voté contre un projet qui n’était pas solidement argumenté car il n’y a pas d’urgence à modifier la situation actuelle. Par contre les jeunes paimpolais doivent bénéficier d’une solution intelligente.

 

                                        L’opposition municipale de Paimpol

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29 Janvier 2009

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On le savait, du moins on s’en doutait. Et puis aujourd”hui, ce fut confirmé.

Des miliers de personnes, dans les rues de Saint Brieuc, de Lannion.  Syndicats, collectifs, Partis politique : nombreux sont ceux qui ont répondu présents. Pour celles et ceux qui les fréquentent ou les soutiennent, ils savent bien que ce n’était pas le rendez-vous d’un jour. 

La crise ! Voilà bien de quoi disserter des heures. D’ailleurs les clivages d’aujourd”hui ne portent pas tant sur les symptomes du malade, que sur l’origine de sa santé vacillante, et les remèdes pour le guérir et non pour le soigner. De ce point de vue, il n’y a aucun doute : il y a une droite, et une gauche. Comme il y a des impôts, même si on aime a les appeler “taxe” pour ne pas froisser celles et ceux qui aurait pu croire qu’il y avait une voie, un espace, au centre aux débats.

Des syndicats unis, des sections PS, PCF, UDB et Verts, des élus,  des collectif pour l’école, des lycéens : Paimpol fut bien représentée aujourd”hui.

Et toutes et tous, dans ces moments d’échanges et de dialogues durant cette matinées du 29 sont convaincus d’avoir servi leur cause et non pas de s’être  servi de la crise.

La suite ? Elle dépend plus maintenant des mesures concrètes du gourvernement que du show télévisé qui se prépare pour jeudi prochain.

E.Bothorel

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Les Voeux de Ploubaz, et des clins d’oeil.

 

Samedi matin, à la salle des fêtes, Danielle Brézellec, maire, et les élus présentaient leurs voeux à la population venue nombreuse. 

 

Bilan 2008. « 2008 a été une année de transition, de mise en place. Pas d’événements importants sinon le centenaire de notre église. » Le maire rappelle l’arrivée de nouveaux élus à la mairie et de nouveaux agents. Ainsi, Jacky Gouault est à la direction des services techniques depuis le mois de mars. « L’équipe administrative s’est féminisée avec l’arrivée de Claudine Guédé et à noter également des départs en retraite dans les écoles et l’arrivée de Marie-Christine Hervé et Isabelle Loguivy. »

 

Statistiques. La commune a perdu 21 habitants l’an dernier et on a compté 17 naissances et 33 décès et compte 3 439 habitants. 339 dossiers d’urbanisme ont été examinés et 71 permis de construire délivrés. La commune compte 93 demandeurs d’emplois soit 4 de moins qu’en 2007. Les effectifs scolaires sont stables ave 121 élèves scolarisés.

 

Projets 2009. Le maire a énuméré la liste des projets majeurs : travaux à la maison d’animation culturelle, aménagement du bourg, assainissement collectif, révision du Plan local d’urbanisme, voirie… Elle rappelle également « que la commune est concernée en premier chef par le projet EDF d’hydroliennes, puisque le permis de construire sera déposé en mairie de Ploubazlanec. Le local du poste de livraison électrique étant construit à Launay ». Et le regard du maire se tourne vers Jean-Yves de Chaisemartin, maire de Paimpol, qui lui répond d’un petit sourire.

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Le Maire, dans son registre… discours et petits fours.

Selon Ouest France
Voeux : la lucidité du maire et son Arlésienne

 

 

 

 

Salle comble hier soir pour les voeux de Jean-Yves de Chaisemartin à la population.

 

Il a parlé de finances, de projets, et… du troisième bassin.

La crise financière. Le maire ne s’en cache pas. Financièrement, 2 009 sera difficile. « Le déficit de l’État est estimé, pour 2009, à 80 milliards d’euros. Il ne faudra pas compter sur lui pour donner un coup de pouce aux collectivités locales. »

 

Paimpol peut dépenser combien ? Pour faire simple, la ville peut emprunter 700 000 €, et a une épargne de 300 000 €. « Ce qui nous fait un million d’euros de marge de manoeuvre par an, explique Jean-Yves de Chaisemartin. Alors que le montant des projets déjà engagés s’élève à 3,5 millions d’euros. » Alors ? « Et bien, on ne pourra pas aller plus loin dans les deux ou trois ans que ce qui est déjà prévu : caserne des pompiers, gymnase de Goas-Plat »

200 habitants = 100 000 €. Pour corser l’affaire, la ville va perdre, à cause de sa diminution de population, 100 000 € de dotation de l’État. « Notre première priorité sera de lutter contre cette tendance. J’espère vous dire dans cinq ans, après le prochain recensement, que nous avons gagné 50 ou 100 habitants. »

Coup de gueule n° 1, la Poste. Le maire exprime le « désaccord profond » de la municipalité concernant les récents travaux. Trois mois de fermeture et la Poste est toujours totalement inaccessible aux personnes handicapées. « C’est inacceptable d’envisager une rénovation de cette manière ! »

Coup de gueule n° 2, l’hôpital. Parmi les priorités de l’équipe municipale, le soutien aux services publics. « Mais avec l’installation de la carte sanitaire, l’hôpital se trouve dans une situation inextricable, avec un déficit de plus d’un million d’euros. C’est une véritable prise d’otage. »

Les associations. Aucune ne souffrira, assure le maire, de la nouvelle méthode de comptabiliser le coût réel d’occupation des salles, du chauffage et de l’intervention des services municipaux.

Les bourgs. Des conseils de quartier seront mis en place, avec des représentants tirés au sort sur une liste de volontaires.

L’Arlésienne paimpolaise. C’est ainsi que le maire appelle le projet de troisième bassin. Mais il compte également entreprendre une réflexion sur l’aménagement du front de port et la suppression du rond-point devant le Quai Neuf.

La culture. Elle n’a pas pour vocation d’être rentable. « Mais c’est un investissement indispensable. Un euro dans la culture, c’est dix euros dans le tissu économique local. »

L’an prochain ou cette année ? Allez, un petit clin d’oeil : par deux fois, vers la fin de son discours, Jean-Yves de Chaisemartin a parlé de « l’an prochain » en évoquant 2 009. Il faudra bien qu’il s’y fasse : elle a réellement commencé, cette année neuve.

 Anne KIESEL.

Vœux du maire. Graves mais pas désespérés (Télégramme)

Jean-Yves de Chaisemartin ne veut pas que sa petite ville connaisse la crise. « Petite » car elle a perdu 200 habitants et qu’il va falloir inverser la tendance.

Paimpol a une capacité d’emprunt de 700.000 € et une marge de manœuvre d’un million d’euros par an. Avec un montant de 3,5 M€ de projets déjà engagés, l’équipe municipale actuelle n’a pas beaucoup de capacité à engager de gros travaux pour les trois ans à venir.

 

Problème démographique :

De plus, hier soir, le maire a annoncé une mauvaise nouvelle. En perdant 200 habitants, entre 1999 et 2006, la ville va perdre 100.000 € de dotation de l’État en 2009. Dans un contexte déjà difficile, comment veut-il inverser la tendance pour attirer une population de jeunes ménages avec enfants, alors que le foncier est particulièrement cher dans sa ville. « L’État, vu sa situation, va avoir beaucoup de mal à nous aider mais on fait peser notre train de vie sur l’avenir de nos enfants et petits-enfants depuis trop longtemps.

Pour autant, faut-il subir la crise ? Je ne le crois pas. Même si nous n’avons pas de leviers financiers, nous allons poursuivre les travaux engagés et tout tenter pour inverser notre courbe démographique ». Et le maire de s’expliquer : « Nous allons continuer notre bataille pour faire venir des entreprises, créer du logement social et des lotissements accessibles. Nous voulons continuer d’animer la ville toute l’année et pas seulement l’été, la promouvoir à l’extérieur pour donner envie aux gens d’y venir. Nous avons beaucoup d’atouts et nous allons devoir travailler sur le long terme, avec des perspectives ».

Une « aberration » à La Poste

« Il faut travailler sur une vingtaine d’années en étalant tous nos projets dans le temps, renforcer nos services publics et là, je voudrais m’insurger contre une aberration. La Poste, qui vient d’être rénovée, n’est toujours pas accessible aux personnes âgées et aux personnes handicapées à cause des marches ». Et si la ville ne peut pas tout faire, elle espère compter sur le territoire avec les projets communautaires ». Outre les projets déjà dévoilés, (voir notre édition de mardi), la municipalité va créer des comités de quartier à Plounez et à Kérity en incluant les habitants et va mettre en place un conseil communal des jeunes à la rentrée de septembre. Une autre nouveauté pour 2009, parmi les grands rendez-vous touristiques, la Classic channel cruise Regata, qui ne pourra pas se dérouler à Saint-Malo et prendra donc ses quartiers dans la cité des Islandais.

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L’insee, l’autre pas (la suite que l’on attendait pas)

La ministre de l’Economie Christine Lagarde a jugé vendredi “exagérément pessimistes” les prévisions de l’Insee annonçant une croissance de 0,2% au deuxième trimestre en France et un total annuel de 1,6%.  20 Juin 2008

 La ministre de l’Economie Christine Lagarde a indiqué mardi que la croissance en 2008 devrait être “plus près de 1,7% que de 2%”. 15 Juillet 2008

“Je ne fais pas preuve d’un optimisme béat, ni d’une grande naïveté; nous serons amenés à réviser à la baisse nos prévisions de croissance pour 2008 comme probablement pour l’année 2009″, a dit Christine Lagarde

Il faut utiliser les mots qui conviennent, a-t-il expliqué. Quand il y a de la croissance, on ne parle pas de récession”.   “Ma conviction”, a-t-il poursuivi, “est que l’année 2008 sera une année positive en termes de croissance, un peu plus de 1%, et que 2009 sera également une année positive.” François Fillon  29 Aout 2008

 Avec un mauvais deuxième trimestre, un troisième trimestre dont je pense qu’il ne sera pas bon non plus, il est mathématiquement impossible que nous atteignions 1,7%“. Invitée dimanche du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, Christine Lagarde a confirmé les récentes déclarations de François Fillon : la croissance doit être revue à la baisse. “On sera sans doute autour de 1%“, a-t-elle noté. “On finira 2008 avec un troisième trimestre et un quatrième trimestre assez faibles (…) mais on finira 2009 mieux qu’on la commencera“, a-t-elle assuré. 08 Septembre 2008

La ministre française de l’Economie, Christine Lagarde, a estimé ce sur la radio RMC que la croissance française serait «autour de 1%» en 2009, comme cette année. Interrogée sur le ralentissement de la croissance et le niveau qu’elle atteindrait en 2008 et 2009, Christine Lagarde a répondu: «autour de 1%».
En 2009, année pour laquelle le gouvernement tablait jusqu’à présent sur une croissance de 1,75 à 2,25%, la ministre a précisé que «la fin de l’année sera certainement meilleure que le début de l’année». 21 Septembre 2008

Malgré les prévisions pessimistes de l’Insee, qui envisage dans sa note de conjoncture de vendredi une contraction de 0,8% du PIB au quatrième trimestre 2008, suivie d’une baisse de 0,4% en janvier-mars 2009, Christine Lagarde maintient ses propres chiffres : pour 2009, le gouvernement table donc toujours sur une croissance de 0,2% à 0,5% du PIB. “L’Insee ne prend pas en compte la batterie de relance. La note de conjoncture de l’Insee a pris partiellement en compte l’effet de ces mesures et très peu pris en compte les plans présentés par les autres pays (européens) et ceux qui viennent“ en janvier, a estimé la ministre de l’Economie.  Le 19 Décembre 2008.

Ndlr, décémbre 2008 : on pourrait croire à une mauvaise blague, si, entre ces différentes déclarations, il ne s’était rien produit. Le diagnostic de la pathologie dont Christine Lagarde souffre est donc plus sévère que prévu : elle n’ a aucune capacité à prévoir, mais en plus, elle ne se souvient de rien. La crise ? Quelle crise ? Même pas mal. Tout va bien.

 

Paimpol, les quais, 18 Décembre 2008

Paimpol, les quais, 18 Décembre 2008

 

 

 

 

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